‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 184 sur 212 · IV Raw., pi · texte numérisé non relu

IV Raw., pi

360 LA RELIGION D'aSSURBANIPAL

tôede GO dieux, la déesse lui promet bonheur et longue vie.» Et c'est tout !

Ce qui n'était que V extraordinaire devient l^ ordinaire dans les annales d'Assurbanipal. Il ne se passe pas un événement, il ne se déclare pas une guerre que la déesse n'intervienne.

Et quelle intervention! j'allais dire quelle obsession! Rêves, discours, apparitions sont prodigués par Lstar'. Preuve en soit ce récit tiré des annales.

Menacé d'une invasion de Cimmériens, Gygès, roi de Lydie, ne savait à quel dieu se vouer, ni de quel côté le secours pourrait lui venir.

Une nuit, qu'épuisé de fatigues il venait de céder au sommeil, il entendit la voix du dieu Assur : « Va, » lui disait la voix, « baise les pieds d'Assurbanipal et lu seras vain- )) queur de tes ennemis. ))

Fort de l'appui d'Assurbanipal, Gygès eut raison des Cimmériens. La reconnaissance de la première heure le pousse à envoyer, à titre d'hommage, deux des chefs Cimmériens, menottes aux mains et fers aux pieds.

Dans les mois qui suivent, les cavaliers de Gygès continuent régulièrement de rendre leurs devoirs à Assurbanipal.

Puis un beau jour, le roi de Lydie se lie avec Psamitikou, roi d'Egypte^ qui avait secoué le joug du roi d'Assyrie.

A cette nouvelle, Assurbanipal crie vengeance et, sous forme de prière, demande à Assur et à Istar : « Que le cadavre » de Gygès soit jeté devant son ennemi, que ses ossements » soient dispersés ! »

Istar ne se fait faute d'exaucer une si vive prière. Une nouvelle irruption de Cimmériens arrive à point; le cadavre du roi de Lydie est jeté devant ces ennemis et ses ossements dispersés : « lig. 118 paan amilu nakrisu pagarsu innadima, issmiiGIRPADDAsu.»

Par amour pour Assurbanipal, la déesse Istar ne se montre

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