PREFACE. IX
dérations 'd'analogie permetfaent detp^ase» :<)uc Topinidn des masses ne tardera jpas ai prendre ^raetèm. : .- ^'^-/m » •: 'jî^ '-'f,/' H .^
Enieffet), dés actions sans loi, djesitéinilatâ^sans cbaviction:^ na sont jamais' qu'un phéiibntènei local et passager. rL*âme hiimaîné tend ^ans^eèsse à bri-** ser ce divorce entre 4a croyancef-et les actes».
Nous allons^onc voir» d'ici à^que^ues années , qteel geare dé pfaîtoisophie doit naître de. tant d'élémensetde tant d'expériences diverses, a y.
Le vidéi actuel me parak sr'expliqœr tieisséz^.faciiiemeut',: par l'iafluence derla creyance càtholi^ que 9 dont les prâtres^ et la hiérarcMe^ont brouillé la masse i deé esprits avec i tout dogme • cfbrétie» ^ et* ensuite par le caractère de> notre révolution ^ qui. fiil 'moins une* sage expérience dlnstitutions qu'une ma^tfique proclamation de droits. li à fallu rtout un quart de > siècle de>saii^antes agita* tions pour asseoir les principes dé rassemblée cofàtituàiùe ^> qui sont ceux de la civili^tion modernev Quant Ir la religion , la conduite inexpH*cable du clergsé- catbGflique-.depuis la' restauration de la maisooDt de' Bout4>on a cimenté les haines nouvelle»!^ a rafraîchi, les ancien» Tessentiméasi Ce combat , livré pied à pied Contre les libertés publiques par le catholicisme , me semble, je l'a* voue , le chef-d'œuvre de la maladresse , et doit frayer un facile accès à un systèîne plus ou moins protestant.
PRUACB.
C'est pour seconder cette tendance remarquable des esprits qae j'apporte mon tribat de pensées. Il m'a para qu'un ouvrage trop scolastique , sur le christianisme , serait d'un effet à peu près nul aujourd'hui. J'ai tenté de parcourir les périodes principales de l'histoire qui ont donné au christianisme ses formes successives, et j'ai tâché de fixer quelle est l'idée dominante de la grande unité protestante y qm , selon mon avis , peut seule être adoptée par les esprits de nos jours.
Afin de remplir ce cadre selon mes forces , j'ai essayé de faire sortir quelques convictions religieuses du point de vue historique du christianisme ; j'ai tenté d'examiner d'abord l'origine et l'antiquité de l'idée religieuse, et d'expliquer pourquoi les diverses religions se ressemblent. Ces bases une fois posées , j'essaie l'histoire générale du christianisme ; et comme introduction nécessaire , je définis ce que l'on doit entendre par révélation , et je rapproche cette idée de l'influence d'une pure doctrine philosophique. Je caractérise ensuite les traits historiques de l'apparition et de la propagation du christianisme ; et j'examine ce qu'il devint , soit dans les premiers siècles , soit dans cette période si longue et si confuse que l'on nomme le moyen-âge. J'ai cherché à rendre évident que les croisades , comme conséquence de la théocratie , et les idées chevaleresques qui en furent le résultat, ont décidé le
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réveil de l'esprit et préparé les voies à la réforme , c'est-à--dire à un examen illimité sur toutes les questions. J'ai indiqué les moyens qui furent opposés à la réforme à sa naissance , les caractères généraux de l'opinion d'un catholique ou d'un réformé , sous le point de vue du libre examen. Faisant application de ces données, j'ai essayé de déterminer l'influence de ce que l'on nomme philosophie du dix-huitième siècle , ainsi que des théories du spiritualisme, sur la position de notre pays. J'ai tâché de découvrir le caractère spécial de nos opinions d'aujourd'hui ^ et j'arrive ensuite à la conclusion de ce travail : la détermination du protestantisme dogmatique de la grande unités et des. applications positives que cette philosophie , à la fois humaine et révélée , peut fournir à notre siècle. — Tel est le plan que je me suis proposé de remplir/d'une manière générale. Je n'indiquerai pas les changemens et les additions nombreuses que cette édition présente. Les lecteurs de la Bévue protestante reconnaîtront deux chapitres qui ont été insérés dans ce recueil , et reconnaîtront surtout des principes qui leur sont familiers. J'ai fait tous mes efforts pour assujettir ces tableaux historiques et ces expositions de philosophie ou de dogme , à la méthode d'un plan général. Enfin 5 je n'ai point cru devoir supprimer un chapitre critique ,sur l'organisation actuelle de nos sociétés bibliques protestantes, malgré les observations
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qui m'ont été faites par M. le pasiear de Felioe , dans son excellent ouvrage sur ses institutions. J'avoue que mon opinion n'est pas changé sur ce point.
Sans doute j ai tâché de rendre cet ouvrage plu3 digne du sujet qu'il embrasse ; mais je ne me suis point cm obligé d» répondre à des critiques pas* sionnées , qui ont été dirigées surtout contre les princes de ce liwe. Mon admiration protestante pour lefc principes que la révolution franf^ûse a proclamés 9 et ma confiance en leur triomphe jBtest poini affaiblie , et , j'ose le <fire , ne s'affaibUsa jamais, £q mars i8â5 ^ je publiai la première édition de ce livre, et j'écrivais alors que si on rétablissiût * les jésuites f^Hs ne /eraieni* que par raUre etpQSûer. » Cinq ans se sont k peine écoulés^ et Y après de dures épreuves^ ^ voilà en effet ^ue leur règne ^'évanouit, brisé sansiretour par uaiNàveil national qui honora la. France et sauve le pay s« .Je n'ai pas eu tort d'avoir confiance ; >témoin; dès améliovations de notre temps , et séparant avec soin led excèis passagers auxquels laliberté doBii^ naissance i d'avec ses immortels résultats , je cenouveKerai ici avec conviotion et Mec g;ralitude ipon* opinion /« que. si la rtformaiùm a pwdiM la réifùUUion frcmçaise^ o'^s( inconiésia^ Mementce^qu'eUe a^ptrodmt.desplus beau. •-
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Avril , 1 8i8. ^ '