‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 87 sur 212 · Meyners d'Estrey, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Meyners d'Estrey, loc. cit., p

En dehors même de ces périodes spéciales de leur vie, il pèse sur les femmes tout un système compliqué d'interdictions, et souvent aussi les hommes doivent éviter leur contact ou celui des objets qu'elles ont touchés. Aux fies du duc d'York, il est formellement interdit aux femmes et aux enfants de voirie Duk-Dqk, (cest une sorte de magicien déguisé en casoar et qui joue un rôle prépondérant dans les cérémonies d'initiation) ; s'ils venaientà l'apercevoir, sa seule vue les tuer«iit\ La m6me croyance existe en Nouvelle-Bretagne; la veille du jour où l'on attend l'arrivée du Duk-Duk, les femmes disparaissent ou s'enferment dans leurs maisons; elles s'exposeraient à une mort certaine si elles s'enhardissaient jusqu'à regarder ce casoar gigantesque à hideuse face humaine*. Les femmes sont tenues sévèrement à l'écart des rites que célèbrent les sociétés secrètes, tels que le Qatu des Nouvelles-Hébrides, le Tamate des îles Banks ou XeMaiambalade Florida (lies Salomon)'. Elles ne peuvent pénétrer dans le Gamal, qui sert de lieu de réunion au Suqe^ cette sorte de club à demi religieux, très analogue à une espèce de franc-maçonnerie et dont font partie tous les adultes qui possèdent quelque fortune*. A Muralug et à Nagir. il est interdit sous peine de mort aux femmes de s'approcher du lieu où se fait l'initation des jeunes gens*. En Nouvelle- Calédonie, il est réservé aux hommes seuls de teindre la corde en poils de loussettes qui leur sert d'ornement (et peutêtre d'amulette). Le lieu où se fait cette opération est taboue et Ton en écarte les femmes avec d'autant plus de soin que l'on craint que leur présence n'expose les travailleurs à voir arriver auprès d'eux lesgénies protecteurs des roussettes, qui,

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