l'hellénisme ÉaypTiEK
p, 597 et .suiv.) de nous donner leur biographie assez détaillée. Quant aux fables et . aux légendes dont la tradition les a chargés, loin d'affaiblir la réalité, elles ne font que rehausser le rôle que ces princes ont joué dans Tbistoire. Il est notoire que ces mêmes légendes ont été attribuées par les Hébreux à Moïse, par les Perses àCyrus, et plusieurs siècles avant eux par lesÉgéens à leurs Dionysos ^t Orpheus.
. 10. La question de Magan et de Meloukfta est une de celles qui ont été le plus agitées par les assyriologues. On est aujourd'hui d'accord à reconnaître qu'à l'origine ces mots désignaient les deux principaux cantons de la Mésopotamie : la Babylonie du Sud et la Babylonie du Nord. Mais au fur et à mesure que le peuple qui en fît usage le premier, les Couchites (?), était repoussé par les envahisseurs vers le sud, ces deux mots s'appliquèrent à deux contrées situées sur le golfe Persique : le pays des Makae et des Melangitae des auteurs classiques ; ensuite à l'Arabie du Nord et à la Basse-Egypte, et en dernier lieu à la vallée du Nil et à l'Ethiopie. Voir Spenger (Die Aile Géographie Arabiens, p. 124). Delitzsch (Wo lag das Farad.,, p. 129, 137). Ainsi rien ne s'oppose à ce que nous considérions ici Magan comme désignant l'Arabie du Nord ou la Basse-Égyple, et la ville ô!Apirac comme la yille du grand Rà, l'Héliopolis des Grecs, ville dont la conquête s'imposait à celui qui voulait devenir le maître de la vallée du Nil. 1 i. La date de l'avènement de Sargon est déduite de celle de Naram- Sin, qui, au dire de Nabonaid, dernier roi de Babylonie avant la conquête perse (5oO ans avant notre ère), aurait vécu 3 200 ans avant lui ; ce qui fait remonter le règne de Sargon à 3800 ans av. J.-C, dale que les égyptologues les plus autorisés assignent également à la fondation de la !¥• dynastie. Voir Maspero (loc, ci^, p. 579, note 1). Wiedemann (Aegyptisch Gesch, p. 732).
1*?. Ainsi que nous le verrons tout à l'heure, le nom Sargon se laisse décomposer en « Shar » et « Goiin » et ce dernier était un nom propre aussi bien qu'un nom ethnique. Naram-Sin ne paraît pas avoir été non plus le nom propre de ce roi, mais le surnom que le peuple lui a donné pour mieux signaler son action bienfaisante sur le pays. Mais n'est-il pas très curieux que celte même appellation ait été donnée également par les Égyptiens et dans le même but au roi Snefrou? 13.. Débarrassé de sa grande barbe postiche et de son bonnet scythique, le buste de Naram-Sin, ressemble jusqu'à l'identité à la statue en diorite, que les égyptologues attribuent à Snefrou, (Voir ci-devant, note 3.) Et, s'il est vrai que Gtigamès, l'Hercule babylonien, appartenait également à la même famille, son bas-relief du Musée du Louvre pourrait nous donner une certaine idée du portrait de Houni. Le fait est que ce bas-relief reproduit tous les caractères des hommes qui vivaient en Egypte sous les rois de la IV* dynastie.
LES SU A-SU ET LES HA-NEB-U EN EGYPTE (nOTBS). 183
« Le corps en est grand, large, étbnneraent musclé, à la fois vigoureux et agile. La tête est grosse, osseuse, presque carrée, avec une face un peu plate, un nez massif et des pommettes saillantes, qu'une abondante chevelure (perruque) encadre et une barbe (postiche) drue, bouclée symétriquement. » Voir Maspero {Hist, des peuples d'Orient^ classe, 1. 1, p. 575).