XXXVIII NOTES
ces deux textes. Le texte démotique n'a été mis à jour que plus tard, par Mariette, et a été publié par Eug. Revillout dans sa Chrestomathie démotique en 1880, p. 125.
29. Sur la Table des neuf Nations, voir Brugsch (Die Altaegyptische Vôlkertafely dans le compte rendu du cinquième congrès des orientalistes), de Rougé {Edfou, pi. 113-115). Dumichen [Die Oasen) et plus particulièrement Max MûUer (Asien und Europa, nach Allaegyptischen Denkmàlern. Leipzig, 1893, p. 11 et suiv.).
30. Voir Lepsius (iiber den Namen der loner auf den Mgyptischen Denkmàlern, dans les Monatsberichte dcr Berlin. Academ. der Wissenschaften 1855, p. 457). — Ernest Curtius (Die loner vor der lonischen Wanderung, p. 10-1 \ et 48).
31. Voir Brugsch (Gcographisch, Inschrift,, t. III, p. 42 et dans Schliemanns' Ilion, p. 978 et suiv.).
32. Dans une note très instructive que notre excellent ami et maltrie M. Eug. Revillout a eu l'obligeance d'écrire sur notre demande (Notice des Papyrus démotiques archaïques du Louvre, Paris, 1896, p. 542), réminent égyptologue dit : « La métathèse Ha-neb pour Neb-ha (qui « est la base de l'explication de Lepsius et de Brugsch) est complète- « ment contraire à l'esprit de la langue égyptienne et à l'ordre syn- « taxique des mots. La traduction « maîtres du nord » nous semble « donc impossible, alors que souvent le signe neb suit dans la ligne (c le signe Ha, au lieu d'être placé seulement au-dessous de lui, ce qui « pourrait à la rigueur s'admettre. — J'ajouterai ensuite, continue « M. Revillout, que j'ai bien rencontré parfois la plante du midi (res « ou Suten) au-dessus du signe Neb, mais je vois alors dans le neb la « particule « quelconque » et dans Suten le mot « roi du midi » paral- « lèle au « roi du nord » écrit par V abeille.
« Quant aux exemples encore nombreux de Ha-neb, qui sont anté- « rieurs à Psammétique, ils peuvent, il est vrai, s'expliquer par des « invasions ou des guerres antiques des Grecs, dont on trouve déjà « des représentations figurées, avec à peu près leur costume Iradi- « tionnel, dès une très ancienne époque. Mais pour établir entière- « ment la chose, il faudrait prouver que depuis des milliers d'années, « il n'y a pas eu d'interruption dans la tradition, qui faisait assimiler « aux Grecs les Ha-neb-u. Cslv cette tradition aurait très bien pu « changer avec le temps; Ha-neb-u aurait peut-être ainsi désigné « d'abord, d'une façon très vague, certains insulaires ou certains Euro- « péens, avant de désigner tout à fait les Grecs. Ce serait une longue u étude à faire. »
33. Voir Birch (Gallei'y of antiquité, p. 89), de Rougé (Essai sur r inscription d'Ahmès, p. 43-44).
34. « Festhalten miissen wir ja allen den verschwommenen Anschaunugen gegeniiber. dass in der Vôlkertafel mit der uns beschàftigenden