Id., ibid,, II
3. Mac Gillivray, Voyage of ihe RatHesnakc^ Londres, 1852, t. II, •.10.
4. A. C. Haddon, The ethnography of ihe tccsiern tribe of'Torres Urait, Joitrn. ofthe Anthrop, Inst., t. XIX, p. 410, 411.
vaincus qu'il leur arrivera malheur s'ils touchent à certain! objets ou s'ils tuent certaines bêtes ^ Les Canaques de II Nouvelle-Calédonie, au témoignage du P. Montrouzier, cueillent toujours les bananes vertes , parce qu'on encourt en mangeant les bananes mûries sur la plante la haine des Muakegnes, génies malfaisants qui hantent les bois. lisse réservent ces fruits et font mourir ou rendent fous ceux qui les en privent. Les hommes ne doivent manger des igname» qu'un mois seulement après le prieur (le sorcier), les femmes un mois après les hommes ; ceux qui violent ces règles sont persuades qu'ils seront atteints de Téléphantiasis ou attaqués par les requins *. L'extraction de la première igname est une fête, et nul ne peut toucher à la racine sacrée tant que le chef de chaque village n'a pas hurlé d'une case construite tout exprès le signal d'usage. Après cette cérémonie, les hommes peuvent manger des ignames, mais les femmes en sont encore privées, sous peine de mourir dans l'année. Elles obtiennent enfin grâce et sont autorisées à manger des ignames, mais pendant un mois encore des ignames bouillies seulement; celui ou celle qui les ferait alors rôtir sous la cendre s'exposerait à périr dans l'année \
A Aneiteum (Nouvelles-Hébrides), les premiers fruitssont offerts aux dieux, et lors des fêtes, nul ne peut toucheraux aliments jusqu'à ce qu'une portion en ait été présentée aux dieux par un prêtre, (un sorcier). Quand cela a été fait et que le prêtre a goûté aux aliments, ils ne sont plus dès lors sacrés, et la multitude affamée peut librement et sans avoir plus à observer aucune restriction, satisfaire son appétit*.
1. J. Agostini, Coutumes et Crot/ances des Noueelles-HébridetiR^' des tvad. popuL, janv. 1893. p. 50, 59.