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les moyens, tous les artifices dont il a usé pour arriver à cet heureux résultat, » fait connaître quelque temps après sa statistique et précise les soins ultérieurs de l'opération.
En 1835, Guersant et Trousseau (1), étudiant de nouveau lé croup et la trachéotomie, font un nouveau plaidoyer en sa faveur. « C’est uné opération nécessaire, dit Trousseau, quand le croup est arrivé à la période de suffocation; car rien alors ne peut l'arrêter dans sa marche. D'ailleurs la nécessité de la trachéotomie est jugée par l'issue de lopération. Soixante enfants voués à une mort inévitable, ont été trachéotomisés ; dix-huit ont guéri, donc il taut opérer. »
Mais l'opération étant jugée nécessaire, quand faut-il opérer ? « Tant que Ja trachéotomie, répond Trousséau, a été dans més mains une arme presque toujours infidèle, jai dit : Il faut la pratiquer le plus tard possible, mais maintenant que je comple de nombreux succès, je dis : I faut la pratiquer le plutôt possible, et dès qu'il y a des fausses membranes dans le larynx. » Il insiste sur la nécessité d'aller lentement, de diviser les tissus couche par couche, et de ne pas s’effrayer de l'hémorrhagie (certains observateurs lient les vaisseaux veineux coupés), pour lui il n’y voit aucun avantage, l'hémorrhagie s’arrêtant dès que la respiration se rélablit, dès que l’incision de la trachée est faite, il faut à l'instant même s’armer du dilatateur (c'est celui de Bretonneau, avec celte modification que lextrémité dés branches est terminée par un éperon saillant en dehors. accrochant les lèvres de la trachée), on l'introduit fermé entre les lèvres de la plaie de la ta trachée, et quand il est en-
(2) Art. Crour (Dictionnaire en 30 volumes); Birzer et BABTHEY (Maladie des enfants), et TrousskAU (Clinique de l'Hôtel-Dieu, 1865. t. Ir, Trach., par Trousseau.