G. Turner, Samoa, p
4. Abbi L.Verguet, Arossi ou San Christoeal, lîeo. d'Ethnographie, V, p. 207.
5. Elton, Notes on the Natices of the Solomon Islunds, in Journ. of inthrop. Inst., XVII, p. 98. Cf. Glaumont, Usages, mœurs et couurnes des Néo-Calédoniens, Reo, d'Ethnogr,, VII, p. 121.
bien convaincu qu'il n'y trouvera personne à tourmenter*. Au témoignage de Hartzer, en Nouvelle-Bretagne, ht parents du défunt pendant toute la durée du deuil, ne doivent participer à aucune danse, à aucune malanghen, et ne peuvent ni se baigner ni se laver*. Dans la tribu de Wagap (Nouvelle-Calédonie), le culte consiste surtout en quelques sacrifices faits dans les cimetières par les sorciers ou par des personnes consacrées à cet effet; nul autre n'y a accès, celui qui y pénétrerait aurait à craindre de terribles malheurs'. Lorsqu'un Canaque, (en Nouvelle-Calédonie), a enseveli uii mort, il laisse pousser ses cheveux et les enferme dans un turban fait de racines de banians battues à la main; il ne doit jamais se découvrir, et lorsque chaque matin il arrange sa coiffure en quelque coin bien ignoré, s'il était aperçu par une femme, il lui faudrait faire des ablutions purificatrices*. C'est la coutume en Nouvelle-Calédonie de faire garder dans les bois sacrés qui servent de lieux de sépulture les cadavres des chefs par un guerrier. Son contact entraine la peine de mort, aussi lui apporte-ton sa nourriture dans un lieu désigné que le porteur, son office accompli, fuit de toute U vitesse de ses jambes*. Il est clair que si l'on tue ceux qui touchent le gardien du mort, c'est qu'ils sont devenus dangereux à son contact. D'après Vieillard et Deplanche, l'accès des cimetières est interdit à tous en Nouvelle-Calédonie et Ton n'y doit pénétrer que pour y déposer les morts. C'est une croyance répandue qu'ils sont hantés par des