VII. Que le seigneur ne demande pas au paysan de faire
APPENDICES. 509
gratuitement plus de services qu’il n’est dit dans leur pacte mutuel .
VIII. Beaucoup de terres sont grevées d'un cens trop élevé. Que les seigneurs acceptent l’arbitrage d’hornmes irréprochables, et qu’ils diminuent le cens selon l’équité, « afin que le paysan ne travaille pas en vain, car tout ouvrier a droit à son salaire. »
IX. La justice se rend avec partialité. On établit sans cesse de nouvelles dispositions sur les peines. Qu’on ne favorise personne et qu’on s’en tienne aux anciens règlements.
X. Que les champs et prairies distraits des biens de la commune, autrement que par une vente équitable, retournent à la commune.
XI. Les droits de décès sont révoltants et ouvertement opposés à la volonté de Dieu, « car c’est une spoliation des veuves et des orphelins. » Qu’ils soient entièrement et à jamais abolis.
XII S’il se trouvait qu’un ou plusieurs des articles
qui précèdent fût en opposition avec l'Écriture (ce que nous ne pensons pas), nous y renonçons d’avance. Si, au contraire, l’Écriture nous en indiquait encore d’autres sur l’oppression du prochain, nous les réservons et y adhérons également dès à présent. Que la paix de Jésus-Christ soit avec tous. Amen.
Voici quelques-uns des amers reproches que Luther, invoqué par les deux partis, leur lit entendre tour à tour.