E. Beardmore, loc. cil,, p
S. De Rochas, loc, cil. <, p. 239, 257. Cf. Lemire, loc, cit., p. 164;
.touillet, loc.cit,y p. 212; Glaumont, loc. cit., p. 84; Montrouzier,
:. cit., p. 366.
S. Codrington, loc. cit„ p. 232.
particulièrement périlleuse, contre les multiples dangers surnaturels. L'un de ces dangers pour des populations qui vivent en partie de leur chasse ou de leur pêche est d'être magiquement empêchées de tuer du gibier ou de prendre du poisson. Certaines précautions sont à prendre pour écarter la mauvaise chance. Les tribus qui avoisinent Port-Moresby s'astreignent rigoureusement à certaines observances pour assurer le succès de la pêche : 1° il faut, pendant la pêche, rester silencieux; parler à un pêcheur, ne lui dit-on qu'un mot, c'est l'empécluT de prendre aucun poisson; 2^ lorsque les pêcheurs partent pour aller prendre les tortues, tout doit demeurer muet dans le village ; les gens s'enferment dans leurs maisons et v demeurent immobiles et silencieux. Le village ne reprend son aspect accoutumé que lorsque les pêcheurs ont gagné le large \ Stone rapporte que lorsque les indigènes partent pour la chasse aux kangourous, ils ont soin de ne pas prononcer une parole, convaincus que, s'ils se laissaient aller à rompre le silence, ils ne tueraient rien*. Il est certains lieux que les naturels des archipels mélanésiens évitent avec soin, parce qu'ils les jugent dangereux, certains animaux qu'ils ne se risqueront jamais à tuer. A Valu va (îles Banks), il y a une source profonde où nul n'ose regarder. Si le visage d'un homme se reflétait dans ses eaux, l'homme mourrait ; l'esprit qui habite la fontaine s'emparerait de son reflet, et en même temps de sa vie. Il est réputé dangereux aux Nouvelles-Hébrides de s'approcher de certaines pierres sacrées. Si l'on ne réussit point par les sacrifices appropriés à apaiser l'esprit qui y demeure, on est à peu près certain d'être atteint do quelque maladie ou d'être victime d'un accident. La même superstition se retrouve aux îles Banks. Nul ne se hasarderait dans cet archipel à tuer un martin-pécheur.