INTRODUCTION XXI
rendent plus ou moins méconnaissables. Je me suis contenta d'indiquer les points de rapprochement que je croyais voir, sans entrer dans une discussion qui aurait pu être longue. J'ai fait cette indication sans affirmer le moins du monde la filiation des idées, laissant chacun libre de porter tel jugement que sa conscience lui dictera. Cependant il y a un point sur lequel j'ai spécialement attiré Tattention, car là les rapprochements sont si nombreux et si typiques que raisonnablement on ne peut nier l'influence de TÉgypte sur les idées qui ont eu cours en Grèce; mais encore n'ai-je rien affirmé: je me suis contenté de poser tous les éléments du problème, de faire les opérations préliminaires, sans en donner la solution qui, pour moi, ne fait aucun doute.
Tels sont les principes qui ont guidé ma conduite scientifique en ce travail; je dois dire un mot de la manière d*agir purement matérielle que j*ai choisie.
Je me suis servi de tous les documents d'origine égyptienne que je connaissais, sans les citer autrement qu'en donnant le titre du document dans le texte même de mon ouvrage. J'ai agi de môme à l'égard des travaux des Égyptologues : j'ai bien rarement cité le nom des savants qui m'ont mis à même de composer ce travail. J'avais pour cela une double raison. D'abord, si j'avais voulu mettre dans ce volume ra/)/>ara^a5 scientifique, il m'aurait fallu ajouter la valeur de presque la moitié de mon texte au bas des pages, ce qui m'aurait pris un temps considérable et n'eût guère avancé le lecteur. D'ailleurs, je ne devais pas oublier que l'œuvre demandée, tout en restant une œuvre de haute portée intellectuelle, était avant tout une (ïmvre de vulga-