‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 4 sur 83 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

remontent". Si toutefois, on prend en considération les termes et les formes grammaticales très archaïques qui s'y rencontrent *^ on est tenté de les considérer comme appartenant à la XXI? dynastie (950 à 1000 ans av. J.-C). La Palestine, la Syrie et la Phénicie ayant été reconquises par les rois de cette dynastie, il est à présumer, en effet, qu'un ^rand nombre des habitants de ces contrées ont été obligés d'émigrer sur le Nil. D'ailleurs, c'est à cette époque que remonte la provenance des poteries Phéniciennes, Cypriotes et Égéennes que M. Pétrie a trouvées dans les tombes de Kahun, près de Fayoun, et dont la plupart se trouvent aujourd'hui en Angleterre",

Continuant ses recherches, M. Pétrie découvrait en 1888, à Gurob, dans la Haute-Egypte, une ville qui, construite par Tutmès III, a été détruite ou abandonnée deux siècles plus tard. Il mettait au jour une collection de poteries Phéniciennes, Cypriotes et Égéennes, ainsi que plusieurs pièces de vrais vases Mycénéens**. Or, ces mêmes vases figurés avec d'autres objets de même style à l'extérieur du sanctuaire en granit du temple de Tutmès III, à Karnak. ont été reconnus comme consacrant la mémoire du tribut payé par les habitants de la Syrie et des Iles de la Grande Mer au roi d'Egypte, ce qui rend évident leur provenance Égéenne et Mycénéenne *^ .

Mais, presque en môme temps, on découvrait en Grèce et à l'île de Rhodes, dans les tombeaux de l'Époque mycénéenne, des objets sortant de fabriques égyptiennes; des scarabées portant les noms des rois et des reines connus dans l'histoire, des morceaux de faïences égyptiennes, et des tablettes sur lesquelles était gravé le nom de Tutmès III qui a régné vers l'an 1550 av. J.-C. *\

Évidemment la plupart de ces objets, les plus précieux surtout, y ont été importés par le commerce; mais il ne peut en être dit autant du reste. Le transport des marchandises était à cette époque beaucoup plus coûteux que de nos jours, et permettait à peine l'exportation de pays si éloignés d'objets encombrants, fragiles et de peu de valeur.

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