Id., ibid., p
5. In J. W. Lindt, Picturesque New Guinea, p. 182. Cf. J. Chalmers et W. Wyatt Giil, loc. cit., p. 230.
60 TABOU MÉLANÉïJlEN
Le mariape est, lui aussi, Toccasion de tabous multiples: ce sont tout d'abord les règles d'exogamie qui interdisent formellement à un homme d'épouser une femme qui appartient àla même famille paternelle ou maternelle, au même clan totémique, ou la même division, au même cece que lui: leur violation entraînerait les conséquences les plus terribles, très probablement la mort, pour celui qui s'enhardirait jusqu'à ne les respecter pas \ Dans les lies du duc d'York, pendant les préliminaires du mariage, le jeune homme doit se retirer dans la brousse; ce n'estque lorsque tout est conclu qu'on va le chercher, et souvent il s'est fort éloigné pour échapper aux esprits de ses parents morts, qui exerceraient à ce moment sur lui une très niauviiise intluencc'. En Nouvelle- Calédonie, l'époque du premier rapprochement sexuel est lixée par les parents ou les vieillards*. C'est ordinairement pour les filles 1 âge de 16 ou 17 ans. Si elles devançaient ce terme, elles seraient, pensent-elles, atteintes d'une maladie mortelle*. « Après être restés ensemble et libres de leurs actes pendnnt 24 heures, les nouveaux mariés s'éloignent l'un de l'autre pour quatre jours. Pendant cette séparation la jeune femme absorbe une boisson préparée par un sorcier; le cinquième jour, les époux peuvent se réunir, puis la mariée boit de nouveau le liquide du sorcier. Ce n'est qu après cette deuxième épreuve qu'elle est classée au rang des femmes et peut remplir désormais ses fonctions d'épouse sans craindre les maléfices*.» En Nouvelle-Guinée, si un jeune homme
1. KCodrington. /oc. aV.. p. 2:3, 24. Ch.M.Woodford, Londres. 1890. A natitralist among thc /icad-hunters, p. 40. Mac Donald, OccuniOt linguisdc and anthropoloyiral, p. 181. B. Danks, loc. cit., p. 281, 292. Haddon, loc, cit., p. 315. Beardmore, loc, cit,, p. 460.