‹ Essai sur l'histoire du théâtreChapitre 110 sur 322 · Ibidem p · texte numérisé non relu

Ibidem p

4. J. Von Scliack, Histoire de la littérature et </.- Part dramatique en Espagne. Berlin, 184!), 2 vol. in-8, t. I, p. 20r).

LE THÉÂTRE À L'ÉTRANGER

jusqu'à tirer des coups de feu et à faire éclater des pétards en signe d'approbation ou de mécontentement1.

Il n'y avait pas d'abord de place réservée aux femmes. A La fin du xvic siècle, on créa une loge spéciale pour les spectatrices du parterre, et il était absolument défendu aux hommes de pénétrer dans ce local réservé.

Les dames de la haute société vont alors aux fenêtres des bâtiments de pourtour, comme elles iraient aujourd'hui dans une loge de théâtre8.

Ces sortes de loges ou plutôt de fenêtres, donnant sur le patio ou corral, s'appelaient aposentos; souvent elles communiquaient non seulement avec une chambre, mais avec tout un appartement, et les femmes de la société y venaient masquées. Car les pièces espagnoles n'étaient pas plus morales que les pièces françaises de la même époque, et les dames ne croyaient pouvoir y assister qu'en se cachant, plus heureuses en cela que les dames françaises, qui, avant le cardinal de Richelieu, étaient entièrement privées de spectacles. Les règlements de police du théâtre défendent absolument à aucun homme de pénétrer dans les aposentos où sont des dames, à moins que ce ne soient les maris, pères, fds ou frères de l'une des spectatrices.

La possession des aposentos des principaux théâtres de Madrid et de Séville dans le courant du xvne siècle était à ce point recherchée qu'on se la transmettait dans les successions comme une propriété de valeur.

Le buffet ou buvette est une institution importante du théâtre espagnol, et sa place varie selon les circonstances3.

Au xvie siècle, les alcades chargés de la police du théâtre se tiennent sur la scène; plus tard, on leur réserve une loge, et c'est dans celle loge ou â côté qu'on place la buvette.

1. Ticknor, Histoire de la littérature espagnole, t. H, p. 472.

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