Voir D' Polak (Die Persieriy p
26. La plus ancienne statue égyptienne sur laquelle nous constatons ce pli pénorbitral, est celle de Kafra, et nul doute quMl y figure comme signe dislinctif de race. Ainsi que nous le verrons tout à rheure, Kafra étafit un roi kassite. On le rencontre également sur les statues d'Antef et d'Qsertasen, de même que sur celles des Pharaons et la XVIII» dynastie, qui , ainsi que nous le . verrons plus loin , paraissent avoir été de la même race, sinon de la même famille. Mais ce phénomène ne se développe que dans la vieillesse, et de son absence il ne faudrait pas conclure que l'individu n'est pas de la race ou de l'époque. II faut toutefois bien se garder de confondre avec cette conformation insolite de la peau, la raie en couleur que les Égyptiens de tous temps tiraient à l'angle extérieur de l'œil pour le faire paraître plus grand que nature. L'un est un phénomène anthropologique très important, mais qui, pour la raison que nous venons d'exposer, est très rare sur les statues, tandis que le second constitue un des éléments de la toilette égyptienne dans tous les temps.
27. « Oi 8s MfjBoi t6 TcaXat "Apioi Tipoç TiavTwv sxaXéovTo. » (Hérod., VU, 621).
28. Nebo ou Nabo et Isthar sont les plus anciennes Divinités de la Babylonie; celles qui les premières descendirent du ciel pour se charger de la protection des mortels. Voir Maspero [Eist, des peuples d'Orient, 1. 1, p. 670). Mais, à vrai dire, Nebo était une divinité solaire des peuples hyperboréens (Voir ci-devant p. 69), laquelle, avant de venir en Babylonie, parait avoir séjourné un certain temps en Phrygie, où elle s'est associé la Terre-Mère des Moscho-Ibériens. Quoi qu'il en soit, le culte de cette divinité et la légende delà descente de risthar dans l'Enfer, légende spéciale aux Hyperboréens, existaient en Babylonie bien avant l'irruption de Sargon et justifiaient l'appellation exclusive que les Sumériens donnaient à leurs voisins allophyles, établis au delà du Tigre. Voir Winkler {Geschichte Babyloniens und Assyriens, p. 35).
29. Il est très curieux que sur les monuments égyptiens, le type
186 L'HELLémSME iGYPTlBN.
kassite se retrouve sur les Princes des Ha-neb-u, tandis que le tjpe arien, tel qu'il figure sur les vases peints de Tancienne Grèce, ne se rencontre que sur les Ha-neb-u de basse condition, les domestiques et les soldats, ce qui prouve que les deux peuples ont très longtemps conservé leur état primitif, Tun celui de' maître, Tautre celui du peuple assujetti.
30. Sur celte stèle, connue plus communément sous le nom de la stèle des Vautours, voir Uenzey {Les fouilles de ta Chaldée dans la Rev. archéolog., 1881). Perrot et Chipiez (Histoire de Vart dans V Antiquité, t. Il, p. 589-590). II faut bien se garder cependant de confondre avec cette stèle les morceaux de celle de Idinghiranaghin, tenant le totem de Lagasch, Taigle sur les deux lions. Cet individu a un type si différent de celui des Kassiles, qu'il doit avoir appartenu à une tout autre famille.