‹ Essai sur l'histoire du vers françaisChapitre 4 sur 48 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

quelques noms de lieux — villages, rues de villes, îles ou caps — la rappelaient : Belle Isle, Bois Blanc, Sainl- Clair, Pontcharlrain, son! les noms qui frappaient mon oreille^ quand je débarquai à Détroit. Mais peu à peu la France est rentrée dans votre Ouest américain: elle est rentrée par ses écrivains, son esprit, sa civilisation. Et de ce rappel, nous devons rendre grâces à bien des individus et bien des sociétés, mais à personne plus qu'au groupe des professeurs du département français de V Université de Michigan.

Je n'oublierai jamais ma visite à cette charmante cité d'Ann Arbor, toute pleine d'arbres et de verdures, où est installée l'Université ; votre si cordial accueil dans votre délicieux cottage de Geddes Ileights; et F exquise soirée que nous avons passée ensemble, avec les membres américains et français du département que vous aviez priés de venir causer avec moi de la France. J'ai, ce soir-là, retrouvé la patrie au milieu de la chaude sqmoathie qui s'attachait à toutes les choses de France, et dans la fine intelligence dont elles étaient saisies. On ne s'apercevait peut-être qu'on n'était pas en France qu'à un signe, c'est que l'on ng disait pas du tout de mal de nous.

Je vous ai revu depuis à Paris, mon cher' Thieme, aux heures tragiques du commencement de septembre Î9Î i, (piand, après vos vacances j)asséesche: nous, vous étiez rappelé dans votre jnnjs par vos obligations professionnelles. Je me souviendrai toujours en (piets termes simples et profonds, selon roli'e disei-èfe tuanière, vous me dites votre a/feelion pour nui patrie, luttre douleur du droit l'ioté, vos souhaits, votre espoii\ Je ne révélerai pas — vous ne le laisst'riez pas publi<'r — (pu* vous n'en ('tes pas resté au.r paroles : et je tairai la délica-

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lessc ingénieuse que vous avez à plusieurs reprises emploi/ée à dissimuler les généreux élans de voire hunianilé.

S'il est vrai — comme je le crois — que Von n'oblieni la connaissance inlime des choses el des âmes que par la sympathie (une sgmpalhie éclairée, bien entendu, et qui, au lieu d'aveugler le sens critique, le stimule el le guide), alors, mon cher Thieme, vous nous connaissez vraiment à fond ; et je ne m'étonne plus de la justesse pénétrante de votre érudition.

Paris, le 6 mars 1916.

Gustave Lanson.

Quoiqu'on ait publié de nombreux ouvrages touchant divers points de la versification française et en dépit même de l'abondance des prétendues histoires et des traités de versification, personne encore n'a présenté ce sujet comme il conviendrait. L'histoire proprement dite de la versification française dans ses phases multiples, les divers aspects sous lesquels il convient de Taborder, la complexité de ses principes ou de ses qualités rythmiques, les différentes controverses qui ont contribué d'une manière si considérable à l'évolution de la structure du vers français, son véritable cadre historique, tout cela n'a pas été pris suffisamment en considération par ceux qui se sont essayés à l'histoire de la structure du vers français dans toute son étendue. Nul n';i, jusqu'i\ ce jour, fait ressortir les aspérités, la complication, la multiplicité des domaines qui dépendent de celui de la versification, surtout delà versification française; nul n'a davantage donné une analyse consécutive de la bibliographie, indi(|uant ce que chaque autour a ajouté au sujet, ou l'importance et la tendance dos différents ouvrages, les différentes divisions qui ont partagé les criti(jues, l'essence ou la portée des travaux dos érudits des diverses nationalités, le rôle, vraiment considérable des traités et des essais du xvii*

et surtout du xviii* siècles, la signification des Arts Poétiques et les périodes de leur évolution jusqu'au récent traité de versification, la nature et les caractères de l'œuvre accomplie k la fin du xix« siècle, enfin Tinfluence réciproque et le lien entre tous ces objets et la civilisation française en général.

Jusqu'à présent tous les traités n'ont vu dans la versification qu'un sujet isolé, comme si elle n'était pas une partie intégrante du développement général de la culture française, un chapitre de l'histoire littéraire de la France, une manifestation esthétique du génie français aussi bien que Fart ou la musique.

Voilà seulement quelques-uns des sujets et des nombreuses questions qu'il faut envisager et étudier à fond pour écrire une véritable histoire de la versification française.

L'objet de cet ouvrage n'est pas de composer un manuel ou un recueil de règles, de s'attacher à des détails de métier, de prononcer des sentences d'excommunication ou de parti pris, de peser méticuleusement les règles ou les principes, ni d'examiner de trop près des questions individuelles de versification, mais plutôt de donner un aperçu de ce qui s'est passé, de ce qu'on a déjà fait, de ce que chacun a apporté d'original, de faire connaître les éléments dont on doit disposer pour l'étude d'un sujet si complexe, de montrer, depuis les premières origines jusqu'aux dernières évolutions, le point où l'on en veut venir, de suggérer des idées pour des travaux encore à faire et en général d'indiquer combien la versification française est intéressante, ardue, variée, d'éveiller et de stimuler l'intérêt pour un sujet qui, après avoir passionné le monde littéraire et savant, semble tombé dans une indifférence presque complète.

Incontestablement l'une des raisons pour lesquelles si peu d'auteurs qui ont traité ce sujet ont saisi la nature véritable, les principes fondamentaux, le rythme général du vers français,

est qu'ils ne l'ont pas envisagé comme Tim des facteurs du développement général de la culture française, mais isolément. Les trois quarts peut-être du travail accompli concernent purement le mécanisme, le squelette et, en tant que tels doivent être considérés comme le labeur préliminaire de celui qui veut entreprendre la tâche plus étendue d'écrire véritablement rhistoire de la versification française. Cet ouvrage a pour but de préparer la voie à cette œuvre plus vaste et de la rendre possible.

Chaque étudiant doit pour chaque sujet compléter lui-même la bibliographie. Quiconque s'est occupé de cette question et n'a pas simplement recueilli ce que d'autres avaient préparé se rendra compte qu'il est impossible d'être complet. On espère cependant que toutes les indications importantes auront été à peu près données.

Peu de gens saisissent le vers français et peu de gens s'y intéressent tant soit peu, ce qui paraît tout naturel. Beaucoup d'étrangers particulièrement abandonnent tout espoir de jamais parvenir à le saisir et finalement se persuadent qu'on n'y peut trouver ni rythme, ni harmonie, tels du moins qu'ils en goûtent dans leur propre langue. La raison en est très apparente, quand on étudie l'évolution du vers français. Le déve-^ loppement do lu structure, des règles, d«^ la technique, de même que les changements du sujet dans la poésie française ont toujours suivi de près les diverses manifestations du génie national^ artistiques aussi bien que politi([ues, et Ton peut dire qu'ils sont le reflet fidèle de toute son évolution.

Au xvr siècle le vers était libre, imparfait, personnel et spontané ; au xvii« siècle il suivit la tendance générale h la discipline et à tout ce qu'elle implique ; le xviii* siècle s'écarta des règles inllexibles pour plus d'indépendance et finalement le XIX* siècle lui rendit sa liberté totale, son individualité, sa spontanéité et même rimperfeclion de sa forme. Cette évo-

lution correspond exactement à ce qui s'est passé dans toute autre branche de l'activité artistique.

Si donc la versification française sous son aspect le plus étendu est un miroir fidèle du génie français, elle doit également refléter les qualités essentielles qui caractérisent chaque phase de production ; c'est ce qui a lieu. La qualité essentielle et primordiale, celle qui est si aisément perçue dans Tart français et la prose française, la perfection technique, semble échapper à la plupart des amateurs de poésie des autres nations, quoique l'un et l'autre lui doivent leur réputation.

Ces qualités techniques se sont perfectionnées à un tel point dans la poésie moderne qu'il n'appartient de les saisir qu'à un nombre restreint de Français mêmes. Il en fut ainsi des innovations techniques de Victor Hugo. Ce haut développement ne caractérise pas seulement la poésie, mais encore se retrouve dans la musique et dans l'art. La compréhension du vers français à n'importe quelle époque suppose toujours la compréhension des harmonies complexes du son, de la couleur et de la ligne et aboutit infailliblement à un sens correct de la prononciation, à une connaissance exacte de la valeur des mots et du singulier pouvoir de leur agencement, à la distinction délicate des sons et au goût de la prose française. Les Français eux-mêmes sont naturellement les juges les plus sûrs et les plus sensibles de leur propre technique, et il semble absurde de les accuser de n'avoir pas de rythme dans leur vers. Cependant à chaque période de développement et de changements il se trouvera de nombreux Français pour accuser leurs poètes de détruire l'essence même du rythme et la nature propre du vers français, qui plus tard proclameront ces mêmes poètes de grands génies. Avant de pouvoir rénover et élargir suivant les idées et la vie modernes la technique ou le mécanisme du vers, il fallait que l'ancienne forme fut brisée, qu'il y eût une liberté complète et que chaque trait personnel, chaque tendance

fussent rendus possibles. Cela a toujours impliqué la grande bataille avec la tradition, rautorité,r Académie. Il y a toujours eu les révolutionnaires contre les réactionnaires ou gardiens de la tradition.

On n'a obtenu des concessions que par la force, la violence, Texagération. Durant ces périodes de révolte Ton a toujours soutenu que l'étranger était derrière, mais comme dans la dernière phase précisément du développement de la poésie française moderne, l'on découvrira que les innovations véritablement légitimes, celles qui étaient raisonnables et dans les limites de Fart et qui reflétaient le génie français émanaient des Français eux-mêmes. Aucun étranger ne possède une oreille aussi délicate, aussi sensible et sûre pour saisir Tharmonie de la musique et l'esprit de la poésie française que le Français luimême. Il en est de même de toute autre nation. Toutefois la nature rythmique du vers français est si subtile, si fugace, si vague et indéfinissable, pourtant si entraînante, si réelle et satisfaisante une fois saisie, qu'il doit toujours appartenir aux Français eux-mêmes de décider avec leur sens inraillible de la précision et de la mesure, ce qu'est leur rythme, jusqu'à quel point il peut évoluer, et quels doivent être les principes de leur versitication.

Les conditions ont varié pour chaque périndo .lo l'hibtoire de l-< v.T^incaliQILfrntirni^e. Il faut les étudie : , .. '|ui conduit à 1 ex .;:i .. d'ouvra;^^- s c^ui on eux-mêmes n'ont rien à voir avec la versification proprement dite, mais cjui peuvent servir à faire connaître les conditions dans les(|uelles la versitication française s'est développée. Si nous trouvons dans la poésie des traits tels (juc lo style brisé, des lambeaux de phrases, des passages d harmonie imitative, un rayon de lumière qh et là, des adjectifs séparés de leurs substantifs, des verbes retranchés do tout rédilîco, une confusion générale de la grammaire et le vague de l'expression et si nous comparons cela aux pro-

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cédés analogues, en peinture dans la distribution des couleurs et l'alignement des traits et des lignes, en musique dans les harmonies voisines et l'introduction des dissonances imitant les propres modes et les propres manifestations de la nature, nous nous convaincrons qu'il existe une cause qui produit un état d'esprit, une condition physique et mentale qui sont non seulement capables de produire ces phénomènes, mais encore constitués de telle sorte que ces moyens d'expression soient naturels. Nous admettons aujourd'hui ce qu'il y a dix ou quinze ans l'on considérait comme monstrueux. Une transformation doit donc s'être opérée en nous. L'on ne peut considérer les tendances modernistes de chaque âge comme sans discipline et sans lois. Elles sont des manifestations d'hommes qui se trouvent liés par des traditions qu'ils ne peuvent rejeter complètement. Les poètes et les musiciens du jour font de l'oreille et les artistes des yeux les arbitres de leurs créations. En théorie il n'y a de règles, de traditions, de lois que celles de chaque individualité. Est-ce que le vers moderne est un vers sans art et la peinture un dessin sans lignes ? C'est ce qu'affirment ceux qui ne sentent pas, n'entendent pas et ne voient pas comme les poètes, les musiciens et les artistes d'aujourd'hui. L'équilibre, la mesure, l'harmonie, la précision, la logique, la perfection de la forme, la clarté ont toujours été les caractéristiques de l'activité française. L'on peut donc se demander s'il est possible qu'elles soient rejetées sans merci? L'on peut aussi se demander si elles sont rejetées le moins du monde et si ceux qui ne saisissent pas les manifestations modernes et les condamnent par conséquent, ne sont pas incapables de comprendre une transformation qui implique des facultés poussées plus loin et plus haut que la moyenne du temps.

Est-ce que ces hommes ne sont pas des génies? L'avenir l'a prononcé en leur faveur et il en fera certainement de même pour ceux cpii sont les derniers des derniers. Si l'on étudie et

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si l'on pèse convenablement ces considérations, l'on se rendra certainement compte de la difficulté et de la complexité que présente la rédaction d'une véritable histoire de la versification française.

Les difficultés les plus concrètes ou évidentes sont aisément surmontées; elles se rapportent à des sujets tels que l'étude approfondie de la grammaire française, delà prose, de la nature et des origines de la langue, des étapes de sa séparation du latin, Tessence et l'histoire de la poésie française, la prononciation, la rhétorique, la différence entre la prose et le vers, les raisons pour lesquelles la compréhension de la poésie française aide à celle de la prose, les controverses sur divers sujets^ la nature de l'œuvre des lettrés des différentes nations et une comparaison entre eux, la phonétique, la physiologie dos organes vocaux, la philologie, car l'esthétique poétique comprend un grand nombre de sujets ardus, Thistoire générale des règles ou le mécanisme aussi bien que les principes fondamentaux, comme la rime, le nombre des syllabes, qui impliquent l'accent et la quantité en tant qu'éléments du rythme, et un nombre presque illimité d'autres sujets sur chacun desquels Ton a déjà écrit quelque livre ou quelque article. Le plan de ces divers sujets avec leurs divisions et leurs subdivisions serait comme un filet aux mailles inextricables.

Au lieu de suivre la division habituelle en chapitres sur les origines, les dilîérentes règles, Taccent, le rythme, etc., l'on peut adopter un plan qui grouperait tous les sujols sous des dénominations comme celles-ci: histoire et culture, esthétique et psychologie, mécanisme et statistique, physiologie et phonétique. Dans Tun ou l'autre de ces groupes chacjue sujet pourrait facilement trouver sa place propre ; par exemple Barat, 190i, dans le groupe histori(|ue cl Braunschvig, \\H)ï, dans le groupe esthétique.

L'un des sujets les [ilus intcressants et pi'ul-étrc le plus

épineux de tous est celui du rythme qui a déjà donné matière à tant de discussions. L'on a reconnu au rythme des caractères qui relèvent de Taccent, de la quantité, de la logique, de l'alternance, de la physiologie et de la psychologie. L'on peut distinguer deux écoles ; les Français étant en général opposés aux étrangers et surtout aux Allemands. Les lettrés français se sont querellés entre eux, de même que les lettrés allemands, mais leurs divergences ne sont pas aussi fondamentales que celles qui séparent les Français des Allemands. Dans l'ensemble les Français se refusent à prendre l'accent pour base de leur rythme, quoique récemment un certain nombre aient été conquis à cette théorie grâce aux expériences faites avec les instruments phonétiques.

Quoi qu'il en soit, le principe logique-mathématique est encore celui qui convient le mieux au génie français. Mais cette interprétation même est loin d'être claire, satisfaisante et décisive.

En effet la nature exacte du rythme dans la poésie française reste encore à définir. La conception allemande de la versification française est presque toujours contraire à l'esprit du vers français, au génie français et aux manifestations de la culture française ; elle repose simplement soit sur l'accent, soit sur la quantité.

Les Français qui ont adopté le principe de l'accent sont influencés par la culture étrangère, ou bien suivent la tendance actuelle de tant de Français à s'adapter aux habitudes et aux conceptions étrangères. L'on doit considérer les noms de Lubarsch, Foth, Stengel, Diez, Saran, WuUT, Aae, Rudmose-Bro^vn, Guilliaume, etc., en regard de ceux de Becq de Fouquières, Guyau, Tisseur, Eichthal, Le Goffic, Lanson, Granmiont, de Gourmont, de Souza, Dorchain, etc. D'ordinaire les lettrés étrangers accusent les lettrés français de confondre le rythme schématique avec le rythme phraséologique. Ce que

cela veut dire est exprimé de différentes manières et plus ou moins clairement par les différents critiques. Quand on fera le bilan de tout ce travail, Ton découvrira que pour les recherches techniques, mécaniques, statistiques et historiques, la balance penche fortement du côté allem.and ; mais que pour Toeuvre esthétique, théorique, spéculative et originale, elle est toute du côté français. A un point de vue impartial, après un examen attentif de ces travaux, il devient évident que les Français euxmêmes ont seuls le sens intime et subtil de leur propre vers et de son rythme, de même qu'ils ont été des guides infaillibles dans leurs innovations hardies dans l'art et la musique. Jusqu^à présent les étrangers n'ont pas saisi la nature indéfinissable et complexe du rythme des vers français. En dépit de l*œuvre admirable de savants comme Stengel et Saran, il reste encore à un Français d'écrire en toute connaissance de cause l'histoire de sa propre versification.

Dans la bibliographie le but a été autant que possible d'évaluer chaque ouvrage, de déterminer son importance, sa nature, son apport, sa valeur générale, naturellement en se basant pour chacun sur l'époque de son apparition. L'on n'a nullement cherché à donner une liste complète, même partielle, des références pour des sujets tels que la ballade, le sonnet, etc., ou pour les livres avec un aperçu général des conditions du temps, de l'état de la civilisation, etc. Pour ces sujets Ton a donné seulement les références (jui d'une manière ou d'une autre intéressent particulièrement la versification et ont été plus ou moins souvent mentionnés dans la bibliographie de ce sujet. Dans la bibliographie des sujets spéciaux l'on verra que les références s'enchevêtrent fro(juemment; par exemple, nécessité do réformes et réformes accomplies; accent, rythme et principes. Dans certains cas, en renvoyant à des dates et des noms, la référence peut signifier (jue dans l'ouvrage de telle date l'on traite le sujet en question ; par oxemplo: I'.)0(), WullT,

à la mention Rostand, veut dire qu'il a dans cet ouvrage un chapitre important pour l'étude de Rostand. Une bibliographie de la versification française, telle que le présent essai, aurait été pratiquement impossible sans l'aide de publications telles que Romania/Aeitschrift fur Romanische Pkilologie^Ztz.fïir Nenfranzœsische Sprache wid Literatiir, Kritischcr Jahreshericht der Romatiischen Philologie de Kœrting et les diverses bibliographies qui se trouvent dans les thèses, les traités, etc. Il n'y avait pas grand'peine à vérifier ces nombreuses références, excepté quand il s'agissait de publications périodiques, et il est bien certain que beaucoup d'excellents articles ont échappé. L'on peut pour ainsi dire tout trouver à la Bibliothèque Nationale et quiconque entreprendra de vérifier cette bibliographie sera forcé d'y travailler. Si cet ouvrage peut servir, son but aura été atteint.

Je désire témoigner ici à M. Abel Doysié toute ma gratitude pour la traduction qu'il a faite de cet ouvrage de l'anglais en français.

Hugo Paul Thieme.

Paris, 1914.

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