‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 185 sur 212 · III R., 32, lig. 45; - pi. 36, lig. 40; -pL 32, lig · texte numérisé non relu

III R., 32, lig. 45; - pi. 36, lig. 40; -pL 32, lig

LA RELIGION d'aSSURBANIPAL 361

pas moins impitoyable pour le malheureux Ab-si-i-ri, roi de Mannai. Ce dernier avait eu Taudace de se rire de la puissance du roi d'Assyrie'. Son éloignement, ses imprenables forteresses d'Izirtu, d'Istaatti, la ceinture de ses montagnes, ses lacs de Van étaient faits pour justifier tant d'audace.

Par malheur, la déesse Istar Tavait maudit, et elle venait d'adresser la parole à son roi bien-aimé, Assurbanipal: « Je te Tavais promis il y a longtemps ; mais enfin l'heure est venue où la menace de mort contre Ahsiiri doit se réaliser. »

Fortifié par cette parole et après quinze jours de marche, Assurbanipal s'empare d'Istaatti, refuge d'Ahsiiri. Les serviteurs de ce dernier, de concert avec les habitants, se mettent en révolte ouverte, le massacrent et jettent son cadavre à la voirie. « Ina amat Istar, asibat (mahazu) Arba- » ilu âa ultu riisi takbuu umma : anaku mitutu Ahsi-ri-i, sar )) (matu) Mannai kiisaakbuu ippuus. »

Nous voici il Theure la i)lus grave du règne d'Assurbanipal.

Par singulière fortune, plus encore que par habileté politique, les rois d'Assyrie jusqu'à ce jour n'avaient eu h combattre que contre un ennemi à la fois. Ainsi s'explique la série ininterrompue de leurs succès. Toute bataille livrée se tournait en victoire; Ninivc regorgeait de butin; esclaves, chameaux, chevaux se vendaient à vil prix après chaque campagne*.

Les rois d'Assyrie étaient des politiques consommés; ils connaissaient l'art de diviser pour régner. Cependant, il faut signaler aussi que la difficulté des relations entre les divers peuples, qui composaient l'Empire assyrien, était un facteur considérable pour le succès d'une telle politique.

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