‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 206 sur 212 · Les vestales défuntes formaient sa cour · texte numérisé non relu

Les vestales défuntes formaient sa cour

LES PANTHÉONS DE l'aMÉRIQUE CENTRALE 391

l'énergie solaire, le symbole mâle, le phallus, qui se dresse formant une sorte de colonnade'.

Après avoir cité un dieu très caractéristique dont l'existence prouve qu'il y eut des ruines fameuses au Yucatan, même avant la conquête, Ah-cacab « celui du sol », l'autochtone, le gardien des vestiges des ancêtres, j'arrive enfin à Ek-chu-ha (( l'eau de la noire calebasse », le YacatecuhtU des Mayas. On le trouve souvent dans les Codices; c'est un géant divin, un grand dieu noir à l'énorme lèvre rouge et pendante, toujours accompagné de traces de pas, tant<H le bâton à la main et des paquets sur le dos, tantôt ficelant ceux-ci, parfois allumant du feu par friction*. Son signe hiératique est une noire calebasse reposant sur trois pieds et remplie d'une eau dans laquelle flotte un petit objet. Ce pjitron des marchands et des planteurs de cacao' était intimement lié aux Bacabs; aussi la trinité maya inventée par les missionnaires comprenait : 1° Izona, le grand-père ; 2^ Bacab, fils d'izona et de la vierge-mère Chiribias; 3** Ekchuah, le Saint-Esprit.

LES BACABS

Ce groupe de quatre frères semble particulier au Yucatan et y joue un tel rôle qu'il mérite un paragraphe spécial. Placés par Kinich Ahau aux quatre points cardinaux pour soutenir le ciel, ces dieux, très populaires et très anciens, envoient comme les Tlaloques mexicains les pluies et les vents. Ils président, chacun à son tour, aux quatre années

1. Plasicurs américanîstes éminents nient cependant le culte phaN lique.

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