‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 89 sur 212 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

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est rigoureusement tabouée (même alors qu'elle est vide), aux jeunes filles \ L'accès du temple de Semèse, (Freshwster-Bay), est interdit aux femmes. Elles ne peuvent, non plus que les jeunes gens non initiés, s'approcher des temples où les idoles des Motu reçoivent un culte. Rua, l'un des chefs du village de Malva, affirmait que si une femme ou un jeune homme jetait un regard dans le dubu (temple), il serait aussitôt atteint d'une maladie repoussante et incurable'. Les femmes, aux îles Salomon, ne peuvent assister au repas d'un chef ni même à celui de leurs maris '. D'autre part, il est certains travaux auxquels seules les femmes ont le droit de participer ; c'est ainsi par exemple qu'en Nouvelle-Guinée, ce sont les femmes qui s'occupent seules de la fabrication du sagou. On entoure d'une palissade le lieu où elles travaillent; il est taboue et nul homme ne doit sous aucun prétexte en approcher *. Quand on a achevé de labourer la terre, (région de Port-Moresby), les femmes prennent possession du sol et s occupent des plantations et des semailles. Ce sont des ouvrages auxquels il est interdit aux hommes de participer*. Des interdictions analogues à celles auxquelles doivent se soumettre les jeunes filles au moment de leur puberté viennent régler la conduite des jeunes gens pendant la période de l'initiation. En Nouvelle-Bretagne, après qu'un adolescent a été admis au nombre des hommes et lorsque les cérémonies d'initiation sont terminées^ il se retire dans une hutte faite de feuilles de cocotier tressées ensemble, et il y passe les journées entières ; il peut sortir la nuit, mais il doit éviter avec grand soin de rencontrer les femmes de sa

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