‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 53 sur 212 · DÉVELOPPEMENT PARALLÈLE DES IDÉES SOCIALES · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT PARALLÈLE DES IDÉES SOCIALES

Personne ne sera surpris, après avoir Iules trois chapitres éc^ents, que des progrès parallèles à ceux qui ont été posés aient été réalisés en Egypte dans les idées qui présent aux rapports sociaux. Certains traits de ces chapitres us ont montré qu'un nouveau souffle commençait d'inspi- ' les actes de l'homme ; comme la société est composée idividus, si ces individus s'améliorent dans un sens ou is l'autre, il est bien évident qu'à la longue la société s'en sentira, en supposant que cette amélioration s'applique à

assez grand nombre de personnes. C'est ce qui est arrivé Egypte, ainsi que nous Talions voir. Il ne s'agira ici que

relations officielles entre le Pharaon et ses sujets, c'est-

iredes relations que nous nommerions au-jourd'hui poli-

les, entre le Pharaon et ses grands officiers d'une part, et

e ces officiers et les plus humbles individus de l'autre.

s que je veuille faire un tableau de toute l'administration

paonique de l'Egypte, ce qui n'est pas encore possible et

|ui demanderait un ou plusieurs volumes, je prendrai

îment la partie qui confine à la morale, ou plutôt qui

•égie par les principes de morale qui sont à la base de

î société.

1 sommet de la société égyptienne plane le Pharaon.

lis que nous l'avons vu au temps des Pyramides occupé

i soumettre les tribus voisines de l'Egypte, soit k sur-

îf les travaux de tout genre qui devaient illustrer son

5, soit à porter le regard du maître sur tout son royaume

et à juger par lui-môme de la manière dont on exéc^utait ordres; depuis même que nous Tavons trouvé sous le Moyen- Empire occupé, en dehors des fonctions spéciales que nous venons de voir passer sous nos yeux, à rétablir les usages primitifs et à faire rentier dans Tobéissance les grands seigneurs qui avaient profité des troubles dans lesquels de tout temps s'est débattue la vie du peuple égyptien, pour se tailler à leur gré 1<; patrimoine qu'ils convoitaient, un grand changement s'était acc(»mpli dans la position sociale du Pharaon : son pouvoir s'était nffermi,et ce qui s'est passéchez nous, à Textinction de hi féodalité et rétablissement du pouvoir personnel, se passa en Egypte à peu de chose près vers le commencement du Nouvel-Empire thébain ; c'était déjà un fait accompli sous la XVIIP dynastie, dix-huit siècles environ avant notre ère. Le Pharaon était le maître absolu dans son Empire : il réglait tout, devait veiller à tout, connaître tous les cas qui lui étaient soumis, ainsi que nous l'avons vu dans le chapitre du culte d'après les parolesde Diodore de Sicihî; il était plus encore, nous le savons, il étail Dieu par sa descendance, fils du soleil, et les gens qui rapprochaient ne le faisaient qu'avec les mêmes gestes religieux employés lorsciu'on entrait en présence de la divinité dans les temples. Le Pharaon aurait donc pu se considérer comme au-dessus (hî toute règle humaine; mais c'était là une simple théorie orgueilleuse, analogue h celle qui existe aujourd'hui en Chine, et de fait la pratique était toute différente. I(^ I^haraon n'(?tant |)lus considéré que comme un homme ordinaire, plus élevé (|ue les autres hommes, mais demeurant toujours un homme. On lui rendait sans doute les mémos honneurs qu'aux l)i(Uix, en apparence et même en réalité ; mais ces honneursétaient purement platoniques tant qu'il n'avait mécontenté personne ou qu'il n'avait pas trouvé dans son peuple, même dans sa famille, quelqu'un de ces ennemis qui n'ont jamais man(|ué aux rois, même les meilleurs. La supériorité du Pharaon au-dessus des autres

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boraines s'arrêtait donc aux a])paroru'es : |)onr tout le rest(*, on savait lui montror qu'il no (litTt'»rait pas do ho,h sujots. Le papyrus moral de Boulaq contiont à ce sujet uik^ maxime que Ion dirait emprunt<.>e aux modernes théories rgalitaires ; lauteiir, s*il a vis<? le Pharaon, ce qui n'est pas improbable, ^ ou s'il a seulement exprimi'î régalitê de tous I(»s êtres humains, égalité qu'il a fallu tant de siècles et d(* sang versé pour proclamer, a dit en termes fort crus : «Le chef du (roupi^au n'est lui-même qu'un animal semblable aux autres. » Le tem])S avait marché et av(^c le temps l(\s idées de l'homme: voilà sans doute la première ])rotestation écrite contre la doctrine qui faisait du roi un di<ni et contre la bassesse des mœurs qui flattait l'homme parvenu au sommet de la société.

Que les avantages de la royauté, (îu Mgypttî comme dans tous les autres pays, aient UmU' (iuicon(]ue se s(Mdait au c<eur de Tambition, c'est ce (jui n'étonnoi'a personne; (ju^en conséquence on ait souvent pris hîs mesures néc(^ssain\s pour faire passer c^s avantages sur sa propre tète, dût la vie du Pharaon régnant être supprimée, e'est ce (|u'on doit à bon droit conclure de la première possibilité. Sous TAncien-Empire égyptien, nul doute que cluuiue dynastie ait fini dans les guerres int-estines par lesquelles le pouvoir passait aux plus heureux, car on ne pourrait autrement s(^ r(»ndr(^ compte de la multiplicité des dynasti(;ségypti(^nnes, et nous savons par ailleurs, je veux dire parles inscriptions, que les dernieis t^mps de cette époque furent rem|)lis i)ar des gueri*es qui n'avaient d'autre but que de substituei' une famille à unc^. autre. Dés Tavènement de la XII- dynastie, la ])lus brillantes du Moyen-Empire, un texte formel nous apprend (pie W. Pliaraon Amonemhat fut surpris une fois dans son sonnneii, qu'il avait des ennemis tout près de sa personne^ sacrée, et qu'il ne dut qu'«â sa propre vaillance de ne pas perdre à la fois le trône et la vie. Sous la XVIIP dvnastie, la ré«i:ente liâtschopset, qu'on nomme encore quelquefois Hatasou, femme

de cœur et d'énergie, mais aussi fort ambitieuse, crut qu'il serait aussi bon pour elle de garder le pouvoir que de le laisser à son frère ou à son neveu, et c'est l'un des règnes qu'on se plaît à qualifier de glorieux. Mais ce sont là jeux de princes : sous la XIX*^ et la XX^ dynastie le propre fils de Ramsès II et les membres de la famille, du harem et de hauts fonctionnaires de la cour de Ramsès III se révoltèrent contre ces deux Pharaons. Rien ne saurait mieux démontrer pratiquement que « le chef du troupeau n'est qu'un animal comme un autre ». D ailleurs la mort ne l'épargnait pas plus que les autres hommes et c'eût été une preuve palpable que le même destin était réservé à tous, si l'on ne s'était pas ingénié à faire montre do distinctions honorifiques dans un fait qui proclame aussi énergiquement leur commune destinée, c'està-dire leur égalité.

En outre, par une heureuse inconséquence, les rois étaient justiciables du même Dieu que leurs plus humbles sujets. Ils devaient. eux aussi. faire leur apologie par-devant Osiris et ses quarante-deux asvsesseurs: seulement il devait leur être plus difficile de la faire, parce que leurs devoirs avaient ét^ plus complexes, en raison même de leur éminente dignité. Le fait est que. si l'on examine de près le rôle de ces rois dans leurs rapports avec leuis sujets, on ne peut s'empêcher de trouver qu'ils ont pris leur royauté très au sérieux et qu'ils se sont efforcés d'administrer leur pays de la meilleure manière qu'il leur était possible. Sans doute l'histoire d'Egypte, comme toutes les autres histoiresdes sociétés humaines, peut nous présenter des individus qui ont forfait à tous les devoirs qui leur incombaient en vertu do leur prééminence ; sans doute aussi le favoritismeet le népotisme ont joué une grande part dans l'histoire sociale: mais ce sont là des faits particuliers, et quand même tous les Pharaons eussent cté,par impossible,des êtres vicieux au supi'éme degré, ces faits particuliers ne prouveraient rien contre un fait général ,à savoir que les obligations de la royauté étaient très élevées ; car ces obligations n'au-

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raient pas pu devenir aussi élevées si les idées avaient été basses ou simplement mesquines. Aussi le fait que nous avons vu mentionné par Diodore de Sicile, à savoir que le Pharaon devait chaque matin lire les [innombrables lettres qui lui étaient écrites de tous les points de son Empire est-il confirmé par les documents indigènes et n'y a-t-il aucune exagération essentielle dans les lignes suivantes que nous a conservées un papyrus du British Muséum, lequel renferme une lettre adressée au Pharaon par un fonctionnaire qui lui voulait faire sa cour: « Tourne ta face vers moi, toi, soleil, qui brilles à l'horizon, qui éclaires les deux terres par tes beautés, toi. disque solaire pour les hommes, qui mets en fuite les ténèbres loin de TÉgypte. Tu as Tapparonce do ton père Rà qui sort des excavations célestes. Tes rayons atteignent jusqu'aux choses les plus éloignées et aucun lieu n'est privé de tes beautés. Ainsi, tu conduis chaque pays. Quoique tu reposes en ton palais, tu saisis les paroles de toutes les terres; car tu as des millions d'oroilles. Ton (eil est plus éclatant que l'étoile du ciel et tu peux mieux voir que le soleil. Ce que Ton dit dans la terre la plus éloignée, ton oreille le saisit, et si je fais quelque chose qui est défendu, ton œille voit, o dieu Rà, riche en existence, descendu do Râ. toi maître de la beauté qui donnes les souffles (de vie). » Quoique Thyperbole soit un peu forte dans ces flatteries adressées à un Pharaon, cependant, je Tai dit, il n'y a pas exagération essentielle dans les idées exprimées. Le Pharaon avait bien, répandus sur la terre d'Egypte et dans tous les pays sur lesquels il avait établi son empire, des milliers d'yeux et d'oreilles chargés de tout voir et de tout entendre, afin de lui faire un rapport fidèle. C'étaient les innoml)ra])les fonctionnaires auxquels il avait délégué une partie d(î son autorité, si minime fût-elle; mais c'étaient surtout les grands officiers chargés d'inspecter leurs subordonnés, ceux qui portaient le titre, si envié et dont on se montrait si fier, qui exprimait.ee poste de confiance : Les yeux du roi dans

la lfai(te-Efff/p(t\ ses oreilles dans la Basse-Efjypte, et, bien qu'il faille toujours faire dans de semblables titres la part de la ni<**taphore. il ost bien vrai, malgré tout, que ce titre répondait à cpieUpie chose de réel, qu'il marquait la sollicitude du Pharaon pour son peuple et le soin qu'il prenait d'avoir partout des surveillants pour se rendre compte de la manière dont fonctionnait Timmense machine administrative» à la tête de hKjuelle il se trouvait. Quand même (*e soin aurait eu pour unique point de départ l'égoïsme le plus évident, ce n'en serait pas moins une ] preuve qui* les iilôvs moralisatrices faisaient peu à peu du progrés et que, pour être IMiaraon, on n'en était pas moins un homme dans l'acceptii^n la plus élevée de ce mot. Les l/eifr et les nreillrs du Pharaon égyptien sont les avant- | coureuis d«»s /m'ssi (loniiniri i]^^ lépocjuc carolingienne.

I.es hauts fonctionnain^s étai«Mit nommés par le Pharaon. lVaj)rès tout ce (jue nous coimaissons de l'administration égyptienne, quoi(iU(» les tils du Pharaon eussent beaucoup plus de chances d'arriver à un poste honori tique et lucratif que les autie< ollici(M> (pii n'appartenaient pas à la même famille, cependant on ne peut nier que, d'après les inscriptions l)iographi(|ues trouvi'M's dans les tombeaux, les hautes charges ne fussent la réconi|>ense de toute une vie passée au serviet* du Phanion. Si (pielqu'un avait montré des aptitudes l)lus (ju'ordinaires dan.s les petites fonctions confiées à sa jtnmesse, il s'élevait |>eu à peu vers des dignités plus hautes et recevait unt* plus large part de l'administration. Si les Pharaons ont prodigué les charges ;\ leurs enfants ou aux princes de leurs maisc^ns, «'étaient le plus souvent des charges ho!îorili(pn»s ou qui n'exigeaient pas nécessairement de grandes (|uaiil<'s en celui (pii en était revêtu; mais sans doute les Pharaons égyptien> ne >ei>rivaient pas des services d'un homme intelligent et apte aux affaires administratives parée (pi'il était leui* tils ou mend.>re de leur famille: il y avait même certaines chaiges qui semblent leur avoir été

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réservées. Toutefois, le plus grand nombre des hauts fonctionnaires égyptiens n'étaient pas de famille pharaonique.

Il est facile de comprendre comm<»nt. sous le Nouvel- Empire thébain, avec une administration aussi centnilisée que celle dont le Pharaon était le chef, ce même Pharaon eilt besoin d'une grande quantité de fonctionnain^s. L'administration particulière des biens du Pharaon, crilc des revenus publics, celle du revenu des temph's étaient des administrations spéciales où il était refjuis, eomme dans toute administration, d'avoir de la probité : c'est la vertu première (|u'on (»xige dans toute fonction publiqu»». ^^' n'y insistem pas davantage: car ce n'rst |)as mon sujet. Mais il y a tout un coté de l'administiation qui relève diiectemr'nt de cet ouvrage, et je dois m'y arrêter assez longuement : je veux parler du fonctionnem(»nt de la justice en Kgy|)te.

La Justice pour les Égyptiens, nous l'avons vu, n'était autre que la conformité de l'acte avec la règle de l'équité. r»t cette équité se mesurait aux principes sociaux qui s<»nt à la base de toute société. Le nom de la Justice n'<'»tait autre <|ue celui de la Vérité, ces d<Mix idées étant corrélalives. et les Égyptiens exprimaient par un seul mot la conformité de.> paroles et des actes avec la lègle. Cette règle, nous l'avons vu aussi, avait été posé(» dès les conun<»ncements de la société humaine et le Papyrus Prisse parle des bornes immuables de la Justice (|ui n avaient point varié dei)uis le temps d'Osiris, l'initiatetu* du genre humain dans l»»s voies de la civilisation. C'est cette Vérit«'». nous le savons, (pii formait la nourriture des dieux ou du Dieu unique, selon les époques. Aussi cette Vérit<'> de Dieu formait elle la raison d'après laquelle il intervenait dans les îillaires des hommes, c'est-ii-dire la Justice. C'est celtes Justice que va r<*n(lre dims la vallée du Nil la Xeuvaine des dieux c|ui \mn\{\ piti<Mlu sort de Bataou dans le Conte des deiur Frères, et c'est ainsi que la croyance populaire traduisait à ses sim[)]es goûts l'une des questions les plus importantes à toute société.

Si les auteurs égyptiens ont ainsi attribué à laneuvaine divine la mission d'aller parcourir la t^rre entière pour rendre la justice, c'est qu'ils savaient fort bien que telle était la coutume de Tadministration pharaonique. L'un des titres les plus fréquents que prend le Pharaon dans les protocoles complets qu'il prodiguait sur les monuments est: « Celui qui donne des lois aux deux pays du Sud et du Nord, » et l'un des compléments de ce titre est ce que nous avons déjà entendu exprimer plus haut par le poète qui envoya au roi les louanges hyperboliques que nous savons. Si le roi avait des millions d'oreilles (lui percevaient la pensée alors qu'elle n'était pas encore énoncée, comme dit un autre texte; s'il avait des millions d'yeux qui atteignaient les endroits les plus secrets, c'est qu'il devait s'en servir pour rendre la justice en Egypte. Si le Dieu entendait les soupirs du pauvre et de l'opprimé . les doléances de la veuve et de l'orphelin, le Pharaon devait aussi entendre les unes et les autres, puisqu'il était Dieu sur terre. Et il le faisait; seulement il était obligé de déléguer son autorité; car, s'il avait des millions d'yeux et d'oreilles, ce n'était que par métaphore : en réalité, ^^.^^ moyens étaient bornés comme ceux des autres hommes.

Il déh^guait cette autorité aux chefs de nome, aux chefs de distn(*t par le moyen des chefs de nome, aux chefs de village par le moyen des chefs de district. Nous ne |K)uvons pas i)rendre sur le fait l'exercice de toute cette délégation, mais nous i)ouvons voir comment un grand officier, le comte nomarque de Thèbes, Rekhmara, remplissait ces fonctions sous le règne de Thotmès III, le plus grand des conquérants égyptiens. Ce comte nomarque, préfet de Thèbes, était en même temps premier prophète de la déesse Vérité-Justice, dont j'ai défini le rôle dans les théories égyptiennes. Comme prêtre de cette déesse Vérité-Justice, il en était favorisé et, dans une inscription de son tombeau, il est dit : « Préfet

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favorisé par la fille du soleil \ elle t'aime, te protège chaque jour, elle embrasse tes chairs et ton épaule : toute majesté qu'elle est, elle serre ton corps dans ses bras, afin que tu fasses une durée bien remplie sur terre, associé au Pharaon.» Ainsi Rekhmara qui tenait une délégation du Pharaon, rendait la justice en qualité de prêtre de la déesse Vérité- Justice et, comme on Ta dit excellemment, a il portait le titre de prêtre; mais la salle d'audience était le temple où il officiait et la Justice la déesse qu'il servait* ».

Cette salle d'audience nous est représentée dans le tombeau du grand dignitaire. Au-dessus de la porte d'entrée, étaient gravés les cartouches et les titres du roi, pour marquer par là que la Justice était rendue au nom « du Dieu bon, fils du Soleil, qui donne la vie, qui fait gouverner la Justice éternellement, qui aime la Justice». C'était là que chaque jour il se rendait pour exercer les fonctions de sa charge et les textes de son tombeau nous disent que: « dès la pointe du jour il se levait pour entendre les requêtes des pi*ovincesduMidi et des provinces du Nord. Il ne rebutait personne, ni petit, ni grand, et le mal fait au pauvre, au ^'i^illard. à Tattligé, Horus* le retournait à son auteur. Il siégeait pour mettre la paix dans le pays entier, dispensant 'î^ justice sans faire attention aux dons, aux démarches, aux offrandes, jugeant avec (^uité le pauvre et le riche, sans que pleurât celui qui lui avait adressé une requête. » ('es paroles sont déjà assez significatives ; mais il semble cei)endant qu'elles ne raient pas paru assez aux scribes qui ont décoré le tombeau, car ils v sont revenus une autre fois encoie. et la légende, qui se trouve au-dessus de l'endroit où le piéfet

1. Il s'agit ici de la déesse Vérité-Justice qui est toujours appelée fille de Rà, c'est-à-dire du soleil, dans les textes égyptiens.

2. Virey, Tombeau de Rekhmara, p. 1.3, dans les Ment, de la Miss. du Caire.

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