‹ Essai sur l'hellénisme égyptien et ses rapports avec l'hellénisme classiqueChapitre 42 sur 83 · De Morgan (Origines égypt., p. 468, fig · texte numérisé non relu

De Morgan (Origines égypt., p. 468, fig

49. id. id, p. 232, fig. 779, p. 232, fig. 784, p. 253, fig. 852).

. 50. De Morgan (Origines égypt., p. 235, fig. 785-786-787).

51. Les trois grues qui figurent sur les vases et les cylindres retirés du tombeau royal de Nagadeh, que MM. de Morgan et Jécquier ont prises pour des signes graphiques, se laissent assimiler beaucoup plus facilement aux trois oiseaux qui, sur les vases archaïques de Dipylom, précèdent le cercueil, dans les cortèges funèbres, comme pour indiquer au défunt la roule qu'il a à suivre jusqu'à sa dernière demeure. Un vase de ce genre figurant dans Thistoire de la céramique grecque de Collignon, est reproduit également dans l'histoire des Grecs de Duruy (t. I, p. 729.)

Ce sont ces mêmes grues qui semblent avoir donné aux my thographes grecs, l'idée des Kérès, les trois filles ailées de la Nuit, qui avaient

pour mission de donner le dernier coup aux mortels, et de porter leurs âmes dans la demeure de Adès. Voir Homère {lliadey XV, v. 488); Hésiode (Téog.^ v. 211) et [Bouclier d'Heixule, v. 226).

52. Dans la même catégorie, nous comprenons également les Schistes gravés du Louvre, publiés dans la Revue Archéol. (1890), de même que dans le BulL de la Corr, hellénique (1892), par M. Heuzey, représentant des hommes nus, attaqués sans merci par des taureaux et par des animaux sauvages, et dont on a voulu faire également des signes graphiques.

53. Dans l'égyptologie on appelle cartouche un oméga (û) un peu allongé contenant le nom d'un roi vivant, et bannière un rectangle renfermant le prénom ou le nom, qu'on donnait aux rois après leur mort. Vair Flinders-Petrie (Tanis^ i" part., p. 5, et Season in Egypt,^ 1887, p. 21-22) et Maspero {Études égyptiennes, t. II, p. 274), tandis que les gravures qui figurent sur les stèles de Nagadeh reproduisent la double tombe dont les Kemites fai«aient usage. Comme la tombe provisoire, le rectangle, que Ton a pris pour une bannière, a les arêtes minces, une porte d'entrée par-devant et, dans l'intérieur, on voit tantôt une main, tantôt un pied, tantôt le corps entier du défunt, subissant, sous la protection d'uu symbole, la putréfaction purgatoire. Gomme les tombes définitives, les gravures, ressemblant aux cartouches, sont des rectangles aux contours plus épais, aux angles arrondis, au toit plus ou moins bombé, et leur intérieur est occupé par un sarcophage ou par un ciste, surmonté d'un vautour, ayant à son côté un serpent ou quelque autre symbole. Voir de Morgan (Nouv, rech., p. 232-244).

Or, s'il est vrai que la plupart de ces symboles ont servi plus tard à compléter l'alphabet Couchite, si la ligne brisée est devenue un JV^, la main de l'homme un D, le triangle un K; si le vautour et l'ureus dressés dans leurs niches sont devenus les symboles ou les idéogrammes des diadèmes de la Basse et de la Haute-Egypte, 11 n'en est pas moins certain que ces changements ont eu lieu plusieurs siècles après l'époque de Nagadeh; et, dans ces conditions, on ne peut pas se servir de l'alphabet des textes des Pyramides pour déchiffrer les signes graphiques, figurant sur les stèles de Nagadeh. La valeur phonétique que certains de ces signes ont acquise, en entrant dans l'alphabet Égyptien, ils ne l'avaient pas avant ; ils étaient de simples symboles, dont nous ne connaissons même pas toujours le nom. Et c'est justement dans cette catégorie de symboles qu'on a voulu lire, le roi Ka, le roi Den, le roi Serpent; c'est un ciste surmonté du vautour et du serpent qu'on a pris pour le cartouche du roi Menés (Voir p. 104, n. 9).

54. Diodore (II, 43) décrit assez bien ces exploits des Scythes, qui leur ont permis d'étendre leurs possessions, d'un côté, jusqu'à Tanaïs, de l'autre, jusqu'à l'océan Indien.

94 l'hellénisme égyptien.

55. Le premier empire touranien fondé sur les bords de FEuphrate correspondrait par conséquent à la première des deux dynasties mèdes qui, d'après Berose, y ont régné après les rois-dieux (Moscho- Ibériens). Nous venons de voir (not. 24) que les Mèdes portaient dans l'antiquité le nom de Budii, qui était également celui des Finnois.

56. Dans le chapitre où nous traiterons de la Grèce nous parlerons de cette invasion en détail. Pour le moment, nous nous bornons à signaler que l'État touranien ou scythe qui, dans cette occasion, a été fondé en Thrace de même qu'en Thessalie et dans les îles de la mer Egée, n'était qu'une extension de Tempire Kimérien du Pont et le point de départ d'un côté de celui de la Troade, de l'autre de la fondation de la troisième dynastie kemite dans la vallée du Nil. (Voir plus loin.)

57. Par l'étude des mots finlandais indiquant les conquêtes successives de l'industrie et de la civilisation, les linguistes de nos jours sont arrivés à cette conclusion : que les Finnois, lors de leur arrivée dans le pays qu'ils occupent, étaient encore à l'état primitif, et que ce fut là qu'ils ont été initiés à la civilisation par les Aryens. Mais peut-on bien affirmer que la langue qu'on a ainsi examinée était réellement celle que ce peuple parlait il y a soixante siècles ?

58. L'effet salutaire des croisements des Libyens avec la race couchite saute aux yeux lorsqu'on examine les stèles funéraires sur lesquelles figurent les familles des anciens paysans de l'Heptanomide. Dans toutes les stèles de cette catégorie, sur lesquelles on voit, à côté du mari, figurer une femme abyssinienne, les enfants difi'èrçnt singulièrement de ceux issus de parents libyens.

59. Cela explique la présence dans l'égyptien du grand nombre d'expressions berbères que les linguistes constatent depuis quelques années.

60. Osiris, comme dieu infernal, n'apparaît dans les textes égyptiens qu'à partir de la sixième dynastie, et son fameux tombeau, découvert l'année dernière à Abydos, qu'on a voulu faire remonter jusqu'aux temps des dynasties divines, n'est pas antérieur, d'après les derniers examens, à la dix-neuvième dynastie.

On peut en dire autant du livre qui traite des choses de l'Enfer, connu sous le nom de Tuât ou d'Am-tuat, Au dire de M. Lefebure, c'est une composition également du temps d'Amenholep IIl {Dix-huitième dynastie).

61. Les symboles linéaires des monuments mégalithiques de l'Europe occidentale ne se rencontrent en effet que dans les tombes des trois premières dynasties. M. Jéquier les a relevés presque tous sur les jarres d'argile, retirées du tombeau royal de Nagadeh. Ils sont reproduits dans les Origines égyptiennes de M. de Morgan (p. 166, fig. 528-548) ; tandis que sur les monuments des temps postérieurs, ce sont les formes décoratives et plus particulièrement les animaux symboles qui prédominent.

62. Il serait cependant inexact de dire que le genre d'enseve-

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lissemenl importé parles Kemites a été remplacé, aussi vite, par^elui en usage chez les Égyptiens. En explorant la nécropole archaïque de Ballas et de Nagadeh, Flinders Pétrie a mis à jour des tombes de celte catégorie, appartenant à des individus qui paraissent avoir vécu sous la onzième et la douzième dynastie; et Hérodote nous apprend que les Égyptiens de son temps continuaient à ensevelir leurs bœufs sacrés à la manière kemite.

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63. Les monuments mégalithiques, chargés de symboles, appartiennent indubitablement aux Ligures ou à des Ibériens qui avaient adhéré à leur religion, mais il n*est pas démontré que ce sont les Ligures qui les aient construits.

64. Plutçirque nous apprend {de Isid. et Osmd., p. 24) que MavT)$ était le nom du premier conquérant phrygien ou moscho-ibérien, et nous avons exposé, p. 57, note 89, les raisons qui nous font croire, que, sous ce nom, l'antiquité entendait, peut-être, les conquêtes de l'Asie occidentale, de l'Egypte et des îles de la mer Egée par les Moscho- Ibériens. Diodore (I, 43, 5) est plus explicite à ce sujet, en soutenant que Manès était un très ancien roi d'Egypte, et que ce fût lui, non Isis, qui a inventé l'art de faire le pain de lotus.

65. Par une étude comparée d'un certain nombre de momies égyptiennes, des figures gravées sur les monuments et des types anthropologiques existant encore dans la vallée du Nil, Blumenbach a le premier reconnu la triple variété du type national égyptien, en admettant le type éthiopien dans la Haute-Egypte, le type arabe y qu'il intitule indou, dans la Basse-Egypte, et le type libyen ou berbère dans la Moyenne-Egypte, type qu'il décrit ainsi : aspect grossier, joues flasques, menton court, grands yeux saillants, .etc. {Observ, sur quelques momies égyptiennes ouvertes à Londres, dans le Magazin encyclopéd., t. I, p. 520. Paris, 4795).

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