FINE
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l’on pratique ordinairement. M. Vicqy d'Azir l'a essayé sur des chiens sans aucune suite fâcheuse ».
En 1719, Fourcroy (1) reprenant cette idée de Vicqd'Azir, sans d'ailleurs Jamais le citer, s'approprie son procédé, qu'il décrit dans sa thèse inaugurale soutenue à Paris sous la présidence de Buquet.
Après une description assezconcise, mais précise de cette région, 1l convient qu'on peut opérer là sans crainte. «Il n’y a ni vaisseaux, dit-il, ni rameaux nerveux, » et conseille d'agir ainsi :
« Le malade est couché sur son lit ou assis sur une chaise, la tête est un peu renversée; le chirurgien cherche à sentir la dépression qui existe au-dessous du bord inférieur du cartilage thyroïde, et, tenant fixement la trachée-artère entre les doigts de la main gauche, il incise la peau du col dans l'étendue d'un pouce, au devant de la membrane crico-thyroidienne, puis saisissant un petit trois-quart, il l’enfonce dans cette membrane dans une direction perpendiculaire à l'axe du larynx, retire la lame de l’intérieur de la canule et laisse celle-ci dans la plaie. » Le bronchotome ou troisquart dont il se servait pour faire la fonction, se composait d’une tige triangulaire à sa pointe, longue de 4 à 6 lignes, un peu plate dans toute sa longueur, renfermée dans un canule d'argent un peu courbe et de même forme qu'elle.
Il ne dit pas avoir pratiqué la laryngotomie. Jusqu'ici les indications de la trachéotomie ont été bien vagues et bien peu précises. Dans tous les auteurs, en effet, il n’est question que d’esquinancie strangulatoire, suffocative, gangreneuse, très intense, violente ; d’autres se contentent d’indiquer qu'il faut opérer quand l’angine ou un gonflement subit
(1) FOURCROY. De nova laryngatomiæ methodo.Thèse, 1779.