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LA RELIGION D'aSSURBANIPAL 363
» enfants^ que la population, irritée contre i^amas-§um- » ukin, jeta ce dernier sur un bûcher* ».
Il n'en reste pas moins établi qu'Assurbanipal ne fut tiré de ce grand péril que grâce à la prière qu'il adressa à sa déesse favorite, Istar.
Babylone ruinée, son frère brûlé « par la faveur d'Istar », restait a tirer vengeance des alliés de Samas-sum-ukin.
Le plus menaçant de ces alliés était le roi d'Élam, Teumman.
L'armée assyrienne, quoique victorieuse sous les murs de Babylone, était épuisée de fatigue et n'aspirait (lu'au repos.
Les soldats de Teumman, puissamment armés, a})ondamment pourvus de vivres, grâce aux trésors des dieux que èamas-sum-ukin leur avait livrés, ne rêvaient que combats. A la vue de ces troupes fraîches et pleines d'ardeur, le roi d'Élam pensa que l'heure était propice pour livrer bataille aux soldats épuisés d'Assurbanipal.
C'était bien raisonner; il pouvait même se permettre de provoquer, avec l'orgueil qu'il y mit, le roi Assurbanipal : « Je n'aurai de cesse que je ne l'aie rencontré et » que je ne me sois mesuré avec lui' » ; a ul umassir adi » allaku ittisu ipusumithusuti. »
Mais la faute impardonnable qu'il commit, ce fut d'insulter Istar, en disant d'Assurbanipal : « Cet homme, que la déesse » Istar a rendu fou; Sa Istar usaannuu milik timisu. »
Autre faute ! Ces paroles regrettables furent dites au mois d'Ab !
Peu favorable aux mouvements des troupes, ce mois était saint par-dessus tout pour les dévots d'Istar. C'était l'époque