Artémon, Tunitaire romain mentionné plus haut
2. Ceci est plus qu'étrange. On aurait le droit d'en conclure que Paul de Samosate fut condamné sans avoir été entendu.
doxes tels que Athanase', Basile*, Hilaire do Poitiers'. Athanase croit pouvoir expliquer ce fait gênant en disant que, selon Paul, ou le Christ était homme, ou bien il fallait admettre qu'il était consubstantiel au Père (sabollianismc). ce qui entraînait cette conséquence que la substance divine commune au Père et au Fils était (pielque chose de supérieur à Tun et à l'autre, et que la divinité du Père était elle-même dérivée. Mais cela n'explique pas pourquoi le concile ne sanctionne pas cette expression, quitte a spécifier qu'elle n'avait pas les conséquences que lui protait l'évéque destitué. Il faut bien plutôt penser avec Hilaire de Poitiers que Paul, qui ne voulait voir dans le Logos ou le Fils qu'un attribut impersonnel de Dieu, le déclarait par cela même ôfjtooucTio; (( consubstantiel » au Père, et que le concile condamna cette expression pour maintenir, probablement dans le sens du semi-arianisme ultérieur, la personnalité distincte du Fils et sa descente personnelle d'en haut. Ce n'en est pas moins un singulier incident de l'histoire du dogme cliristo-. logique.
L'évéque excommunié refusa de se soumettre. Évidemment il ne reconnaissait ni l'autorité de ce concile rasserablô sur on ne sait quelle convocation, ni le droit qu'il s'arrogeait de le destituer et d'imposer un autre évoque à TÉglise d'Antioche. Il ferma tout simplement la porte de la maison épiscopale * <à l'intrus qu on voulait lui substituer', il aurait pu,