‹ Essai sur l'histoire générale du ChristianismeChapitre 3 sur 20 · PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ÉDITION

L'abbé Morçllft^ ,qi)ii .arait observé les corniQencemens de ce siècle, a dit en mourant : «/e suis content des progrès. {ie la raison. » Mais il ûous manque quelque chose pour que cet éloge d un sage convienne parfaitement à notre temps. C'est de* faire cesser le désordre d'opinion qui s'accroît chaque jour sur une foule de points philosophiques et religieux. Il m'a semblé que dans tous les sujets qu'il nous importe de connaître , on peut toujours réduire l'effrayante question de èontro*r verse à un choix très^simple. jDans cet espoir 9 j'avais conçu Je dessein d'exposer léS: caractèriâs philosophiques desr convictions religieuses et les traits généraux de leur histoire \ d'examiner qiielle est leur influence actuelle , et de déterminer «ous quelles formes et sous quelles conditions on peut les recevoir aujourd'hui.

Mais je n'ai nullement rempli ce cadre beaucoup trop vaste pour mes forces , et les pages qui suivent contiennent simplement quelques ré-

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flexions principalement historiques sur ce sujet , qu'an autre plus heureux pourra traiter.

En terminant , j'ai cru defoir dire un mot de la philosophie du diz-huitième siècle , dont les inconyéniens , et surtout les avantages , se prononcent de plus en plus. Désirant , autant qu'il est en moi , épargner le temps des lecteurs qui jetteraient les yeux sur ces lignes, écrites avec franchise et bonne intention , j'ai dû travailler à être aussi court que possible. Si j'avais eu plus de loisir, j'aurais encore abrégé ce petit ouvrage , qui est plus long que je n'aurais voulu.

Me sera-t-il permis d'ajouter ici que ce travail , à peine ébauché, est de ma part un bien faible , mais un bien sincère hommage de mon zèle pour les progrès de la philosophie religieuse, qui, malgré tout ce qu'on a dit et tout ce qu'on dira ^ est toujours l*art défaire le bonheur des hommes en les éclairant? Espérons que la génération qui s'élève se pénétrera des principes de cette belle science de la vérité et de la vertu , sans laquelle le bonheur est une chimère et la liberté une chose impossible.

Mars, iS»3.

ESSAI

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