‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 40 sur 83 · Voir page 60, note · texte numérisé non relu

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15. Les Egyptiens de Tépoque classique ne semblent avoir connu que les Punt établis sur les bords de la mer Rouge. Tous les textes qui font mention de ce peuple nous font comprendre qu'il habitait dans ces parages. Les seuls renseignements que nous ayons sur les Punt de l'Afrique occidentale, nous les devons aux auteurs juifs. Ils n'en sont pas moins probants.

L'auteur de la Genèse (X, 16) nous donne Pout comme un des quatre fils de Ham, c'esl-à-dire comme un des quatre peuples Hamites installés dans l'Afrique du Nord. Joseph Flavius [Ant. Jud., I, p. 40) nous apprend que la Libye a été peuplée par les descendants de Pout, ce qui lui a valu le nom de Phoute, et à ses habitants celui de Phoutoi, « ^'Extkjs 8s <Ï>out7)ç ttjv Ai6ur)v <Povtovç àç' éautou xaXéaaç Toùç iTîiytopiouç. » Et le plus intéressant, c'est que les Septantes traduisent presque partout Pout par Libyen (Jérem,, XLVI, 9. Ezéchiel, XXVII, 10 ; XXX, 5) et les Coptes réunissent les deux mots Pout- Loubi, pour désigner les Pout demeurant en Libye. On est donc amené à croire que pour les Hébreux, les Pout et les-Libyens étaient un et môme peuple, tandis que les Coptes distinguaient les Pout orientaux et les Pout occidentaux^ et indubitablement ces derniers ont été appelés plus tard simplement LiÔyens. C'est ainsi que nous les trouvons cités par le prophète Nahoum (III, 7) l'un à côté de l'autre, comme s'il s'agissait de deux différents peuples. Mais ce qui importe le plus, c'est que toutes les particularités que les Scribes égyptiens attribuent au P%int oriental, sans en excepter la prétention d'avoir servi de berceaux aux Dieux, se retrouvent beaucoup plus facilement dans le pays des Atlantes et des Amazones que dans les contrées du littoral de la mer Rouge.

« Le pays de Punt, dit M. Brugsch [hisl. d'Ég,, 124), est cité comme « une contrée maritime coupée de vallées et de. plateaux, abondant « en bois précieux, en encens, en parfums, en richesses métalliques « et en pierreries, et nourrissant plusieurs espèces d'anrmaux « domestiques et sauvages. » Or, toutes ces particularité? se retrouvent également dans le pays des Atlantes, tel qu'il nous est décrit par Platon (Critias, 115 et suiv.) et au dire d'Homère (I/iarfe,

XIV, 201) la plupart des Dieux Helléniques avaient vu le jour dans cette même contrée. S'il est vrai, donc, que l'Egypte devait plusieurs de ses grandes divinités au pays du Puni, on est d'autant ,plus tenté de transférer cette contrée des bords de la mer Rouge à ceux de l'océan Atlantique, que plusieurs de ces divinités, Ptah, Ne-Ptah, Dessus, se laissent identifier avec les divinités qui étaient en honneur de l'autre côté du détroit, aux temps les plus reculés, et non avec celles de l'Arabie.

16. A propos de l'extrême ressemblance des Égyptiens avec les Punt, voir Brugsch (L. C, 124-125); Wiedemann [jEgypt.^ Geschich,, p. 83) ; Max. Mûller (Asia und Europa^ p. 106).

17. Ce genre d'ensevelissement a été constaté, dans les dolmens algériens, par le général Faidherbe {Recherches anthropolog. sur les txmibeaux mégalithiques de Roknia) ; en Sicile, par M. Tropia [Studii Siculi nella nécropole di Zemela, Messina, 1894). On l'a rencontré également dans plusieurs parties de l'Europe occidentale, plus particulièrement dans celles qui ont été occupées jadis parles Ligures (Cartaillac, La France préhistorique, p. 302), de même que dans la vallée du Danube et dans la Petite Russie, où souvent on trouve les crânes peints en rouge. Mais c'est d'Hérodote que nous savons que c'était le genre d'ensevelissement que les anciens Thraces réservaient à leurs chefs et à leurs rois. « Taç al 8è Toiai eu8aî[xoat auTûv sîai aî'Bs : Tpst; Tjfxêpaç Tcpoxi'Oerai xôv vexpôv xai TuavTOÏa açaÇavTSç iprjïa zwoyiéovTOii, 7:po(jxXauaavTeç jupôTOv, Iiusita OocjuTOuat, xaxaxaûoavTcç •ïj &XXa>ç y^ xpO^Javtcç, c*est-à-dire après les avoir incinérés ou après les ^voir gardés un certain temps sous terre (Hérod., V, 8). Tout porte donc à croire que ce genre d'ensevelissement était propre aux Scythes et c'est d'eux que les Ligures l'ont importé en Europe aussi bien que dans l'Afrique du Nord et en Egypte.

18. Voici le type anthropologique des Ligures, tel qu'il est donné par M. Laneau (Dictionn. des sciences médicales de Dechambre, t. IV, p. 616). « Crâne court, arrondi, face large et peu haute, .orbites larges, os maxillaires saillants, os des membres grêles, courts, de petites dimensions, indiquant une stature moyenne, peu élevée. » Voir aussi Broca {Rev. anthropoL, II, 595, et Bulletin de la Société d^ anthropologie y 2* s., IX, 713).

Le type des Travast, les Finnois par excellence de nos jours, ne diffère pas du tout de celui des Ligures. Voir Vivien de Saint-Martin (Dictionnaire géographique, mot Finnois), et H. Winkler (Uraltaïsche Volker und Sprachen, Berlin, 1884, p. 31). De sorte que Pruner Bey avait parfaitement raison de rapprocher les Ligures des Lapons et de les désigner tous comme des Mongoloïdes [Congrès international d'archéologie préhistonque de Paris, 1867, p. 345 ; Bulletin de la Société d'anthropologie, 2' s., 1864, p. 445). Quatrefages qui, au commen-

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cément, n'admettait pas Tidentité des brachycéphales de France avec les Lapons, paraît avoir changé d'avis en dernier lieu {Congrès international d'anthropologie et d'archéologie préhistorique de Stockholm, 1876, p. 212). — Broca et Lagneau (Sur les Ligures. Congrès international d'anthropologie et d archéologie préhistorique de Paris, 1867, p. 367 et 424).

19. Trjv Y*P vé[xovTai SxuOai auTrj XéyeTai to jraXaiov sTvai Ki[X[xspia>v (Hérod. IV, 12). Toùç {xev yàp vuv uç' 'EXXrJvcov FaXàtaç y.aXou[xévouç, r.oLp ri|jLïv ro{jLapeïç X£YO[xlvou;, r(i[xapiç (Gomar) Ixticte (/osep/i JF/av. Ant. Jud.^ c. 6). Quant au nom que les Lapons donnent à la Finlande, voir Castrin [Uber die Ursitze dcr Finnischen VolkeSy p. 96-102).

20. KaôdXou (JLÊV tÔ 'éôvoç tduto (t6 SxuOixôv) y^vaixaç àXxifiou; eysi xal xoivfovouaaç xoî; àvBpdcdi tûv Iv toÏç 7:oXé[xoiç xtvBuvtov (Diod., II, 34 et 44).

21. Voir Oscar Montelius {Les temps préhistoriques en Suède, trad. franc., par S. Reinach, p. 84).

22. L'arc, l'arme par excellence des Put, était appelé par les Égyptiens également Put, et, à ce titre, il servait dans l'écriture hiéroglyphique d'idéogramme du peuple Punt. Voir Ebers {Aegypt. und die Buch. M oses, p. 66).

23. Voir Castrin (Die Finnische Geschichte), H. Winkler (Die liraitaïsche Vôlker und Sprachen), Boller (Bullet. de VAcad, imp. de Vienne, t. X), Vivien de Saint-Martin (Dictionnaire géographique dans le mot Finnois), ' '

24. Les noms Ftag et Ne-Ftag sont conservés dans les auteurs Arméniens. A propos des Phtalites ou Ephtalites et des Nephtalites, voir Vivien de Saint-Martin (Les Huns blancs ou les Ephtalites, Paris, 1845.) Quant aux IlaXoi et aux Nàâai, voici ce que nous lisons dans Diodore : Tôv Bs aTTOYOvwv toutou tou ^aaiXétoç (tou SxuÔou) àSsXçoùç 8ùo ^svéaOai Biaço'pouç àpsT^, xai tov [jlsv IJàâor tov 8è NciTtrir ovo(jLdt<j6ai. Toutwv 81 £7ti«pav£Îç TipàÇeiç xaTepYa^ai^évwv xal 8ieXo(xévfDv ttjv pajiXsiav àç' âxaTépou Toùç Xaoù;, Toùç [xèv nâÂovç Toùç 8e NàxaQ jupoaayopsuô^vai (Diod., II, 43). Au dire d'Hérodole (I. 101) les Boudii s'appelaient dans l'antiquité les Mèdes, et nous verrons tout à l'heure que les premiers Touraniens qui ont envahi la Mésopotamie étaient des Mèdes. Quant aux Boudini du Pont du temps d'Hérodote (IV. 108-109), il est très probable qu'ils avaient usurpé le nom des anciens habitants du pays, les Boudii, qu'ils ont transformé ensuite en Boudini. Mais eux-mêmes n'étaient pas des Kimériens. Ils étaient tous de haute taille, ils avaient la chevelure blonde, les yeux bleus et parlaient, en dehors du scythe, rhellène (l'aryen), ce qui prouve qu'ils étaient des Indogermains. Voir Hérod. (IV, 108-109).

25. Les anciens Grecs qui identifiaient Ptah à "HcpaïazoQ, traduisaient E-Ptah-noumi par 'Ilyaiorzia. Plus hellénisants que les Hellènes, les Grecs Alexandrins en firent 'E7:Tavo[j.(ç, et Ptolemée Claude

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(IV,' 5) s'est trouvé très embarrassé, lorsqu'il a voulu désigner les sept villes contenues dans cette partie du territoire égyptien. Voir Pauli [Real-Lexicon, « Heptanomis. »). L'empereur Adrien s'en est tiré plus facilement, en faisant frapper les médailles de celte contrée ^ous le nom d' «« ^Ejzzâxui^or » (la contrée des sept villages); triste pendant du « 'ETutdtTcoXiv (jLgaaTTjv ^'îtsipov » du poète périégète.

26. Au dire de ChampoUion le jeune {VÉgypte sous les PharaonSy t. I, p. i04 et II, 30), les Égyptiens donnèrent le nom de Niphajat non seulement à la Libye, la voisine de l'Egypte, mais aussi à une de ses villes priiicipales, la Marea, qui, jusqu'à nos jours, est connue chez les Coptes sous le nom de Naçouaoux.

27. Les Libumes qui, suivant Pline (H. N., III, c. 19), ont occupé jadis avec les Sicules la plus grande partie de la Gaule cisalpine, semblent identiques aux Libues, anciens maîtres, suivant Tite-Live (V, c. 3.H), de l'emplacement de Brescia et de Vérone. Le nom latin des Libues, Libui, au singulier Libuu-s, pourrait être considéré comme identique, sauf la désinence du thème, au nom grec des Libyens d'Afrique (D'Arbois de Jubainville, Les premiei's habitants de V Europe, 2' édit., t. I, p. 37).

28. Il' 8' eç TTSipaô' ixave paôupfoou 'Ûxsavoïo, Iv0a Ki{JL[X£p{a)v àvBpÔv S^{xoç T£ 7:0X1; T£. Odyss.y XI, 13* 14. Mais s'il est vrai que les Put, les peuples blancs de l'Afrique du Nord, étaient les enfants de Cham {Genèse y X, 6), la désignation de peuples Chamites ou HamiteSy qu'on leur donne de nos jours, devra être reportée au Kern des Finnois plutôt qu'au Gham des Hébreux, et dans ce cas on est forcé d'admettre qu'avant d'être connue sous le nom de pays de Put, l'Afrique du Nord s'appelait, comme la Finlande et l'Egypte, le pays des Kemi. A propos de 4>6ou8,voir Ptolemée (IV, 1, 3).

29. Sur le climat excessif des contrées hyperboréennes, voir Hérod. (IV, 28), Reclus {Nouv, Géogr,, t. V, p. 122). Les anciens Grecs semblent avoir eu connaissance de ce fait. L'auteur de VOdyssée nous raconte dans son X' chant (v. 82-86) que dans ces pays, les jours se succèdent avec si peu d'interruption, que l'on peut presque dire qu'il n'y a pas de nuit. Un peu plus loin, dans son XP chant (v. 14-17), le même auteur nous présente les Kimériens comme un peuple vivant sous des brouillards épais qui les empêchent de voir le soleil, soit qu'il jnonte sur l'horizon, soit qu'il en descende. La seule erreur que les anciens commettaient dans cette occasion, c'est qu'ils plaçaient le pays en question dans des contrées que les Kimériens avaient occupées en dernier lieu, et où la nature était tout à fait différente de celle de leur premier pays.

30. Au dire de M. Bianchi [Dictionnaire Turco-Français, 1. 1, p. 66). A-Pitab ou A-Ftaby ou simplement Ftab (l'A paraît être prothétique) signifie encore de nos jours en vieux Turc, le Soleil et la Lumière.

«8 L HELLENISME EGYPTIEN.

Précédé de la particule négative na^ en usage chez les Touraniens, ce mot signifierait par conséquent Pabsence de la lumière, l'obscurité, les ténèbres, et, par extension, Tenfer. Mais ce qu'il y a de plus curieux, c'est que ces deux mots se rencontrent aussi dans l'ancien Grec de même que dans le Latin où ils expriment tout à fait les mêmes idées. Ilra-ç, nra-dç, IltoÂQ, Utùioç est le plus ancien nom d'Apollon, le Dieu de la lumière. <î>â-*ç, ^a-(Jç, jpôç, signifie la lumière, tandis que vé-yaç, YÊ-cpoQ, xré^aç désignent les nuages, l'obscurité et, par métaphore, la mort. Dans le Latin, nous ne les rencontrons que dans les mots fas et ne-fas, dont l'un exprime l'idée du droit divin, Tautre celle du droit mondain ou païen, et Ton est d'autant plus porté à considérer ces mots comme des emprunts faits par les Gréco-Romains au Touranien, que les Indianistes les plus capables n'ont pas encore réussi à trouver dans le Sanskrit un terme auquel on pourrait les rattacher. Voir Curtius {Gymndn. der Griech Etymolog,, 5* éd., p. 294).

31. Sur la légende de deux Frèi*es, voir Max MûUer {Introduct. à V Histoire de la religion); Castrin (Vorlesungen ùber die Finniscke Mythologie), Au dire du rapporteur de la Commission d'une enquête ordonnée en 1775 par le gouvernement russe, les deux principales idoles des Ostyaks, auxquelles les Samoyèdes adressent en même temps leurs prières, étaient encore, jusqu'à 1772, debout sur la côte occidentale du golfe de l'Oby. Voir Bertrand (La Religion des GauloiSf p. 87).

32. Il faut distinguer le culte de saint Georges de Cappadoce, le patron séculaire des Géorgiens et des Arméniens, de celui de son homonyme, qui, avec saint Démétrius, forme le couple déjeunes Cavaliers qui figurent à riconostase de toutes les églises grecques, et que les Turcs ont également en honneur. Le premier de ces cultes est une survivance de cfelui de Gour, le Dieu primitif des Géorgiens, le Horus des Égyptiens. Aussi n'a-t-il pour concurrent dans ces contrées que la grande Mère Marie, dont le domaine s'étend, au delà du fleuve Gour, jusqu'à Moscou (voir Reclus, Nouv, Géogr., V, 298); tandis que l'autre, qui est en honneur dans toute la Péninsule Balkanique, en Asie Mineure et en Syrie, décèle le culte des deux Cavaliers des Kimériens, les Dioscures des Grecs. On les représente montant des coursiers, l'un blanc, l'autre noir ; tous deux armés de lances, pourfendant des dragons ou des malfaiteurs et sauvant de leurs mains l'un une jeune fille, l'autre un jeune homme. Mais le plus caractéristique, c'est que le culte de deux saints a été favorisé plus particulièrement par Constantin le Grand, et il y en a qui croient que ce fut sous son règne qu'il fut importé de l'Angleterre, oh il était en grand honneur. Le fait est que Constantin le Grand, tout en se disant chrétien, continuait à adorer le soleil et la lumière comme la manifestation Ja plus éclatante de la divinité, et que le fameux Labai*um n'était que

le symbole du soleil, en honneur de tout temps chez les populations de la Grande-Bretagne. Voir {Encyclopédie des Sciences RéUgieuses, mot St'Georges)y Clermon Ganeau (Horus et St-Georges, Paris, 1877).

33. « Plus j'examine la mythologie de l'ancienne population, non sémitrque, de la Babylonie, dit M. Sayce [Princip, de Philol. comparée, trad. franc., p. 242), plus je crois reconnaître l'origine solaire de la plus grande partie de cette mythologie. Grâce au caractère agglutinant du langage, les noms propres y sont toujours transparents ; aussi, en dépit de l'étrange transformation qu'ont subie les diverses divinités, nous permettent-ils de distinguer nettement leur nature et leur signitication primitive. » En effet. Bal ou Baal ne diffère en rien de Pal ou Pfal, ni Boud de Pout, encore moins Nabo ou Nebo de Neptune.

34. Il faut distinguer l'ancien mythe de Phaélhon, tel qu'il était conçu par les Kimériens, du nouveau qui est une création des peuples aryens. Le premier se rapporte à la disparition annuelle du soleil de rhorizon et à sa réapparition en été, phénomène qui s'observe régulièrement dans les contrées hyperboréennes, tandis que le second trahit les guerres acharnées faites aux Kimériens et à leurs idées religieuses par les Aryens, et la réduction de leur principale divinité au rôle d'un condamné à mort ou à celui d'esclave d'une déesse capricieuse. Dans la Théogonie d'Hésiode, Phaéthon, de même que Çushnà dans les poésies védiques, sont donnés comme des Êtres malfaisants, ayant menacé plus d'une fois d'embraser l'univers et pour cette raison foudroyés, l'un par Indra, l'autre par Jupiter. Orphée et Dionysos, les importateurs des doctrines religieuses des Hyperboréens en Thrace, n'ont pas eu meilleur sort. L'un a été massacré par les Ménades, l'autre jeté à la mer par les indigènes.

35. Sur les croyances religieuses des Finnois dans l'antiquité, voir Castrin (Vorlesungen ùber die Finnischen Mythologie] \ Max Millier, (Introduction à la Science de la religion). Sur leurs survivances, voir {Description de toutes les nations de VEmpire russe, etc., Saint- Pétersbourg, 1776); Pallas [Voyage dans plusieurs provinces de r Empire i*uss€, 1802); Hue {Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie)^ et A. Bertrand {Religion des Gaulois^ Paris, 1857).

Au dire de ces auteurs, toutes ces nations sont excessivement relif^ieuses. Le rapporteur de la commission de l'enquête répète à chaque instant qu'elles croient à l'existence d'un Dieu suprême qui, pour beaucoup d'elles, a une épouse et un fils, une espèce de Trinité. Les Ostyaks donnent à ce Dieu le nom d'Innen-Noum, ce qui veut dire le Dieu qui est en haut, le Dieu du ciel. Lous et Komdéguen sont les noms qu'ils donnent à Satan. Sur leurs croyances à Vimmortalité de Vdme et à Vexistence d'une vie futurCy voir Fréret (Mémoire sur les religions des anciens peuples de VEurope, p. 175).

36. Toutes les tentatives faites par les égyptologues pour expliquer Ptah par Tégyptien, ont échoué. Comme l'a très bien fait observer M. Tiele, le culte de Plah ayant été importé de l'étranger, c'est là, et non en Egypte, qu'il faudra chercher son étymologie. Dans le ^xte (fin de la page 68) nous croyons avoir indiqué et son pays d'origine et l'idée qu'on y avait sur a^ nature.

37. Dans ses nouvelles fouilles d'Abydos (p. 44-45), M. Âmelineau a constaté les traces du culte de deux Frères du temps des trois premières dynasties dans la vallée du Nil.

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