‹ Essai sur l'évolution historique et philosophique des idées morales dans l'Égypte ancienneChapitre 93 sur 212 · E. Beardmore. lor. rit., p · texte numérisé non relu

E. Beardmore. lor. rit., p

poisson qui ait été pris avec riiameçon, le filet ou le casier. Après sa naissance, le père doit s'abstenir pendant un mois de tout travail pénible. Après la naissance de Tun quelconque de ses enfants, il doit éviter de traverser ces lieux sacrés où l'enfant ne pourrait pénétrer sans risque. A Araga (Nouvelles- Hébrides), le père doit, avant la naissance de l'enfant, observer la même prescription; après sa naissance, il lui faut s'abstenir de coquillages; sans cela, l'enfant se couvrirait d'ulcères. A Tile des Lépreux, pendant dix jours, le père ne doit point travailler, ni se baigner, ni grimper aux arbres \

Notons enfin dans ce même groupe des tabous sexuels et familiaux cette curieuse obligation de s'éviter les uns les autres, et parfois de ne se point nommer, que font les coutumes aux membres d'une même famille. A Efate (Nouvelles- Hébrides), il est interdit au gendre de toucher son beau-père ou sa belle-mère. La belle-mère doit même s'envelopper la tête dès qu'elle aperçoit son gendre. Les indigènes sont convaincus que, s'ils n'obéissaient point à cette prescription, ils deviendraient pauvres*. Codrington a trouvé des interdictions analogues en vigueur dans les autres îles de l'archipel. A l'ile des Lépreux, par exemple, le gendre et la belle-mère peuvent bien se parler, mais de loin et sans se regarder*. Aux îles Banks, il est interdit à un homme de prononcer le nom du père de sa femme, mais il peut s'asseoir auprès de lui et lui parler; il ne peut en revanche ni prononcer le nom de sa belle-mère ni s'approcher d'elle. Il lui est également défendu de désigner par leurs noms le frère de sa femme et la femme de son fils. A Vanua-Lava, on ne pourrait décider un homme à suivre sa belle-mère le long de la grève avant que les vagues n'aient effacé la trace laissée par ses pas. L'iûte^

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