APPARITION DE LA CONSCIENCE
modation visuelle. Pendant le premier mois, mon enfant sembla ne s'intéresser^ qu'à l'intensité lumineuse des objets, indépendamment de leur distance et de leur forme. Au cours de la cinquième semaine, il lui arriva très fréquemment de loucher, quand on écartait ou rapprochait de ses yeux l'objet qu'il regardait (i). Il est plus que probable que ce croisement des axes visuels amena plus d^une fois les deux images à coïncider. Or, cette superposition des deux images, renforçant, comme on sait, Timpression lumineuse, doit être suivie de la décharge spéciale qui suit toutes les adaptations heureuses. Si donc on admet, comme nous avons tenté de rétablir, que le propre des réactions circulaires est de tendre à renouveler l'excitation favorable, il est évident qu'après un certain nombre d'expériences, toute impression lumineuse se traduira par une décharge spéciale, propice à la convergence des axes visuels.