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pièce de cinq franes, et de l'épaisseur d’une ligne et demie qui va en augmentant Jusqu'au centre (ce disque doit servir de foyer de chaleur), et de chaque côté sur la circonférence du disque en deux points diamétralement opposés, deux plaques de cuivre rouge ; l’une plus petite, large de deux et” haute de quatre lignes ; l’autre large de quatre lignes et haute de six, légèrement arrondies aux angles. « Le tout monté sur une lige de fer avec un manche en bois à l’extrémité. »
« L'incision de la peau, faite comme de coutume avec le bistouri, on retire du brasier l'instrument rougi, on l'applique sur le milieu de la première incision, de façon à à arriver sur la trachée. L'incision de celle-ci peut se faire alors, soit avec le bistouri, soit avec l'instrument rougi, et on la maintiendra si elle est trop mobile, avec une pince à disséquer. « Ce procédé, d'après son auteur, serait avantageux, parce qu'il supprime l'hémorrhagie, et qu'il dispense de l'usage d'une canule par la perte de substance qu’il fait subir à la trachée, lui pourrait sembler un inconvénient ; mais les expériences qu'il a faites sur des chiens, lui ont prouvé que la réparation sans fistule. » Ces idées de Gollineau ne furent approuvées par personne, el son procédé ne fut jamais appliqué sur le vivant. Néanmoins, nous avons cru devoir le citer, parce que cette idée, reprise en 1872, sera le point de départ d’un procédé tout nouveau, créé, on peut le dire, par M. le professeur Verneuil.
Nous citerons encore en passant un nouveau procédé d'ouvérture des voies aériennes, dans les cas d’œdème de la gloite dû soit à Vidal de Cassis, soit à Malgaigne, soit à Boyer, de Montpellier. (Tous ces auteurs, en effet en réclament l'invention), mais nous n’insisierons pas, car, comme on l'a démontré plus tard, (Planchon, thèse de Paris 1869), Ce
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procédé n'ouvre pas les voies aériennes, il conduit à la partie commune du pharynx et du larynx, et, par suite, semble sortir du cadre de notre sujet. Laissons parler Vidal: « À peine arrivé à Paris (1), assistant, dans le service de M. -Cayol à l'autopsie d’une femme morte d'œdème de la glotte, et voyant que le pus s'était fait jour dans le larynx et avait étouffé la malade, je fus frappé de ce fait, et, pensant qu'il devait y avoir eu inflammation œædème, et compression du tissu muqueux de la base de la glotte, je proposai et démontrai alors dans les amphithéâtres de la Charité, une opération qui Consistail :
1° À diviser tranversalement la membrane thyro-thyoïdienne en rasant le bord inférieur de l'os hyoïds;
2 À s'arrêter après la section de la membrane fibreuse;
3° Alors, avec un petit stylet, on devait écarter les mailles du tissu ussulaire qui la séparait de la muqueuse, afin de donner issu au pus;
4 Si celui-ci n'était pas encore formé, l’incision qu’on venait de pratiquer servait de débridement et de saignée locale, ce qui pouvait très bien empêcher la suffocation ;
0° Si les accidents persistaient, je conseillai de rendre la place pénétrante afin de mettre les lèvres de la glotte à découvert pour l’explorer et agir sur elles au besoin, ou en les comprimant ou en les sacriliant. Voilà à quoi servait l'opération de Vidal, Malgaigne qui la décrivit à peu près à la même époque (1833), la conseille pour extraire les corps étrangers tombés dans les ventricules du larynx ou retenus entre les lèvres de la glotte (1). Ce procédé fut employé dès lors maintes fois par Prat et Follus surtout, pour extirper des
(1) En 1826.
(2) VIDAL DE CASSIS. — Pathologie externe, t. TIT.— MALGAIGNE. — Manuel de médecine opér., 1833; édition revue par L. Le Fort, 1837, t. Il.
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tumeurs du larynx (polypes, etc.), et on trouvera une étude très complète et très soignée de toutes les opérations faites par ce procédé el par la laryngotomie (Desault) dans la thèse de Planchon inspirée par Dolbeau. L'auteur fait remarquer que par celte voie on ne pénètre pas dans le larynx, et donne à cette opération le nom de laryngotomie indirecte. Son observation sera appuyée plus tard par Tillaux, qui la confirme par ses expériences sur le cadavre. (Ana. topogr).
Ceci dit, revenons à la trachéotomie dans le croup; car à partir de Bretonneau, c'est dans cette maladie qu'elle trouve son application principale, et c'est vers cette application que vont se concentrer tous les travaux de l’époque actuelle. Pour faire un travail complet, nous devrions signaler et analyser beaucoup d'articles certainement très importants, qui ont presque tous paru dans des publications périodiques, mais leurfnombre est si considérable qu'il nous effraie ; aussi, ne prendrons-nous dans les travaux ullérieurs que ce qui vise spécialement l'opération.
En 1833, Trousseau (2), élève de Bretonneau, rapporte les observations de trachéotomie qu'il a pratiquées à l'exemple de son maïtre, dans la période extrême du croup. » Il existe à ma connaissance, dit-il, vingt-et-un cas de trachéotomie pratique dans la période extrême du croup. Sept malades ont été sauvés, savoir : cinq par M. Bretonneau, un par M. Bulliard, et un par moi. » À cette énumération, il ajoute en 1834, quatre nouvelles opérations pratiquées avec succès, et pour encourager les médecins timides qui n’osent l'entreprendre, il donne avec un luxe inoui de détails « tous
(0) PLANCHON. — Faits cliniques de laryngotomie. Thèse. Paris, 1869. -(1) Trousseau. — Journal des connaissances médico-chirurgicales, (1833), t. I, p. 1, 41, 290, et 1, (1834).