‹ Essai sur l'histoire du théâtreChapitre 272 sur 322 · Ed. Taigny, op. cit., p. 5g · texte numérisé non relu

Ed. Taigny, op. cit., p. 5g

(*[. Journal de. Paris, 3i novembre 1809.

des personnes présentes, qui n'hésitèrent pas à aller au milieu des machineries, sur des câbles ou des poutres mal assujetties, éteindre avec des éponges mouillées les parties enflammées des décors'.

L'influence de Bonnet de Treiches sur l'exécution des décors en France avait été considérable : les Italiens, comme les frères Degotti, avaient montré aux peintres français les procédés si simples de l'emploi des grandes masses de couleur, et au point de vue du métier les décorateurs de l'Opéra en savaient désormais aussi long que ceux de la Scala. Durant l'Empire, le style à la mode, les conventions que l'on retrouve dans les dessins d'intérieur, existaient dans les grandes peintures scéniques, et l'imagination des artistes ne pouvait, en ce temps de raideur, prendre encore tout son essor. Les dessins de costumes étaient mieux réussis : l'élude de l'antiquité et l'école de David et de Prudhon, avec ses principes de sincérité, amenaient les artistes à faire ces charmantes études, drapées avec tant de grâce, que l'on admire encore dans les recueils de la bibliothèque de l'Opéra, sous la signature de Ménageot et de Berthélemy. Seulement, alors, l'art était relégué au second plan : la guerre et l'établissement définitif des principes de la Révolution absorbaient toutes les forces de la nation; quelques années encore et l'art se réveillera avee d'autant plus de vitalité et d'essor qu'il aura été comme enfermé trop longtemps dans des formules étroites.

i. Bonnet de Treiches, op. cit., passlm.

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