‹ Essai sur l'histoire du théâtreChapitre 196 sur 322 · Arcliivos nationales, O · texte numérisé non relu

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>.. Voir le Mercure de février 1696 el le Journal du marquis île Qangeau, ('dit. Soulie, I. V, p. a36.

J. Journal i/u marquis </<■ Datigeau, édit. Soulie, t. IX, p. 236.

LE PUBLIC, L'ÉCLAIRAGE, LES INCENDIES

il y a dans la salle m lustres à 12 bougies chacun, tandis que la scène est éclairée par plus de 600 bougies, sans compter celles de la décoration; r6 bougies brûlent dans les salles derrière le théâtre; il V en a 8 pour l'orchestre, 4 pour l'escalier, 8 pour le corridor, etc.; la rampe est formée par 80 lampions de six onces de cire à 3 lumières chacun.

Quand on joua à Fontainebleau Andromaque et le Ballet extravagant, il y avait dans la salle 120 bougies réparties en i5 lustres à 8 bougies chacun, 56 bougies dans la rampe, 102 bougies sur les deux cotés du théâtre et 32 au fond1.

En 1704, à Versailles, à la représentation de Ge'ta et le Cocher suppose, il y avait dans la salle 10 lustres à 8 bougies, /jo bougies pour la rampe, iG pour les montants, 28 dans le haut de la scène5.

À l'Hôtel de Bourgogne, vers 1G80, les Italiens ont encore, comme du temps de Molière au Palais-Royal, 12 lustres, mais à 12 bougies chacun; G sont sur le devant du théâtre et tiennent lieu de rampe; les 6 autres, trois par trois, sont placés parallèlement sur deux lignes qui vont de l'avant-scène jusqu'au fond du théâtre3.

Les salles où se donnaient les ballets de la cour et les fameuses représentations des premières années de Louis XIV étaient éclairées dans toutes leurs parties par des lustres suspendus au plafond ou des torchères fixées aux murs.

Les théâtres ordinaires étaient loin d'avoir pareille illumination. Pour faire des économies, on n'allumait qu'au commencement du spectacle. L'assistance restait dans l'obscurité, ce qui favorisait un désordre auquel nous ne sommes plus habitués, surtout depuis que le parterre est assis. La rampe parut d'abord dans les théâtres les moins luxueux, où les comédiens trop pauvres, ne pouvant avoir de lustres au plafond ou de candélabres aux murs, éclairaient leur salle avec des chandelles placées en ligne sur le devant de la scène. De cette habitude résulta bientôt le perfectionnement qui subsiste encore aujourd'hui et qui consiste à éclairer la scène par en bas.

A la cour, Louis XIV remplaça les chandelles des lustres par des

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