C'est le Phar-aon qui est ainsi désigné
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m séditieux aux règles des lois et faisait juger celui qui déteste
m 9on propre cœur. Grande était la terreur qu'il inspirait
l- parmi les impies et il était le maître de la crainte pour le
l pervers. Il détruisait le rebelle et repoussait le brigand.
L Comme il rendait la justice au palais, ses vertus rendaient
le peuple heureux en toute chose, le lieutenant, le chef du
magasin, le gouverneur de la ville de Thinis et du nome
Thinite, le chef de l'oasis Outi dans toute son étendue, le
scribe parfait, versé dans les lettres, Entef, juste de voix.
«C'était un sage muni de connaissance, jugeant exactement cequi est vrai. Il discernait l'ignorant de l'homme instruit et distinguait l'ofBcier habile de l'homme sans mérite. Tenant son cœur en grande perfection, il s'appliquait à écouter chacun à sa place ; exempt de tout vice, vertueux dans toutes ses pensées, aucun détour n'était en lui. Ardent pour tout devoir, lorsqu'on l'invoquait, il écoutait favorablement les requêtes; se mettant en colère contre le fraudeur, il se montrait empressé de répondre à celui qui agissait selon ses desseins. N'ignorant rien de la vérité, plein de sagacité, il connaissait les paroles secrètes ; ce qui n'était pas sorti des lèvres, ce que l'homme disait en face de son cœur, rien ne lui était caché. Il ne négligeait pas la parole du juste et rejetait les discours du frauduleux... Il ne se rebutait pas devant un discoureur, il s'empressait de rendre justice. Appliquant son cœur à pacifier, il ne faisait aucune distinction entre les inconnus et ses familiers; recherchant le droit, il appliquait son cœur à écouter les requêtes. Il rendait justice aux plaintes du pauvre, il était sévère pour le compteur... Il vérifiait la parole du véridique, il faisait retomber le mal sur celui qui faisait tort à l'homme malheureux. C'était le père du faible, le soutien de celui qui n'avait plus de mère. Redouté dans la maison du malfaiteur, il protégeait le pauvre, il était le sauveur de celui qu'un plus fort avait dépouillé du bien qui lui appartenait. C'était le mari de la veuve, l'asile de l'orphelin... les affligés devenaient joyeux
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quand ils étaient connus de lui. Excellent dans toutes pensées, quand il invoquait les dieux, ils Texauçaientea raison de ses grandes quialités. Tous les hommes lui confiaient leur salut et leur vie, à lui le lieutenant, le chef du magasin, le commandant de la grande demeure, le surintendant des greniers, le chef de tous les travaux du roi, celui auquel tous les officiers faisaient leur rapport, qui supputait les redevances de tous les chefs de nome, de tous les commandants, de tous les gouverneurs des villes principales du midi et du nord de TÉgypte, le scribe parfait, Entef, juste de voix.
)) 11 dit : Voilà mes grandes qualités que j'atteste ici sans qu'il y ait aucun contradicteur ; mes grandes actions ont été telles en réalité, sans qu'il y ait aucune fiction. Je n'ai employé aucun artifice de discours pour me vanter sans raison. Telle a été ma vie : j'ai rempli tous mes offices dans le palais du roi; mon heure s'est passée dans la demeure de relu de la protection divine, vie, santé, force, tout mon temps s'y est écoulé. J'agissais en cela de plein gré, d'après la direction que le roi me donnait et sans transgresser ses préceptes excellents. Je n'ai pas violé ses paroles ; j'ai craint de manquer à ses règles. J'ai prospéré en augmentant mes talents par Texécution de ses ordres; je devins illustre sous sa conduite... C'est un enseignement divin qui est dans le cœur de tous les hommes : celui-là prospère qui est dans la bonne voie pour agir. Ainsi ai-je fait, j'ai servi le roi de la Haute et de la Basse-Egypte, m'attachant à ses pas... de contrée en contrée. J'ai marché à sa suite, étant aux pieds de Sa Majesté, et j'ai combattu comme les Maîtres du glaive. J'ai pris avec leurs tentes, toutes les villes delà contrée d'A.. ., j'étais à la tête des guides comme chef de son armée. Monseigneur eut un heureux retour; quant à moi, je fus fait gouverneur d'une ville, je la munis de toutes les choses désirables de la contrée, je la rendis plus prospère qu'une ville d'Egypte. Je la sanctifiai et la purifiai, j'établis les mystères et la religion dans ses temples, ainsi que dans les
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demeures de ses habitants. Je satisfis ainsi le coeur du roi par des actions..., je réglai les tributs des princes de toute la contrée en argent, or, parfums, encens, vins*... »
C'est ainsi que se termine cette remarquable inscription.
Ce genre de stèle étant très à la mode durant toute la période
du Moyen-Empire, et principalement sous la XII« dynastie,
cette manière de s'exprimer se rencontre donc en d'autres
stèles que je ne ferai que mentionner sans m'attacher à les
citer tout entières. Cependant Tune d'entre elles renferme
des expressions comme les suivantes : « Il a été le père de
l'orphelin, le mari de la veuve, Tœil de l'aveugle, le pied du
boiteux, etc., «» ou bien, il est dit que celui en l'honneur
duquel a été dressée la stèle a donné « à manger à celui qui
avait faim, à boire à celui qui avait soif, a vêtu celui qui était
nu», et d'autres paroles semblables que nous avons déjà
trouvées sous TAncien-Empire à l'état isolé et dans ce