XVIII INTRODUCTION
peuple Hellène, figurant sur les monuments. Dans tous les textes bilingues ou trilingues où on le rencontre, ce mot est constamment rendu par ''EXT.yivs; et sur tous les basreliefs portant le cartouche des Ha-neb-u, on reconnaît facilement le type et le costume des Grecs du vieux temps*^. Aussi, sans nous préoccuper davantage de ce que ce mot peut signifier, nous allons nous en servir comme guide dans la recherche des textes qui font mention du peuple qui le portait, et nous nous estimerons très heureux si nous parvenons toujours à deviner ce qui s'y trouve écrit à son sujet.
Grâce aux travaux de MM. Lepsius, Brugsch, Wiedemann, Maspero, et tout dernièrement de M. Max Miiller, il est aujourd'hui acquis à la science que le mot Ha-neb-u se retrouve dans les plus anciens textes égyptiens, en commençant par ceux qui tapissent les chambres mortuaires des grandes Pyramides- de Pepi et de Teta, les deux premiers Rois de la VP dynastie (3500 ans av. J.-C.)**. Et le plus important^ c'est que partout où ce mot est écrit, il ressort de la phrase même, que ceux qui le portaient comme nom formaient un des principaux éléments ethniques de la population Égyptienne de cette époque *^
Les plus grands faits d'armes qui ont illustré le règne de ces deux Rois, et qui leur ont valu des titres honorifiques exceptionnels, faits d'armes, dont les scribes ont dû tenir compte dans leurs inscriptions funéraires, sont d'avoir réduit à l'impuissance les Ha-neb-u et d'avoir sauvé de leurs mains l'Egypte et ses domaines sacrés.
C'est ainsi que dans Tinscription de la chambre funéraire de la grande Pyramide de Téta, le scribe chargé de faire l'éloge du défunt s'écrie :
« Protégé par Isis et par Nephtys, et en Ta qualité de « km-vf et de vd-vr''^ Tu as franchis les canaux et les marais; « et, grand et circulant comme Osiris (Le Nil), Tu as « enfermé dans leur circuit les Ha-neb-u. »
« grand Roi, dit un autre scribe en s'adressant à Pepi ! « Second Osiris, Tu tiens dans tes bras (Tu protèges) toutes