‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 2 sur 212 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

vaux de ceux qui ont été ses dignes successeurs. TÉgyptologie est bien une science avec ses multiples parties, et l'on peut avoir confiance, une confiance absolue dans les résultats que chaque jour elle conquiert sur Tinconnu. Toutefois quelqu'un qui, sans préparation snllisantc, se trouverait tout à coup plongé dans cet océan do contradictions, sans aucune lumière qui lui indique de loin et de haut vers quel côté il doit tourner ses efforts pour arriver à gai^ner la terre ferme, serait à coui) sûr submergé. En effet, sauf deux ou trois papyrus qui contiennent des maximes de morale proprement dite, spéciale à certaines conditions dans la société égyptienne, il n'y a pas d'ouvrage spécial embrassant la morale tout entière. On se trouve donc obligé d'aller chercher dans les papyrus, dans les tombeaux, sur les monuments religieux et partout où il y a chance de les rencontrer, les idées éparses qu'il s'agit ensuite de mettre en (XMivre. Ces documents remontent à des périodes diverses : il faut savoir de quel siècle ils peuvent se réclamtM- afin de; les classer scientifiquement et de ne pas attribuer h un(*- épocpie ce qui appartient à un(î autre. L'auteur cpii n'aurait pas la pratique des documents, qui ferait un livre de seconde main ne pourrait échapper aux dangers qui résulteraient de sa non-initiation aux mystères de l'Egypte, non pas à ces vains mystères que le vieux monde grec et romain reçut avec faveur et auxquels il se fit initier avec joie, comme à d(îs doctrin(\s aussi inconnues (pi'tîxquisi^ mais à la connaissance vraie de la civilisation égyptienne, connaissance à laquelhî peu de i)ersonnes sont encore arrivées et qui n'est pas de sitôt près d'attirer l'engouemc^nl et la mod<^ Et ce n'est pas tout: cette connaissance de rEgy|)te ancienne si importante qu'elle soit ne suHit pas, ce qu'on apprend dans les livres est sujet à l'erreur ; on ne peut juger ((ue par ouïdire et la valeur du témoignage ne dépend que de la valeur de l'individu qui l'a porté. (In grand nombn^ des usages de l'Egypte ancienne ne se; comprennent cpiesi l'on a vu l'Egypte

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