‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 85 sur 212 · Codiinglon. loc. cit., p · texte numérisé non relu

Codiinglon. loc. cit., p

^s qui appartiennent à la vaste classe des tabous sexuels \miliaux. Tout d'abord dans certaines circonstances les liions sexuelles sont rigoureusement prohibées : à Maag, par exemple, elles sont interdites, pendant la saison la pèche à la tortue, aux gens non mariés; si cette règle it violée, on ne prendrait pas de tortues \ Haddon mennne l'existence d'une interdiction analogue en Nouvellelinée pendant la durée de la saison d'amour des tortues'. 1 Nouvelle-Calédonie, les guerriers doivent s'abstenir d<5 ute relation avec leurs femmes à la veille d'une entrée i campagne; pendant le jour qui précède la |)hintation dos inames et durant le deuil d'un chef, In môme interdiction iten vigueur*. Si un homme de la tribu de Mowat ix des îlations intimes avec une femme pendant la période cataléniale et qu'il ait ensuite des rapports avec une autre îmme, il sera atteint d'une maladie mortelle et mourra internent *.

Les femmes, à chaque i)ériode cataméniale, pendant la rossesse et après l'accouchement, et les jeunes filles penint les mois ou les années qui précèdent et suivent ûmédiatement l'apparition des premières règles, sont aseintes à l'observance de prohibitions très rigoureuses, e Révérend G. Brown raconte qu'en Nouvelle-Irlande, les les des chefs sont enfermées pendant 4 ou 5 ans en dessor- 8 de cages, faites de larges feuilles de pandanus si ctroiteent cousues que la lumière n'y peut pénétrer; elles ne sornt de cette captivité que pour se» marier. Ces cages sont acées sur une plate-forme de bambou dans une case rigouusement tabouée à tous les hommes qui no sont pas de la

:. Haddon, ioc. cit., p. 357, 397.

î. Notes on Bearilmorc*i? papci\ Joitrn. of Anthvujt. Insrif., l. Xl\,

I. Df» Rochas, Ioc. cit.. p. 280. Cf. Vieillard et De])lanch(', Un-, cit.,

'iO. Mootrouzier, Ioc. c77.,*p. 367.

l. E. Beai'dmore, lue. cit.. p. 160.

famille. Il est interdit aux jeunes filles de poser le pied sur le sol pendant tout le temps qu'elles passent dans ces cages. Parfois la captivité est beaucoup moins longue et ne dure guère qu'un mois, les jeunes filles sont alors enfermées an moment de Tapparition des premières règles \ B^n Nouvelle- Calédonie, les femmes sont tabouées pendant la période cataméniale, pendant et après les couches et durant l'allaitement'. Des cases spéciales leur sont attribuées pendant la durée de leur période mensuelle. L'accès en est rigoureusement interdit aux hommes. Pendant cette séquestration, les femmes, dans les rares sorties qu'elles sont autorisées à faire, doivent s'abstonir d'entrer dans les autres habitations. La case où l'une d'elles aurait pénétré serait considérée comme entachée d'une souillure ineffaçable et réduite en cendres*. Pendant la grossesse et l'allaitement, elles sont assujetties à l'observance de certaines pratiques d'observance; elles ne doivent pas manger de chair de tortue, il leur est défendu de couper leurs aliments avec certaines coquilles; elles ne doivent parler à aucun homme sans nécessité absolue. Quand approche le moment de la naissance de l'enfant, la femme est réputée impure, elle abandonne le village et son mari et se rend à un endroit éloigné dans une case dite de souillure*. D'Albertis signale, en Nouvelle-Guinée, l'existence de cases spéciales destinées aux accouchements et dont l'accès est interdit aux hommes'. Chez les Papous de Dorei, les femmes qui viennent d'accoucher sont enveloppées d'une sorte de tente faite de nattes étroitement cousues, avec

1 . B. Danks, Marriaqe Customs ofthe New Britain group, in Journ. Anthrop. Inst., t. XVIII, p. 281. Cf. Powell, loc. cit, p. 249.

2. De la Hautière, loc. cit., \k 31. Cf. La Tribu de Wagap, p. 10. Vieillard et Deplanche, loc. cit.. p. 30, 75.

3. E. Bouigey, loc cit., p. 28. Cf. de Rochas, loc, cit., p. 283. Montrouzier, loc. cit.^ p. 367.

4. Glaumont, loc. cit.^ p. 78. Cf. J. Garnier, loc, cit,^ p. 183.

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