C'est-à-dire: d'Osiris
de ta sœur, qui habite en ton C(Bur, assise près de toi; que devant toi soient les chants des chanteuses et. met en arrière tous les maux, ne te rappelle plus que les je jusqu'au jour où il faut aborder à la terre qui aime le silei sans que reste immobile le cœur du fils qu'il aime. Fal jour heureux, ô Nofré-hôtep, juste de voix, le diciti pa aux mains pures! Jai entendu tout ce qui est arrivé ancêtres : leurs murs sont tombés on ruines, leurs pi n'existent plus, ils sont comme ((ui n'aurait pas été depi temps du Dieu*. » (.'et hymne est trop mutilé vers 1î pour (|ue j'en puisse donner ici une traduction suivie : voit seulement (|ue le harpiste invitait le mort à fair bon jour pendant qu'il était sur cette terre et avant d' vers cette autre terre qui « mêlait les hommes », personne de ceux qui s'y étaient rendus n'était retourné dire ce qui s'y passait. Voilà certes des paroles significa qui montrent bien qu'à côté de renseignement officiel avait d'autres croyances et que ces croyances s'exprimî en des termes presque identiques à ceux qu'emploien incrédules contemporains. Il est de plus assez extraordii de rencontrer ces paroles dans la tombe de quelqu'un par les fouettions sacerdotales qu'il exerçait, avaitdil prof< extérieurement pendant sa vie une autre doctrine. On donc que depuis longtemps les pensées de doute son circulation parmi les lionunes.
Ces doutes ont reçu leur expression dernière dans stèle que fit élever à son épouse morte un prêtre de Pe qui vivait à l'époque des Ptolémées. Si je semble en outrepasser ici la date à la(juelle doit s'arrêter cet ouvi c'est que de semblables pensées, je le crois, étaient dt longtemps en vogue parmi les plus hautes classes d société égyptienne. Par une bizarrerie étrange, cette fei
1. C'est-à-dire comme celui dont Texialence remonterait au teni dieu, ou à une antiquité fabuleuse.
t répouse d'un prêtre de Petah, et c'est une nouvelle ive que le haut clergé de TÉgypte éprouvait certains ;es que sa foi était impuissante à calmer. Voici les eils que du fond de la tombe elle donne à son mari : frère, mari, amant, prêtre de Petah, n'arrête point cœur de boire, de manger, de t'enivrer, de pratiquer 3ur, de faire un heureux jour, de suivre ton cœur jour ait. Ne mets pas le chagrin en ton cœur, car qu'est- |ue les nombreuses années qu'on passe sur terre? nenti* est une terre de sommeil et de ténèbres lourdes, place où restent ceux qui y sont. Dormant en leur e de momies, ils ne s'éveillent pas pour voir leurs s, ils n'aperçoivent plus leur père, leur mère; leur ' oublie leurs femmes, leurs enfants. L'eau vive que rre a pour quiconque est en elle est de l'eau crounte pour moi ; quand l'eau va vers quiconque est terre, elle est croupissante celle qui est près de moi. e sais plus où j'en suis depuis que je suis arrivée cette vallée funèbre; donnez-moi de l'eau courante à î, en me disant : N'écarte pas ton vase à libation de ! Mettez-moi la face au vent du Nord sur le bord de et que la fraîcheur calme mon cœur de sa douleur ! i dont le nom est la mort complète vient, quand il a ié tout le monde près de lui, ils viennent à lui, le cœur ipar sa crainte; il n'est personne, parmi les Dieux et )mmes, qui ose le regarder en face, et les grands sont lui comme les petits. Il n'épargne pas le moindre de qui aiment, il enlève l'enfant et aussi le vieillard. Qui ncontre sur son chemin a peur et tout le monde supplie nt lui; mais lui, il ne leur accorde aucune attention. Si vient pour le supplier, il n'écoute point qui l'implore; il ait point qui lui donne des présents en toute sorte de
î^^omde Tenfer égyptien, ce qui ne doit s'entendre encore à cette le que des Champs-Elysées.
gâteaux! 0 vous tous qui venez vers la vallée funér donucz-moi des provisions, de rencens, des libations à te les fêtes do TAmenti. »
Il est évident, pour celui (|ui sait comprendre ce parler veut dire, que ces paroles n'ont pu être placées la bouche de la f(3nim(>, si ce n'est par quok|u'un (|ui prél de beaucoup les biens présents de la vie à tous ceu: pouvait lui offrir la vie future dans les Cliamps-Élysé rKgyi)te. Si Ton veut unir (Misenible toutes les donné ces divers chants de harpistes ou de cette stèle, il est vi que des ^^en^ qui allii'niaient que personne ne savait c se passait îiprès la vie, parc(î (pie i)ersonne n'était allé cette terre qui mêlait l(\s hommes et n'en était revenu ai)prendre aux vivants ce ([u'était le royaume des morts les générations une fois passé(\s sur la terre ne valaient gran(rchose:((ue tout le monde était égal devant la mor |)etits et les grands, les enfants et les vieillards, ceux étaient attachés à la terre par (pielque affection et ceu: n'avaient rien à aimer ici-bas; (jue toutes les généi'a rendues dans le rovaunic* de la mort habitaient une teri sonnneil et de lourdes ténèbres, où Ton ne pouvait pli désalUJrer aux eaux vi\ t»s et où l'on était obligé de boin eau\ cnnipissantes ; ((ue par ('onsé.(|uent ce (|ue Ton iu)i fain*. de mieux dans cette vi<», c'était de faire un bon j c'est à-dire de manger, de boirc!, de dormir, de s'enivr de praticpier l'amour, c'est -à-diie de se rassasier autant l'on pouvait des bi(Mis matériels de cette terre, attendu l'autre mondes n'aurait rion de semblable à offrir h ses \v habitants, il est visible, dis-jt», cpie ces gens ne soupin pas trop ardemnuMit vors les biens futurs, (juelque gr (ju'on les dît être. Kvidrmment les prêtres qui tenaiei langage* n'étaient pas aussi certains cprils en avaient l'ai bien fondé d(*s croyances qu'ils <»nseignaient. Etrange i tradictionde l'enseignement oUlciel (?t des pensées les intimes de l'individu ! Dès la XVIIl' dvuiistietoutau me
DANS l'Egypte ancienne 259
!otait(léjà aperçu du vide (les croyances que Ton ensei-
it, et (lan8 le cahne examon de sa conscience on s'avouait
rien n'était moins certain cjue la vie (routre-tombe
Ton dépeignait ct^pendant comme un état de bonheur