‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 57 sur 212 · ne put y en avoir qu'après la conquête persane · texte numérisé non relu

ne put y en avoir qu'après la conquête persane

étaient très sévères. Celui qui était convaincu d'avoir violé ime femme libre devait avoir les parties génitales coupées ; car on considérait que ce crime comprenait en lui-même trois maux très grands : Tinsulte, la con^uption des mœurs et la confusion des enfants. Pour l'adultère commis sans violence, l'homme était condamné à recevoir mille coups de verges et la femme à avoir le nez coupé; le législateur voulant qu'elle fût privée de ces attraits qu'elle n'avait employés que pour la séduction * .

«Les lois relatives aux transactions privées sont, dit-on, l'œuvre de Bacchoris. Elles ordonnent que ceux qui ont emprunté de l'argent, sans un contrat écrit, soient acquittés, s'ils affirment* par serment qu'ils ne doivent rien; car les Égyptiens ont les serments en grand respect. Puis il est évident que celui qui emploie souvent le serment finit par perdre tout crédit; et afin de ne pas se priver de cet avantage, tout le monde est intéressé à ne pas abuser du serment. Ensuite, le législateur a pensé qu'en plac;ant toute confiance dans la probité, tous les hommes tâcheraient, par leurs mœurs, de ne pas être diffamés comme indignes de foi. Enfin, il a jugé qu'il était injuste de se refuser à croire sur serment, dans une transaction commerciale, lorsqu'on avait accordé crédit sans exiger le serment. Il était défendu à ceux qui prêtent sur contrat de porter par l'accumulation des intérêts '<îcapital au delà du double; les créanciers qui demandaient

'• Cette dernière phrase semble au-dessous de la réalité; car nous ^^ons déjà vu que sous l'Ancien-Empire, la femme adultère était mise

'''ort^ainsi que son amant; mais il faut dire que mille coups de verges ^^^ appliqués sont plus que suffisants pour donner la mort. Quant au ''^Piice de la femme d'après Diodore de Sicile, il semble bien avoir été '''traireaux mœurs égyptiennes, telles que nous les connaissons. En

''^t le cas de la femme libre violée est sujet à amphibologie, quoique 'Mention de la confusion possible des enfants semble comprendre *U Itère; en tout cas, la mort était le châtiment du crime, nous le

le remboursement ne pouvaient s'adresser qu'aux biens du débiteur, la contrainte par corps n'étant en aucun cas admise. Car le législateur avait considéré que les biens appartiennent à ceux qui les ont acquis, soit par leurs travaux, soit par transmission, soit par don ; mais que la personne du citoyen appartenait à l'Etat qui, à tout moment, peut la réclamer pour son service, dans la guerre comme dans la paix. Il serait en effet absurde qu'un guerrier pût, au moment de combattre pour la patrie, être emmené par un créancier et que le salut de tous fût compromis par la cupidité d'un particulier. Il paraît que Selon avait également apporté cette loi à Athènes, à laquelle il donna le nom de Lisachthia et qu'il remit à tous les citoyens les dettes qui avaient été contractées sous h condition de la contrainte et de la perte de la liberté individuelle. Quelques-uns blâment non sans raison la plupart des législateurs grecs d'avoir interdit la saisie des armes, de. la charrue et d'autres instruments nécessaires, et d'avoir au contraire permis de priver de la liberté ceux qui se servaient de ces instruments.

» Il existait aussi chez les Égyptiens une loi très singulière concernant les voleurs. Elle ordonne que ceux qui voudraient se livrer à cette industrie se fissent inscrire chez le chef des voleurs et qu'ils rapportassent immédiatement les objets qu'ils aurai<M]t dérobés. Los personnes au préjudice des(juelles le vol avait été commis devaient à leur tour faire inscrire chez ce chef chacun dos objets volés, avec l'indication du lieu, du jour et de Thcure où les objets avaient été soustraits. De cotte faoon on retrouvait aussitôt les choses volées, à la condition do payer le quart de leur valeur pour les ropreMulre. Dans l'impossibilité d'empêcher tout le monde de voler, le higislatour a trouvé un moyen de faire restituer, pour une modicjue rançon, tout ce qui a été dérobé ^ »

Tell(»s sont, d'après un historien grec du premier siècle

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