DIVISIONS DE L’HYDROCÉPH ALITE
Là description que Fothergill donna de l’Hydrocéphalite semble , au premier coup d’œil , différer tellement de celle de Whylt , qu’elle fit croire un moment que ces deux praticiens Savaient pas décrit la même maladie , et porta de bonne heure à en distinguer deux espèces, qui ne présentent de différence que dans la durée de chacune. Le professeur Baumes f le premier, sut concilier ces deux auteurs, et prouver que tous deux avaient bien observé : il proposa de reconnaître une Hydrocéphale interne aiguë et l'autre chronique, distinction dernièrement adoptée comme deux variétés
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par le D.r Coindet , et que M. Itard vient de reproduire sous les noms d’Hydrocéphale aiguë essentielle , et Hydrocéphale chronique essentielle , en leur adjoignant deux autres espèces symptomatiques, l’une aiguë et l’autre chronique. M. Bard a reconnu trois espèces : l’une essentielle ou primitive , qui est l’apanage des enfansou des vieillards, et qui n’est sous la dépendance d'aucune autre affection ; une deuxième consécutive à d'autres maladies , et plus difficile, plus embarrassée dans sa marche ; elle n’est qu’une maladie complicante et ne peut pas faire une espèce, ou elle a reconnu une maladie pour cause et n’en est pas moins essentielle ; 3.° enfin une sympathique, unie à une autre affection: telle serait la fièvre ataxique , dont elle devient alors un symptôme ; mais ici elle n’est point la maladie essentielle ; elle appartient à la fièvre. M. Laennec 9 pensant que la maladie n’est pas essentiellement produite par l’accumulation de la sérosité dans les ventricules, en fait trois espèces : i.° accumulation d’un liquide dans les cavités du cerveau; 2.0 augmentation active dans la nutrition de cet organe; 3.° développement de tubercules dans sa substance. Celle-ci est tout-à-fait incurable, et n’est point une Hydrocéphalie essentielle; son existence n’est alors que consécutive ou complication , quoiqu'il arrive souvent que le développement des tubercules lui soit consécutif. La deuxième espèce est l’Hydrocéphalite inflammatoire , qui s’est terminée avant que la deuxième période ou l’épanchement ait eu lieu. M. Coindet a établi deux espèces principales, l’une idiopathique et l’autre symptomatique : la deuxième ne devait point entrer dans sa description 3 puisqu’elle dépend de beaucoup
sur l’ hydrocéphalite. 63
d’autres affections du cerveau qui sont alors la maladie essentielle ; elle est analogue à l’hydropisie symptomatique, qui termine un skirrhe du pancréas, de l’ovaire ÿ etc.
Pour éviter toute confusion, il est indispensable d’isoler i’Hydrocéphalite de toute autre espèce d’affection , et de ne Penvisager que comme maladie idiopathique. Sous ce rapport, j’ai cru devoir adopter la division de M. Baumes , me réservant d établir ensuite des variétés bien importantes. Ainsi j’admets une Hydrocéphalite aiguë , et une Hydrocéphalite subaiguë.
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