LES SECONDES ÉDITIONS DES TRA&ÉDIES
ses ; 2" peut-être les Euménides, dont nous avons l'édition représentée en 459 av. J.-C, avecTil^amemnoriy les Choéphores et le Protée.^ Euphorion, fils d'Eschyle, qui lui survécut, remporta, dit-on, quatre victoires tragiques avec des pièces de son père qu'il avait corrigées et appropriées au goût des contemporains. Parmi les pièces de Sophocle, on cite la première édition des Lemniennes, la seconde de Thyeste, de Tyro, à'Aniigone. Cette dernière pièce était attribuée, par certains critiques à lophon, fils de Sophocle. G. Hermann a cru reconnaître des traces de deux recensions dans le texte
des Trachiniennes ; mais ses conjectures sur ce point ont été, je crois, réfutées victorieusement
par un autre critique. ^ Nous pouvons mentionner,
avec plus de certitude, la deuxième édition de
YAthomas et du Phinée^ qui étaient des drames
satyriques.
Le répertoire d'Euripide nous offre de doubles
éditions 1** de VAutoli/cuSy 2** du Phrixus^ 3° de
VAlcméon : YAlcméon fut représenté pour la deu-
pui de chacun des faits qui suivent, aux collections des fragments du théâtre tragique grec, et surtout à celle de M. Wagner, dans la Bibliothèque grecque de Firmin Didot. Nous ne citerons particulièrement qu'un petit nombre de dissertations auxquelles ces recueils ne dispensent pas toujours de recourir.
* Boeckh, Graecœ tragœdiœ p ri ncipum, etc., cap. iv.
' Capellmann, dans TAllgmeine Schulzeitung de 183i, n®" 24, 25.
xième fois en 406 ; la première édition devait être antérieure à Tan 425, puisqu'on la voit déjà citée dans les Chevaliers d'Aristophane ; 4** de la Médée : c'est la deuxième édition que nous possédons aujourd'hui interpolée en quelques endroits avec des vers de la première, à peu près comme il est arrivé pour les Argonautiqiies 4' Apollonius de Rhodes ; 5* de V Hippolyte : c'est la deuxième que nous lisons aujourd'hui, et même, d'une édition à l'autre, le titre de la pièce a changé : c'était autrefois IttttoX'jto; x.a>.u77TO[j!.£vo;, c'est maintenant *l7r7u6>.'j- To; çTg(pavY)ç6po; ; 6° de Vlphigénie à Aulis : la deuxième édition fut seule représentée, et cela après la mort de Tauteur, par les soins et peut-être avec les corrections d*un autre Euripide, son lils ou son neveu.* A. Boeckh a ajouté à cette liste, par des conjectures plus ingénieuses que solides, 7" le Palamède, 8° les Bacchantes, Enfin^ 9° le Rhésus, qu'il soit d'Euripide ou d'un autre poCte, offre aussi des traces d'un remaniement plus ou moins habile.
Parmi les tragiques du second ordre, le Phénix d'Ion est la seule pièce dont on mentionne une seconde édition. ^
* Voyez plus bas, chap. ii, § i, fin,
- M. Witzschel, (dans le Journal philologique deDarmstadt, 1840, nos 135^ 136), a essayé de prouver que le mot (?t«(TX£'JÀ, qui, pour les comédies, désigne une refonte, un remaniement de la pièce, ne s'applique jamais, quand il s'agit d'une tragé-