‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 40 sur 212 · C'e8t-à-dire la mer · texte numérisé non relu

C'e8t-à-dire la mer

DANS l'Egypte ancienne 179

se développe dans l'œuf; au moment marqué pour qu'il de l'œuf, il marche sur ses deux pattes et il sort. Nombreuses sont les merveilles que tu crées. Les es mertou se tournent vers la face du Dieu unique et tu ^s tes rayons sur leurs tiges. Tu as formé la terre selon œur, car tu es le Dieu unique qui régit les hommes, les laux domestiques et les bêtes sauvages qui marchent terre, les animaux ailés qui s'élèvent dans Tair, les rées de la Syrie, de l'Ethiopie et la terre d'Egypte. Tu ois chacun à sa place, lembellissant des choses dont un a besoin dans sa demeure : tu mesures la longueur mr vie, tu as délié leur langue pour la parole et revêtu s corps de la peau qui les entoure, marquant les diffées entre les pays et les peuples. Tu formes le Nil dans tiisphère inférieur* et le diriges à ton gré pour donner la lux humains; aussi tous leurs actes relèvent-ils de toi, maître à tous. Toi, le maître de la terre, tu les assoupis ua ce que le disque solaire leur ramène le jour et auffe les contrées et les peuples : tu poursuis ton chemin j vivent.

Dans les cieux, tu formes le Nil qui descend vers eux, iant ses eaux au-dessus des montagnes comme une ; il inonde les champs autour de leurs villages et tes 3ins sont ainsi accomplis, ô maître de l'Éternité, Nil ;te, roi des pays, des peuples et des animaux. Chaque rée marche sur ses pieds, quand le Nil est venu de nisphère inférieur vers l'Egypte. Tes rayons sont les Ticiers des champs : tu te lèves et ils vivent par toi, car )rmes les saisons pour faire subsister tout ce que tu as et, quand les grains sont arrivés, ta chaleur les mûrit.

Cest une nouvelle manière d'entendre la formation du Nil; d'ordifcon le faisait tomber du ciel en terre; ici on le faisait sans doute ot«r de l'hémisphère inférieur sur la terre. Plus loin est donnée la «ion ordinaire.

De ta parole tu as créé le ciel et tu Tas étendu pour t'y lev< et voir toutes tes créatures. Tu es le Dieu unique, ô toi qi apparais, résumant tes formes en celles du Disque vican Soleil levant, soleil resplendissant, soleil qui va et vien toutes ces formes sont en toi, Dieu unique des villes, d villages, des champs, des routes et des eaux : les yei regardent autour d'eux, car tu es le disque qui répand lumière au-dessus de la terre. Tu marches vers les êtres qi tu as créés : tu as formé leurs faces de manière à ce qu'ils i te voient point* . . . unique que tu as fait. Tu es mon cœur aucun autre ne te connaît que ion fils Kâriofer-Khoprou-^w en-RcV; tu hii as donné le pouvoir d'inspirer comme toi terreur, tu lui as donné ta puissance. La terre est en i main; car c'est toi qui l'as créée : si tu te lèves, les créaiun vivent; si tu te couches, elles meurent. Ta durée est en to môme. Tous les yeux sont en fôtc, jusqu'à ce que ton couch( fasse cesser tous les travaux. Tu te lèves. . . roi. . . depui que tu as créé la terre ; tu les as élevés pour ton fils sorti d tes membres, le roi du Midi et du Nord, seigneur del double terre, vivant de vérité, Kcinqfer'Khoprou-oua'en'Rà lils du soleil, vivant de vérité, seigneur des diadèmes Khou-en-aden h la longue durée. »

Tel est cet hymne, naturaliste s'il en fut, s'occupantde détails les plus matériels dans la grande œuvre de la créa tion^ du gouvernement et de la conservation de toutes le choses terrestres. Le dieu de cet hymne est un Dieu unique nanifestant sa puissance et ses vertus sous la forme du die Soleil c(ui paraît le matin et disparaît le soir. Ce Dieu, vieu reste d'un culte sidéral primitif^ oublié depuis longtem| par les prêtres, mais conservé chez le peuple, l'auteur ( l'hymne lui conserve son nom, mais en change le caractèr

1. Allusiou à l'impossibilité où sont les yeux de l'homme de fixer soleil.

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