Cité par Max Mûller, L. C, p
40. Les bas-reliefs les mieux conservés des Ha-neb-u sont à voir à Earnak, au bas de la façade extérieure du temple de Ramsès II (côté nord). Grâce aux terres qui, paraît-il, de très bonne heure ont encombré de ce côté le monument, les figures des parties inférieures du mur ont pu échapper au marteau des destructeurs ; tandis que celles qui étaient à découvert ont toutes la tête et plus particulièrement le visage abîmé. Un autre bas-relief, représentant un Ha-neb-u qu'on aurait pris facilement pour un Athénien du temps de Phidias, a été moulé par M. Pétrie sur le mur du temple de Hor-em-heb, dernier roi de la XVIIP dynastie.
41. La meilleure collection des textes faisant mention des Ha-neb-u est celle de Max Millier (Asien und Europa, p. 25-31),
42. Voir Maspero (Hist. anc, des peuples d'Orient, 1. 1, p. 391, note 2)*
XU NOTES.
43. Les contrées entourées d'eau de même que les cours d'eau qui les limitaient, portaient chez les anciens Égyptiens le nom de Sen-ur, mot que les égyptologues français traduisent par cirmf, les Allemands par « Kreis » (voir de Rougé, Géograph. ancieiine de la Basse-Egypte, p. 115). Or, au dire de cet égyptologue, il y avait dans la Basse-Egypte trois localités de cette catégorie. L'une se trouvait tout près de Memphis, l'autre dans le nome d'Héliopolis, et la troisième, la plus grande, était celle dont nous donnons les limites dans le texte.
Cette dernière, connue plus particulièrement sous le nom de Grand Circuit ou de foyer des Ha-neb-u, Bedes Ha-neb-u, des inscriptions de Hamamat (L. D., 150 a) était parsemée de lacs et de marais, qui en rendaient l'accès excessivement difficile. Aussi les Pharaons qui réussissaient à y pénétrer avec leurs armées et à battre dans leurs foyers les Ha-neb-u devenaient l'objet d'honneurs exceptionnels. C'est pour cette raison que Téta a été surnommé Km-ur^, Pepy, Ud-ur^ et Ipi-nhv, DbUy c'est-à-dire circulant. Voir Maspero (Textes des Pyramides, dans le « Recueil », 1. V, p. 137), et Max Mûller (L. G., p. 25).
Il est très intéressant de constater enfin qu'Hérodote parlant de cette même contrée, qu'il désigne sous le nom de « "EXr) »,la contrée lacustre, nous signale comme un fait très curieux que les Égyptiens y avaient des mœurs plutôt grecques qu'égyptiennes.
« TauTa fièv TcàvTa oi xaxuTrepÔev tOv êXéwv oîxéovTsç Ai^'J^îTioi vo[iiÇouai. Oi Se St) £v TOiJi éXe ji xaTOixirjjxsvoi xoïai [jl£v auxoiai ' vd[xoigi ^(^plovTai (xoîai xal ot aXXoi Aî^uitTioi) xai xà aXXa xai yuvaixi {jli^ exajTo; auxtôv auvoixési, xaxdtTTsp "BXXrjvsç. Hérod., II, 92.
44. Une traduction très détaillée des textes des Pyramides a été donnée par M. Maspero dans le Recueil des travaux, etc., tome V, p. 37.
45. Voir Papyrus Sallier, pi. II, 1, 7 et III, ï, 1 etWiedemann, Mgypt, Geschicht., p. 235.
46. Voir Mariette . [Karnak, pi. 36). De Rougé (Inscript, hiéroglyph., etc., pi. XXIII). Brugsch (Hi^t. d'Egypte, édit. anglaise, t. I, p. 424, et Mallet (Les Premiers Établissements grecs en Égfpte, p. 2).
47. Voir de Rougé (Edfou, pi. 42 et 108). Brugsch (Reise nach d, gr, Oasen, p. 24 et 33). Dumichen (Lie Oase) où les Nouba sont cités en opposition aux Ha-neb-u, et Wiedemann (Proc. S. B. A,, II, 423).
48. Le premier de ces textes est recueilli par Lepsius (L. D., II, 150 a). On y parle d'un roi qui a su paralyser le courage des Ha-neb-u ; le second a été illustré dans l'Aegyptisch. Zeitschrift., 1890, par Max Mûller. Celui de Dumichen est à voir, dans ses Kal. inschrift, pi. 55 ; voir aussi Cbabas (Étud. sur l'antiquité hist., p. 118).
49. 'E^svexo tjjjlîv (îaaiXeùç Ti'jJLaoç ovofjia (Manéthon apud Joseph. Flav. G. Apion, I, 14). Le Laurcniianus (seul manuscrit qui fasse autorité) porte cependant « xoîî ovojjia TipLaio; ».