‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 186 sur 212 · Col. II, lig. 134 ; col. III, lig. 1 et sqq · texte numérisé non relu

Col. II, lig. 134 ; col. III, lig. 1 et sqq

2. V Rawl., col. IX. 48, nous renseigne sur le prix dérisoire des chevaux et des chameaux, lig. 48: un chameau se vendait pour 1/2 sicio d'argent.

La preuve c'est que le jour où ridée vint â ces peuples divers de s'entendre contre Tennemi commun, l'Assyrie futà deux doigts de sa perte. Assez fort pour résister contre un seul, Assurbanipal fut pris d'épouvante à la pensée qu'il lui faudrait lutter contre tous ses peuples soulevés.

Le coup lui sembla d'autant plus rude qu'il lui était porté par la main de son propre frèrcS Samas-sum-ukin : a frère )) non fidèle, comme il ledit, « ahulakinu » qu'il avait établi » sur le trône de Babylone: à qui il avait prodigué tous les » biens » « fSa tabtu ipusuus*. » Et Dieu sait, à en croire les détails fournis par les annales, quelle extension nous devons donner à ces mots a tous les biens » !

Donc âamas-sum-ukin procéda avec un véritable macliiavélisme ; au moment môme où de Babylone partaient les messagers chargés de soulever l'Egypte, la Palestine, la Syrie, c'est-à-dire tous les peuples de l'Ouest, l'Elam et tous les peuples de l'Est, il envoyait à Ninive d'autres messagers protester devant Assurbanipal, son frère, de son entier dévouement.

Par bonheur, un préfet d'Uruk eut vent de la conspiration et prévint Assurbanipal.

Incapable de tenir tête à tant d'ennemis, le roi eut l'heureuse inspiration de recourir à sa protectrice, la déesse Istar. Il pria: « et Assur et Istar eurent pitié de ses cris désespérés, » ils entendirent les paroles qui s'échappaient de ses lèvres'. » Ina suppii Sa Assur u Istar usappuu unninniia iikuu » ismuu zikir saptia. »

Sa prière faite, il est vrai de direqu'Assurbanipal s'avança à marches forcées vers Babylone ; qu'il affama cette ville au point « que des pères et mères mangèrent leurs propres

1. On se souvient qu'il lui avait déjà pardonné une preniièi-c tentative de rébellion.

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