Voir Hérod., Il
15. Sur Jes Huns de la Caducie, voir Jeaii d'Antioche (Muller Frag, Hist. grec, voL IV, frag, 217, 218); sur ceux du Pont, Ptolémée (III, 11-25).
16. Le vrai nom de Sargon était Shar-Goun ou Shar-Gouna, qui veut dire le roi Goun ou le roi des Gouns, et non Sharu-Kinou, ainsi que Tout transformé les Assyriens pour pouvoir le traduire ensuite par « Dieu Va établi roi » ou par celui de « roi légitime ». Voir Maspero (Hist, des peuples d'Orient, 1. 1, p. 596, note 4).
17. Ritter (Lie Erdkunde, nous apprend que le nom Hun est encore en usage, comme nom propre, chez les peuples turco-tatares et, grâce aux inscriptions grecques du Pont, nous savons que les noms Xoovoç et Koovoç étaient également en usage, comme noms propres, parmi les peuples huno-tatares qui, jusqu'aux temps historiques, dominaient dans cette contrée. On y rencontre même des noms composés tels que Xoi^vavoç ou Kouvayoç, qu'on pourrait parfaitement prendre comme des traductions littérales de Sargon, '^ly^c ou Taydç étant un terme scythe désignant le chef, et qui de là Perse est passé aussi en Hellade. Voir Bœckk (Corp, Inscvip, graec,, n" 2070 et 2078).
18. Les portraits de Naram-Sin et de Gilgamès sont très bien reproduits dans VHist. de M. Maspero, 1. 1, p. 575 et 602. Parmi les Bédouins copiés suf les monuments par Champollion et Rosellini, il y en a plusieurs qui ressemblent identiquement aux compatriotes de Sargon et de Naram-Sin.
19. Le plus ancien titre des rois de l'Assyrie était celui de « rois dé Sumer et d'Akkad » et leur empire s'étendait sur tout le pays arrosé par les deux fleuves ; le pays de Sinear, Les quatre parties du monde, YAkkad, le Kald, le Babel et YErek, dont l'auteur de la Genèse (X, 10), forme l'empire de Nemrod, et que les rois de l'Assyrie revendiquèrent par la suite, se trouvaient en effet dans cet endroit; et puisque les deux premières, le Kald et l'Akkad formaient la Parapotamie du Haut- Tigre, Sumer avec ses deux cantons devait nécessairement correspondre à la Mésopotamie proprement dite. Voir Tiele (Babylon. und Assyrisch, Geschicht, p. 72).
En ce qui concerne les noms de ces deux grandes localités, il n'y a pas de doute qu'ils ont été tirés de ceux des peuples qui les ont occupés les premiers : Sumer, du peuple finno-latare, les Suomir, les prédécesseurs des Kasdes; Akkad, des Ariens que leurs voisins
184 l'hellénisme égyptien.
appelaient Akkades, Mais un peu plus lard, lorsque les Kasdes se sont emparés de la Mésopotamie et que le pays a été appelé de leur nom Kasd ou Kald, son ancien nom Samcr ne disparut pas tout à fait, mais il se limita à désigner la Mésopotamie par rapport à sa population asservie, et à Tenconlre de celui de Kasd, qui visait plutôt Télément dominateur. Il en a été de môme de celui d'Akkad.
20. Les plus anciens habitants de la Mésopotamie étaient incontestablement les Koushites. Ils venaient, comme nous Pavons dit, du Sud-Est et, n'ayant pas rencontré de résistance, ils poussèrent leurs conquêtes vers le Nord, d'une part jusqu'à l'Arménie, de l'autre jusqu'à la Golchide, où leurs survivances existaient encore au temps d'Hérodote (I!, 104). Mais, peu après, ils furent repoussés de ces pays, d'abord par les Moscho-Ibériens, ensuite par les Finno-Talares et, quarante siècles avant notre ère, par les Kasdo-Ariens qui descendirent du Nord-Est. Les Sémites ne firent leur apparition dans la Mésopotamie que plusieurs siècles plus tard, et, lorsqu'ils apparurent, ils ne constituaient point un peuple homogène, mais trois ou quatre groupes d'hommes ressemblant aux différents peuples qui, jusqu'alors, s'étaient succédé dans le pays, et cela à un tel point qu'on aurait pu les considérer comme ces mêmes peuples plus ou moins koushitisés, ainsi que nous nous appliquerons à le démontrer plus loin. Sur le type Arien (Voir ci-devant p. 161).
21. Il n'y a pas de doute que la Gordiene a reçu son nom de ses premiers habitants, les Cours, les ancêtres des Géorgiens des temps modernes, tandis que les Caduciens ont tiré le leur du nom de la montagne Kas-Dagh ou Kara-Dagh (Kaaiov ou Màdiov opoç) dont ils furent les principaux habitants. Mais l'une et l'autre contrée ont été par la suite occupées par des peuples appartenant à des races très différentes, de sorte que sa population actuelle, les Kurdes, constitue un mélange de différents peuples qui n'ont de commun que leur barbarie primitive. Voir Ritter (Die Erdkunde, t. Il, p. 788-756), Vivien de Saint-Martin (Dictionnawe géographique au mot Kiirdes). Sur le caractère de ce peuple dans l'antiquité classique, voir Xenoph. [Cyr, Inst.y III, II, 7. Anabas., IV, III, 14) et chez les auteurs de la Bible (Habacucy I, 6. Job, I, 17).
22. Les Kasdes ou Kassu sont souvent mentionnés dans les textes babyloniens et assyriens. Agu-kakrimaet Kara-indash s'intitulaient : rois des Kasdes ou des Kassu; les Babyloniens contre lesquels Bel-nirâri et Ramman-.nirâri ont dû faire la guerre, quatorze siècles av. notre ère, étaient également des Kasdéens, et il n'y a pas de doute que ce même peuple, à un moment donné, ait étendu son pouvoir jusqu'à TÉlam. Hérodote appelle la Suziane Kiaaîa /oSpa, et Eschyle, dans ses Perses, cite la ville de Suza sous le nom de « Kiaaiov jzoXijjia ». Au temps de Sinacherib (700 av. notre ère), ce peuple occupait la contrée qui sépare
LES SHA'SU ET LES HÀ-NEB-U EN EGYPTE (nOTES). 185
la Médie de TÉlam, pays où les auteurs grecs plaçaient aussi leurs Koaaaïoi. C'est là enfin où, trois siècles plus tard, Alexandre le Grand les a rencontrés et complètement battus (Voir Tiele {loc, cit., p. 70).
23. Oi [X£V 67) TcXeiouç xûv Sxu6(5v kno t^ç Ka<j;:ia; ôaXàaaT); àpÇa|xçvoi, Aaai TtpoaaYOpeuovxai • toùç 8è TCpoascoouç toutwv (xaXXov MaaaayéTaç xai Sàxaç xaXoCfdiv • ajiavxeç 6* wç iT:\ t6 ttoXiS vofxàSeç {Stvoh., XI, 511, 2).
24. Sur ridentité des Tadjiks actuels de la Perse et du Koraçan avec les habitants primitif? des montagnes qui limitent ces pays du côté nord, les Dasyas des textes indo-persans, les Aaai des auteurs grecs, voir Vivien de Saint-Martin [Étude sur la. Géographie et les Populations primitives du nord- ouest de Vlnde, Paris, 18o9, p. 98).