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C'est le terme employé dans les remontrances de

LES SALLES DE SPECTACLE A LA FIN DU XVIe SIÈCLE. i55

au bagout des gens du Midi, ce genre prit beaucoup d'importance1.

Une première bande de comédiens italiens apparut à la cour en 1 57 1 , mais disparut bientôt. On n'en vit séjourner dans la capitale que sous le règne de Henri III, pendant lequel, appelée par ce prince, une troupe célèbre, les Gelosi, les Jaloux (de plaire), vint donner au Petit-Bourbon des représentations qui eurent le plus grand succès devant la cour. Ils jouèrent ensuite, dans la même salle, pour le public, et « y eut tel concours et affluence de peuple, que les quatre meilleurs prédicateurs de Paris n'en avoient pas tretous ensemble autant quand ils prêchoient »2.

Inquiets d'un tel succès, les prédicateurs, comme les comédiens de l'Hôtel de Bourgogne, s'unirent pour faire disparaître des étrangers aussi heureux, et le Parlement leur défendit toute représentation; ils durent bientôt, malgré toute leur vogue, abandonner Paris. Nous les verrons toutefois reparaître après la Ligue et séjourner en France à intervalles inégaux.

Quoique contraints par le Parlement de cesser leurs représentations, les Italiens n'en ont pas moins détaché le public de l'Hôtel de Bourgogne.

Des comédiens français se sont aussi installés à Cluny, mais le Parlement les en a également chassés.

C'est à ce moment, à la veille de la Ligue, en 1678, que les Confrères de la Passion abandonnent la jouissance de leur théâtre à une troupe de profession.

En cela, Paris était en retard sur la province. Nulle ville plus que Rouen n'avait vu, au moyen âge, se former des confréries ou des corporations adonnées à la représentation des drames religieux ou des pièces comiques et burlesques.

Souvent, en raison de la licence et de l'audace satirique des jeux de scène, le Parlement de Normandie avait fait défense de rien jouer sans son autorisation préalable.

Lorsque, en [556, une troupe de comédiens de métier loua dans la ville une salle au Port-de-Salut (?), elle l'aménagea autant pour les jeux de scène que pour l'auditoire, et y convoqua les habitants pour la première d'inauguration. La foule accourut en nombre, et la pièce se jouait au milieu des applaudissements, quand tout à coup les sergents

1. Voir Armand Baschet, les Comédiens italiens à la cour de France. Paris, 1882, p. i3 cl suivantes.

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