‹ Essai sur l'histoire du théâtreChapitre 232 sur 322 · Lettre sur la peinture, 1 7 j8, passim · texte numérisé non relu

Lettre sur la peinture, 1 7 j8, passim

■t. Journal de Barbier, édit. Charpentier, 4° série, p. x\i.

S. Mémoires et Correspondance littéraire de Favart, 1808, t. [!, p. MCI.

LA DÉCORATION ET LES DÉCORATEURS

Lorsque la Comédie-Française s'inslalle à l'Odéon actuel, on commande un certain nombre de maquettes aux deux architectes qui dirigent la construction, Peyre et de Wailly : « Ils font un décor d'ordre dorique de six châssis et quatre demi-fermes, de deux ou trois plafonds, quatre fendillons et un rideau de fond; les colonnes en granit rose, les chapiteaux et les bases en marbre blanc et les corps et arrièrecorps en marbre blanc veiné. » Ils composent également le temple

Scène du Glorieux, de Destouches, d'après Lancret. (L'acteur placé dans le milieu est Granval.)

A'Athalie et le rideau d'avant-scène. Ce dernier est payé 3ooo livres, les décors chacun 8000 livres, et tous sont exécutés par le décorateur Le Crosnier1.

Malheureusement, on n'avait pas encore pris les précautions nécessaires pour la conservation des décors, et l'on n'avait pas de magasins suffisants pour les garder en bon état; deux ans après l'exécution des maquettes, Peyre et de Wailly envoyaient un rapport au directeur des bâtiments pour lui faire savoir qu'elles étaient tout usées par le frottement qui résultait des différents mouvements qu'on leur faisait subir2.

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