Petit de Julleville, op. cit., t. I, p
LES MYSTÈRES DIALOGUES
tateurs, comme aujourd'hui l'acte de la cour d'assises dans les mélodrames du boulevard, y tient la plus grande place1,
Ainsi, jusqu'à la fin du xive siècle — au moins autant que les sources retrouvées nous permettent de le supposer — le théâtre est une cérémonie ou un service religieux. Les quelques essais de représentation séculière semblent n'être que des exceptions.
Au xve siècle, au contraire, les représentations vont prendre un tel développement dans la société civile, que, tout en gardant certains caractères religieux, elles deviendront une institution presque périodique que les habitudes rendront en quelque sorte nécessaire. Les documents, si rares pour les époques antérieures, sont alors plus nombreux et plus précis; ils permettent d'esquisser le tableau moral et matériel de ce théâtre nouveau, d'en faire voir d'abord l'ensemble, puis chacun des détails de sa mise en scène et de son organisation.
I. Voir Léon Clcdat, le Mystère provençal de sainte Agnès, dans la Ilibliotltèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, année 1877, 1" fasc, p. 271, Paris, Ernest Thorin.