‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 75 sur 212 · AVANT-PROPOS XIII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XIII

la recherche aussi libie qu opiniâtre du vrai, et par cornéquent la ferme rjolonté de (^extraire des documents si souvent obscurs et fragmentaires où, la vérité historique est ensevelie.

Mais s'il n'existe pas eticore ailleurs d'organisation analogue à la nôtre, nous nous plaisons à constater que les études d'histoire des religions indépendantes de toute attache confessionnelle auxquelles nous nous consacrons et qui ont été introduites dans notre haut enJfcignement par la a^éation de la chaire de t histoire des religions au Collège de France, s introduisent de plus en plus dans le haut enseignement à ^étranger. Dans les dernières années, plusieurs cours portant sur ces mêmes éludes ont été institués dans les universités étrangères, notamment aux Etats-Unis. On reconnaît ainsi toujoursplus la nécessité d'étudier les phénomènes de la pensée et de la vie religieuse selon la méthode et les principes que nous nous efforçons d'appliquer à l'École des Hautes Études. Ce phénomène est pour nous tous un précieux encouragement.

La section des sciences ^ religieuses entre donc avec confiance dans son second décennal. Bien que ne préparant à aucun examen, ne pouvant délivrer que des diptdmes honorifiques, elle a vu ses conférences suivies depuis sa fondation par un nombre croissant d'élèves de tout âge et de toute nationalité. Car aucune condition d'admission n'est imposée. Comme on pouvait s'y attendre, l'austérité des recherches ne tarde pas à lasser ceux qui s'étaient inscrits sans se rendre un compte exact de la nature des leçÂ)ns qui s'y donnent. Mais il reste toujours un noyau suffisamment nombreux d'amis de la science cultivée pour elle-même, et la section estime quelle remplit sa tâche essentielle en s' efforçant d'élever tous les jours

AVANT-PROFOS

vn peu plus l'érudition /ranruise à la hauteur qu'on a le droit d'exiger d'elle. Elle coopère ainsi avec sa sœur ainà, ] la grande section des sciences philologiques, avec laquelle elle entretient d'excellents rapports^ d'autant meilleurs qu'ils ne sont pas réglementés.

Nous ne terminerons pas cet avant-propos sans adresser l'expression de notre gratitude au département de l'Instruction publique, dont les hauts fonctionnaires n'ont cessé de donntr à la 5® section les preuves réi tirées de leur bienveillante sollicitude dans les limites nécessairement resserrées d'un budget malheureusement trop restreint.

Paris, janvier 1896.

A. Réville,

Président de la 5* Section de VÉcole pratique des Hautes Études, à ta Sor bonne.

LES

)UTUMES FUNÉRAIRES

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