‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 51 sur 212 · Licrc des Morts, eh. cxxv, 1. 1-14 et · texte numérisé non relu

Licrc des Morts, eh. cxxv, 1. 1-14 et

DANS l'Egypte ancienne 247

Je n'ai pas fait de mal.

Je n*ai pas obligé l'homme à travailler chaque jour plus qu'il ne ui appartenait.

Je n'ai pas tenu en prison d'homme dépendant de moi. Je n'ai point fait être infirme. Je n'ai point fait être pauvre. Je n'ai point fait ce qui est l'abomination des Dieux.

Je n'ai point fait tort à lesclave auprès de son maître.

Je n'ai point fait avoir faim. Je n'ai point fait avoir soif.

Je n'ai point fait pleurer.

Je n'ai point donné le meurtre en trahison.

Je n'ai point mangé le pain sacré (ou le revenu) des temples. Je n'ai point offensé le maître des Dieux.

Je n'ai point enlevé les pains sacrés. Je n'ai point vendu les bandelettes des morts.

Je n'ai point fraudé sur le poids de la balance.

Je n'ai point enlevé le lait au petit enfant.

Je n'ai point écarté l'herbe de la face des bestiaux.

Je n'ai point péché les poissons qui sont au Dieu.

Je n'ai point écarté l'eau (de l'inondation fertilisante) au moment de son apparition. Je n'ai pas fait de digue devant l'eau pour l*écarter.

Je n'ai point éteint la flamme à son heure légitime.

Je n'ai point troublé les sacrifices des Dieux.

Je n'ai point troublé les bœufs du domaine divin.

Je n'ai point violenté le Dieu dans son apparition \

Je suis pur de toute manière. Ma pureté est celle du Dieu qui ^tdans Héracléopolis. Il n'y a rien de faux en moi dans cette terre du jugement. Comme je connais les noms des Dieux qui sont 2^ecioi dans la salle des jugements, sauve-moi d'eux.

Ici l'apologie négative s'interrompt un moment pour blesser la parole aux quarante-deux assesseurs, comnio <Iîinsles papyrus hiéroglyphiques ou hiératiques; puis elle f^prenait de nouveau :

^' C'est-à-dire : Je n'ai point troublé les fêtes où le Dieu sortait de son temple pour être porté processionne^lement.

Je n'ai pas été injuste.

Je n'ai pas fraudé. Il n'y a pas de fraude en mon cinur. Je n'ai pas volé.

Je n'ai pas tué d'homme par trahison.

Je n'ai pas mangé le pain (ou le revenu) sacré. Je n'ai pas fait le mal. Je n'ai point empêché défaire le hier Je n'ai point pousaé au mal.

Je ne me suis pas emparé des bétes de somme apparlenani Dieux.

Je n'ai point fait de mensonge.

Je n'ai pas dit do mauvaise parole.

Je n'ai pas élevé la voix (par orgueil ou par colore). Je n'ai pas commis d'adultère ou d'acte impur. Je n'ai pas empêché mes oreilles d'entendre la vérité. Je n'ai pas fait de mal par la force de ma main.

Cette partie qui se termine ici est intercalée au mili rinvocation des dieux qui siègent autour d'Osiris. D; partie qui termine cette apologie négative, il y a ce péchés qu'il est bon do mentionner, car nous ne les avoi encore vus. Ce sont les suivants :

Je n'ai point souillé mon nom.Je n'ai pas entaché celui d'ui

Je n'ai point maudit le roi.

Je n'ai point maudit mon père.

Je n'ai point mis obstacle à la navigation d'une barque sur

Je n'ai pas eu de parole altière.

Je n'ai pas blasphème Dieu.

Je n'ai fait de mal à personne.

Je n'ai pas élevé ma persoinie en invoquant la divinité.

Je n'ai pasalïaibli Dieu dans mon cœur.

Puis ra])oh)gie |)îisse il la partie affirmative et le ( s'exprime ainsi :

Je prie devant vous, ô Dieux! Je vous connais et j'ai fait ooi vos noms. Ne me renversez pas. Ne m'imputez pas de moD

DANS l'Egypte ancienne 249

envers le Dieu avec lequel vous êtes. Aucun péché sérieux ne paraît devant vous, puisque j'ai fait ce qui est doux au cœur de Vhomme etdeH Dieux, C'est à cela que j'ai mis la main.

J'ai donné du pain à celui qui avait faim, de l'eau à celui qui avait soif, des vêtements à celui qui était nu, une barque à celui qui n'en avait pas.

J'ai donné les divines offrandes aux Dieux, du pain et de Teau aux défunts.

Que ces choses me sauvent et faites moi connaître qu'à cause de cela il n'y a point d'accusation contre moi devant le Grand.

Ma bouche es pure par les choses que j'ai dites. Mon cœur est pur. Par devant et par derrière, je suis pur en tout. Il n'y a pas de membre en moi qui ait fait le mal.

Viens à moi, arrive tranquillement à moi. Qu'ils me saluent tous en me voyant, parce que j'ai entendu la grande parole qu'a faite Osiris pour établir cela.

Après cette apologie afTirmative.le défunt, dans une scène qui, semble-t-il, ne .se trouve dans aucun autre document, comparait devant Osiris et, lorsqu'il a récité des paroles très ordinaires dan.sla bouche d'un Égyptien, le Dieu prend luimôme la parole et confirnio en peu de mots tout ce qui a été dit précédemment par Tâme se justifiant\

Il n'est personne qui, après la lecture de cette seconde

''wlaction. ne voie combien elle est en grand progrès sur la

P''^mière. non .seulement par les mots employés, mais encore

P**'' les choses .signifiées. Certaines de ces ])aroles rappellent

"^•'^ iJentences ou des apologues de TÉvangile ; par exemple,

^/^and le défunt assure qu' « il n'a pas élevé sa persoimc im

.y Cett« traduction est entrés grande partie empruntée à M. Re- "*Oiit dans sa laçon d'ouverture sur la morale èfjf/pticnne (p. 8-12). J'ai conservé même la disposition des lignes et les explications entre paren- .. *^5. D'ordinaire je n'ajoute pas une très grande confiance aux traduc- *^^s de cet auteur,cependant je dois dire ici que le texte pr«'wIont est en ^fï^^ral trop facile pour que la traduction qui en a été donnée ne présente !î** U3ute la certitude qui me parait suffisante pour en faire l'usage que ^^^ fais.

invoquant la divinité », on ne peut guère s'empêcher de penser à la parabole du Pharisien et du Publicain, l'un qui exalte à Dieu sa conduite orgueilleuse, l'autre au contraire confondu dans son humble prière. En outre, on sent que la pensée égyptienne a marché vers l'abstraction généralisatrice et Ton voit que non seulement l'apologie négative lient compte des péchés commis en acte, mais encore des conseils funestes donnés, et par conséquent des péchés de pensée. La conduite de l'homme durant sa vie mortelle est résumée en dos expressions dont on chercherait vainementles semblables aux autres époques: mais il est vrai que le papyrus dont il s'agit a été écrit à l'époque romaine, c'est-à-dire à une époque 011 l'Egypte aurait pu recevoir du dehors une influence religieuse et morale. Toutefois, si Ton veut prendre ces paroles telles qu'elles sonnent, elles sont si bien dans l'ordre du développement génial des idées égyptiennes qu'on peut atTirmer, sans crainte de se tromper, que pour les écrire l'Egypte n'a point eu l)ésoinde les empruntera d autres peuples et à d'autres religions. Il reste donc acquis que la pensée morale de l'Egypte, malgré la disparition de TEmpire égyptien, ne cessa point de se développer, et celui qui voudra n^tléchir lant soit peu aux données de l'histoire en verra facilement la raison : (pioique vaincue, l'Egypte fut en dernière analyse la conquérante de ses conquérants, non seulement dans ce qu'elle avait de sui)érieur, mais aussi dans ce qu'elle avnit parfois d'inférieur, dans sa magie et ses su|)erstiti(uis. En outre, ce dernier texte n'est pas moins remar(|uable par les omissions volontaires qu'il contient: on n'y voit point figurer en ellet quelques-uns des plus gros crimes que mentionne la jédaction précédente. Quoique d'ordinaire on ne soit pas bien venu à se réclamer des omissions contenues dans un texte pour montrer le progrès des idées, cependant ici ces omissions sont tellement importantes qu'on ne peut guère se dispenser de les faire valoir comme un argument en faveur de la moralité.

DANS l'Egypte ancienne 251

Quoi qu'il en soit, je dois me demander maintenant quelle

st la valeur morale de cette .apologie, négative d'abord,

iffirmative ensuite. Je répondrai sans crainte que cette valeur

fut immense en me plaçant au point de vue où se plaçaient

les Égyptiens. On ne saurait croire trop grande rinfluence

quexerça sur les Egyptiens la croyance qu'il fallait, après la

mort, rendre compte des actes de sa vi(» par-devant un juge

sévère, entouré d'assesseurs dont les noms seuls inspiraient

la frayeur. Il n'y avait aucun moyen de pouvoir se servir du

mensonge : car, outre que le président de ce tribunal terrible

était Seigneur de la Vérité, c'est-à-dire connaissait tout ce

qui avait été, il fallait encore compter sur le papyrus où Tliot,

legrefliier divin, avait enregistré chacun des actes que le

mortel avait faits dans la vie terrestre.

Liber scriptus proferotur In quo totum couiiuetur Uude niundus judicetur.

D'ailleurs la j)syclioslasie était là pour être une preuve convaincante que Tàme avait dit la vérité ou proféré le mensonge.

<*n peut objecter à ces croyances (pie le mobile (jui faisait a;.Mi riiomme sur la teirc était régoïsmo ou la peur: y^ confions moi-même (pril n'y avait en etïet dans c(,*s croyances nen de [>articulièrement élevé à ce point de vue; mais (pi'on ^ouille bien se scruter soi-même et l'on verra que les mêmes ïuobiJes existent toujours dans les croyances réputées les plus pures. L'homme sous ce côté n'a p'.is fait grand ])rogrês "Opuis le XVIII^ siècle avant notre ère: les Kgy|)ti(Mis ^'taient aussi avancés (pie nous. Le progrès s'est manifesta; ^<-puis cette époque par la moralitc? (pii est devenue plus J^'ande, par les conditions de pureté exigées du défunt, lesquelles sont beaucoup plus difliciles à réaliser.

Quelques auteurs ont voulu trouver réunis dans l'apologie

de l'âme devant Osiris le prototype du Décalogue : je n'irai point jusque-là. Les Égyptiens n'ont jamais su réunir en un petit noml)re de formules générales les idées particulières qu'ils avaient. Il en a été de même ici : ils avaient sans aucun doute en formules particulières de quoi composer le Décalogue, je veux dire qu'on pourrait ramener leurs préceptes aux dix commandements de la loi juive; mais ils n'ont pas synthétisé les cas particuliers qu'ils connaissaient. Ils avaient même des préceptes qui allaient beaucoup plus loin et plus haut que le Décalogue des Juifs, qui n'est pas très élevé du reste et qui se borne à exiger l 'accomplissement de ce que nous avons appelé la Loi naturelle. Les préceptes des Égyptiens étaient faits avant tout pour leur société et pour leur pays, ils n'avaient aucune portée en dehors de l'Egypte. Sans doute, ce qui était vrai en Egypte l'était également en dehors de la vallée du Nil ; mais les Égyptiens s'en souciaient médiocrement. Ils se regardaient eux-mêmes avant tout, se préoccupant peu de leurs voisins: ils haïssaient même les étrangers du Nord avec une force de sentiment dont la Chine est seule aujourd'hui à donner l'exemple au monde étonné. Mais malgré cette défaillance de l'Egypte, les vérités morales qu'elle sut mettre dans l'apologie de l'âme sont vraies sous tous les climats et les ])euples civilisés en vivent encom aujourd'hui. Le christianisme qui règne à notre époque sur les peuples de l'Europe n'a pas su mieux faire que de conserver les idées de l'Egypte sur la vie future: il est vrai qu'il en a renié rorigine\

Pour être complet, je dois dire ici que c'était là l'enseignement oflîciel, mais que le vulgaire et même les hommes de la plus haute classe semblent avoir reconnu que la vi©

1. Il va sans dire que si je jugeais c^tte apologie au point de me absolu qui est le seul vrai, je pourrais porter un autre jugement, mai»» malgr('' tout, jo devrais dire qu'avant d'arriver à l'absolu il faut passer par le relatif, et ainsi le rôlo de rÉgyi>te reste toujours grand dans l'évolution graduelle de la moralité humaine.

DANS l'Egypte ancienne 253

résente offre bien plus de charmes que cette vie future en iquelle ils croyaient, et que la philosophie qu'on tirait du ipectacle des biens qu'elle offre à tout homme était celle-ci : Mange, bois, dors, chante et fais tout ce qui peut te sembler ton, c^r demain tu mourras. Cette manière d'envisager la mort est bien différente de celle que nous avons rencontrée, mais elle est bien ancienne et je dois citer ici quelques-uns da passages où nous la trouvons exprimée. Chose extraordinaire, on rencontre ces pensées, qui au premier abord semblent hétérodoxes, dans les chants que Ton faisait entendre aux repas funèbres du culte funéraire et qui sont connus sous le nom de Chants des Harpistes. Le plus ancien de ces chants, s'il faut en croire un pa))vrus du British Muséum, remonterait à la XI^ dynastie : le plus nouveau serait de Tépoque ptolémaîque.

Le premier est celui qui fut gravé dans la tombe de Tun des Entef de la XP dynastie. Il est conçu en ces termes : « C'est un décret de ce bon chef, une fatalité parfaite que, tandis qu'un corps se détruit à passer, d'autres se perpétuent depuis le temps des ancêtres. Les Dieux qui ont été auparavant et qui reposent dans leurs tombes, les momies et les Mânes aussi qui sont ensevelis dans leurs tombes, quand on construit des demeures, ils n'y ont plus leur place: qu'a-t-on faitd'eux? J ai entendu les paroles d'Imhôtep et de Hordidif que l'on chante en des chants dont le nombre est considérable; que sont aujourd'hui leurs places? Leur enclos est détruit, leurs places ne sont plus, comme s'ils n'avaient jamais été; personne n'y vient qui célèbre leurs qualités, qui célèbre leurs biens, qui décide notre cœur à nous hâter vers 'g lieu où ils sont allés. Tu es en bonne santé et ton cœur se révolte contre les honneurs funèbres : suis ton cœur, tant que tu existes. Mets des parfums sur ta, tête, pare-toi de fin "o, oins-toi de ce qu'il y a de plus merveilleux parmi les essences divines! Fais plus encore que tu nas fait jusqu'à présent! Ne laisse pas aller ton cœur; suis ton désir et ton

bonheur aussi longtemps que tu seras sur terre, n'use pas ton C(ï3ur, n'affaiblis pas ton cœur jusqu'à ce que soit venu pour toi ce jour où l'on supplie sans que le Dieu dont le cœur ne bat plus écoute ceux qui le supplient. Les lamentation» ne font point que l'homme au tombeau soit réjoui. Fais un jour heureux et ne sois pas inactif en lui! Certes, il n'y a homme qui puisse emporter ses biens avec lui ; certes, il n'y a personne qui soit allé et qui soit revenu*. »

Ce chant, qui contient en germe les pensées les plus audacieuses, trouve son commentaire dans ceux qui entêté gravés dans plusieurs tombeaux et dont les spécimens les plus complets sont dans le tombeau de Nofré-hôU^p, dicin d'Amon, sous lo règne du i)haraon Horemheb, a la XVIII* dynastie. Voici le premier: «Dit lo chanteur d'Amon avec la harpe au dioùi d'Amon, Nofré-hAtei). juste de voix: O âmes parfaites, ô toute neuvaine des Dieux qui écoutez. et qui faites vos faveurs au dicin d'Amon. ..', rendu parfait comme un Dieu qui vit à toujours, rendu grand comme un prince, vous qui devenez l'objet de la mémoire de la postérité, venez pour réciter ces chants qui sont dans les syringes et qui disent: Qu'est-ce que la grandeur de dessus terre? Pourquoi l'anéantissement du tombeau? Faites semblablement pour celui qui a|)partieiit â réternité, pour le juste ((ui n'a pas trompé, qui a horrour des troubles, celui qu'on ne songe pas à atta(|uer lorsqu'il entre dans cett-e terre contre laquelle personne ne se révolte, qui renferme toutes nos générations depuis le temps du premier être jusqu'à ce (|u'elles soient devenues des millions de millions, allant toutes ensemble wcn^ elle; car, au lieu de demeurer dans Tomîri*, il n'y a pas un seul homme qui n'en soit sorti. A

1. Cotte traduction est presque entii^rement celle de M. Maspero.

2. Lacune du texte, ainsi que dans plusieurs passages suivants.

3. L'un des noms de la Basse -P^gypte, mais ici pour celui de l*Égypte entière.

DANS l'Egypte ancienne 255

toute la quantité qui est sur terre, lorsqu'ils. . ., il est dit : Va, traverse la vie sain et sauf jusqu'à ce que tu atteignes la tombe, les deux mains en cadence! Souviens-toi du jour où tu te coucheras sur le lit funéraire, où tu auras soin de préparer ta sépulture. Tel. . . pour ce qui a lui; on ne le cajole point : le brave et le faible sont dans la mémo destinée, ils descendent et montent pendant la durée de leur vie, jusqu'au moment d'aborder à cette rive; telle, ô prêtre, est t^ destruction: tu te joindras aux maîtres de réternité et ton nom sera sUible à jamais. Que ton Dieu te glorifie dans la Noiiter-Khirit\ celui que tu suivais pendant ton exist(mce. Quand tu entres pour leur rendre tes devoirs, qu'ils soient prêts à recevoir ton âme et h glorifier ta forme; qu'ils te retournent ton àme sur tes deux mains, (ju'ils fassent asseoir ta beauté, qu'ils rendent perpétuelles les oiïrandes faites îi ton âme. car ton Dieu a des offrandes; qu'ils te disent: Sois en paix, ô prophète ! Celui qui nous a glorifiés, c'est le divin d'Amon Nofré-hôtep, fils du sage Amonemanet ! »

Ce chant se poursuit longtemps encore en se tenant toujours dans la même note, plutôt orthodoxe qu'hétérodoxe, sauf les phases qui le commencent; le second ne lui ressemble guère. Le voici : « C'est l'immobilité du chef (jui est vraiment le destin excellent. Comme deviennent les corps j)our passer, les jeunes générations viennent à leur place. Kâ se lève au matin, Toumi se couche dans Manou'; les maies engendrent, les femelles conçoivent, tous les nez goûtent les souffles aériens du matin de leur naissance juscpi'au jour où ils vont à leur place. Fais un jour heureux, ô divin. Donne constamment des parfums et des essences à ton nez, des guirlandes et des fleurs de lotus pour les épaules et la gorge

\. Nom (le Tune des parties de l'enfer égyptien qui signifie : la zone divine.

Page 1