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discours ; aussi sainlAugusliu dit-il avec beaucoup de justesse, dans le premier chapitre de ses Catégories, que des huit parties du discours^ ordinairement distinguées par les grammairiens, Aristote n'en reconnaissait que deux comime essentielles, le nom et le verbe ; que les autres étaient plutôt des copules, des termes de liaison, c compagines ora- « tionispotius quam partes esse debere nominari. » Remarquez, d*ailieurs, que dans le passage de la Rhétorique où il signale Futilité des conjonctions pour la correction du langage, Aristote comprend, sous ce mot <rjvXeç{ito;, non-seulement itzii et yap, mais encore les locutions 6 (xgv-ôXl, eyà) (xlv-ô Se, qui renferment des pronoms ; il n'y avait donc plus qu'un pas à faire pour dégager de ces locutions conjonctives les pronoms qui y sont enfermés : c'est précisément ce que fait Tauteur de la Poétique. II y a donc, du traité du Langage à la Rhétorique et de la Rhétorique à la Poétique, un progrès tout naturel de l'analyse grammaticale. Que si les stoïciens ont, aux yeux de Denys et de Quintilien, Thonneur de cette innovation, c'est probablement qu'au lieu de considérer, à l'exemple d' Aristote, la conjonction et Xarthron comme des parties secondaires du discours, ils leur ont donné rang à côté des deux parties signalées par les philosophes leurs prédécesseurs. La même chose précisément est arrivée pour l'adjectif et le substantif.