‹ Essai sur l'hydrocéphaliteChapitre 16 sur 27 · VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS

Dans l’analyse que je viens de faire de LHvdrocé^ phalite , on a dû pressentir que la prédominence de certains ordres de symptômes devait amener des différences essentielles dans le caractère de la maladie, ou plutôt annonçait ces différences. Ainsi j’ai fait

remarquer que les phénomènes nerveux , sanguins et gastriques , étaient rarement au même degré , et qu’assez souvent on voyait dominer les uns plutôt que les autres. Cette considération me permet de reconnaître trois variétés bien caractérisées : i.° Hyd rocéphalite nerveuse ; 2.0 Hydrocéphalite inflammatoire ; 3.° Hydrocéphalite gastrique. Cette distinction n’est point illusoire ni théorique , elle est fondée sur l'observation de la maladie elle-même : elle nous conduira aux résultats les plus avantageux , non seulement pour l’étude des phénomènes pathologiques , mais sur-tout pour apprécier justement les modes nombreux de traitement qui ont été proposés , et elle nous fera discerner avec méthode les moyens auxquels il conviendra d'avoir préférablement recours.

La description générale que j’ai donnée de la maladie sera la description de l’ordre , et les genres ou variétés seront caractérisés par la prédominence d’un appareil de symptômes. Puissé-je, en établissant cette classification importante , rendre plus méthodique et plus sûr le traitement d’une des plus cruelles maladies.

i.° Hydrocéphalite Nerveuse. Elle survient chez les sujets doués d’une mobilité nerveuse excessive, trèsimpatiens, très-irascibles, ou qui déjà auront éprouvé des attaques d’épilepsie , des convulsions , ou quelque autre maladie nerveuse. Les affections morales en sont la cause la plus fréquente.

Dans cette variété , outre les symptômes qui caractérisent le genre , les phénomènes nerveux sont portés au plus haut degré d’intensité; ils semblent, par leur violence , faire oublier tous les autres. La maladie ?

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long-temps annoncée par des soubresauts , des rêves effrayans, des cris, des frayeurs et une augmentation de susceptibilité inconcevable, débute par des mouvemens convulsifs que rien ne peut calmer , et qui n'accordent presque point de relâche. Les angoisses sont inexprimables, et les douleurs de tête atroces; Tagitation est constante ; les yeux fuient la lumière et roulent dans les orbites; tout le corps, ou une partie seulement, est dans un mouvement convulsionnaire perpétuel; quelquefois, dès le début, il y a hémiplégie. Les urines sont claires et peu abondantes ; les vomissemens sont très-pénibles, à cause de grands efforts qui ne font rejeter que peu de matières; mais ils sont en général peu fréquens. L’assoupissement est moins profond , et manque même complettement ; le délire est souvent nul; les convulsions se succèdent rapidement , durent très-ion g-temps , et finissent par amener , dans un accès , la catastrophe de cet horrible spectacle. En citant Fothergill et le professeur Baumes comme ayant déjà indiqué par leurs observations cette variété , je me crois dispensé d'avoir recours à aucune autre autorité. La maladie beaucoup plus irrégulière dans sa marche que les autres espèces , ne s’astreint que peu aux trois périodes, et peut se terminer en peu d’heures, ou durer plusieurs semaines. « Chez le fds de M. Potier , qui mourut d’Hydrocéphalite suite de coqueluche , dit M. Coindet , la première période dura douze jours, la deuxième quelques heures , et la troisième moins de 2 4. Il y eut dilatation de la pupille , strabisme, etc* Il fut emporté par une suite d’attaques de convulsions.

2.° HyârocêphaUte Inflammatoire. L’Hydrocéphalite aiguë est de nature à-peu-près inflammatoire , le nom que je lui ai donné l’indique. Ainsi l’épithète inflammatoire paraîtrait superflue, si nous ne savions qu'on emploie tous les jours les noms de pneumonie inflanv* matoire , pleurésie inflammatoire , etc. , pour les distinguer des pneumonies, des pleurésies bilieuses. Ici le mot inflammatoire indique seulement que le mode d'inflammation est plus intense, plus isolé, plus dégagé de tout autre phénomène accessoire. Cette variété est la plus fréquente : un grand nombre d'au** teurs n’ont voulu reconnaître quelle , sans doute parce qu’ils n’avaient pas eu occasion d'observer les autres. Elle constitue la deuxième variété adoptée par M, Coindet.

On la remarque chez les personnes d’un tempérament sanguin , pléthorique , et disposées aux affec* lions inflammatoires. Elle succède à la plupart des causes indiquées , sur-tout aux causes idiopathiques, aux suppressions et aux répercussions.

La rougeur de la figure , les douleurs de tête plus fixes , la sensibilité des yeux plus grande , souvent leur rougeur , la fièvre et la chaleur de la peau sont les symptômes précurseurs; mais ils ne précèdent jamais l’invasion de bien long-temps, et souvent la maladie débute brusquement. — Les exacerbations sont plus considérables, la fièvre est plus intense, les ca* rotides et les temporales battent avec force et d'une manière sensible à la vue ; la face est rouge des deux côtés ou alternativement de l'un et de l’autre ; les yeux sont enflammés , les plaintes presque continuelles • enfin tout l'appareil des symptômes annonça

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un état inflammatoire du cerveau. Paraissent les vomissemens inclépendans de Fétat saburraL La stupeur succède à la période d’excitation , et l’assoupissement ne tarde pas à se montrer. Il y a bien souvent délire proportionné à la violence du mal. Les convulsions et les 'paralysies sont plus tardives et moins fortes que dans la variété précédente. — La maladie suit une marche régulière , et présente à l'observateur la succession exacte des trois stades, à moins que l’état inflammatoire, porté au suprême degré, n’enraye et n’éteigne subitement l’action vitale ; alors quelques heures suffisent pour donner la mort.

3.° Hydrocéphalite Gastrique . Cette variété n’est pas rare , les auteurs en fournissent de nombreuses observations ; quelques-uns même , par la manière dont ils ont envisagé la maladie et par le mode de traitement qu’ils ont adopté, ont paru ne reconnaître quelle.

Les écarts du régime, une nourriture mal-saine, indigeste, et chez les enfans un mauvais lait, l’usage trop prématuré d’alimens solides ; un embarras gastrique ou une disposition à cette affection , et les en> portemens de colère sont les causes les plus propres à faire développer l’Hydrocéplialite gastrique.

De fréquentes indigestions, un état de paresse de l’estomac; des maux de cœur, des vomituritions, et même des vomissemens souvent répétés sur-tout après les repas seront , avec les soubresauts pendant le sommeil et autres mouvemens convulsifs , les préludes de la maladie.

Cet état peut durer long -temps avant que les signes propres à FHydrocéphaiite se manifestent. Enfin,

les vomissemens sont plus fréquens, la langue est blanche et sale ; la douleur céphalique se déclare , devient de plus en plus intense , et alterne avec les vomissemens, qui n’éprouvent quelquefois point d’im terruption , et reparaissent par le moindre mouve-^ ment, sur-tout lorsque la tête est élevée et cesse d’être appuyée. Ils se calment un peu pendant la a.e pé^ riode ; les forces paraissent toutes concentrées sur l’organe malade ; l’éréthisme général cesse, et il en résulte un calme trompeur contre lequel Thomme de l’art saura se tenir en garde. Cependant l'excitation de l’estomac n’est qu’assoupie , et elle se réveille bientôt avec plus de fureur qu’auparavant ; on a vu des malades ne pas avoir presque un seul moment de repos, et leur estomac agité convulsivement les tour-? menter par les efforts tfun vomissement continuel. C’est au milieu de ces accès que le malade termine ses souffrances et sa vie. Les autres signes Hydro-? Céphaliques marchent de pair avec le vomissement; mais celui-ci est si fréquent, si pénible et annonce un état gastrique si intense qu’il fixe presque uniquement Inattention.

Quoique ces trois variétés soient dessinées dans la nature par des caractères qui ne permettent pas de les méconnnaître , il ne faut pas s’imaginer que chacune soit toujours aussi tranchée que je viens de l’indiquer. Dans les cas les plus ordinaires , les symptômes primitifs sont combinés à un égal degré d’intensité , et riiydrocéphalite parcourt les périodes que nous lui avons reconnues. Dans le i.er stade, les symptômes inflammatoires sont les plus marqués ; ceux de gas— tricité les accompagnent fréquemment, mais ils ne

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sont alors que sympathiques. Enfin paroissent tous les symptômes nerveux les plus graves. La maladie ne change pas pour cela de caractère , elle est toujours la même ; seulement à chaque époque de sa marche , elle fait développer plus particulièrement tel ou tel ordre de phénomènes.

J’ai cru ne devoir tracer qu’à grands traits les caractères essentiels des trois variétés ; de plus longs détails eussent amené des répétitions ennuyeuses. Mais* je le répète, cette distinction est de la plus grande importance ; ce n’est que d’après elle que nous pourrons établir un traitement bien méthodique. Plus on observera et, je m'en doute point, plus on confirmera la vérité et Futilité de cette division. Si jusqu’à ce jour 011 m'a point été d’accord sur le nombre et la nature des variétés de FHydrocéphalite , il faut en chercher les causes dans l’habitude où l’on est de croire avoir toujours mieux vu, et de rapporter tout à ce qu’on a vu et à Fidée qu’on s’en est faite. Chaque pays a une causalité identique; le sol , la manière de vivre , Fatmosphère , tout y décide une idiosyncrasie locale , et une prédisposition à certaines maladies , seulement sous une forme habituée : le médecin doit être pénétré de cette vérité, et ne jamais se presser de conclure sur les seuls faits que les mêmes hommes lui ont présentés dans les mêmes circonstances. Jusqu’aujourd’hui, chaque auteur a décrit FHydrocéphalite telle qu'il l’a observée dans son pays, presque sans avoir égard à ce qu'en avaient écrit d’autres hommes non moins recommandables. Foîhergill , dans ses observations , doutait presque de la vérité de celles de Whjit : Féxpérience, mûrie par de nouveaux faits, a

prouvé qu’ils avaient tous les deux bien vu et Lieu décrit ; que c’est bien la même maladie , mais avec les nuances dont nous avons parlé. Il en est de même de tous les autres auteurs ; leurs descriptions sont exactes, mais uniquement basées sur ce qu’ils ont observé : comme ils n’ont observé que dans un endroit, la maladie s’est toujours présentée à-peu-près la même , et ils n’en ont pu avoir qu’une seule et même idée.

Valeur des Signes.

Whytt a tracé avec une exactitude rare l’état du pouls dans chaque période : Fothergill , Nuck , Odier ont confirmé , par leurs observations , celles du docteur d’Edimbourg. Ainsi rapidité du pouls dans la première période , ralentissement dans la deuxième ; et dans la troisième , accélération beaucoup plus grande qu’elle n’avait été ; enfin , exacerbations tous les soirs sont des caractères constans. Il ne faut cependant pas mettre une confiance trop exclusive dans la valeur de ce signe; on sait, et Harris l’avait déjà noté, qu’on doit se fonder bien peu sur le pouls des enfans, naturellement fréquent , et que la cause la plus légère rend toujours fébrile. Dans la quatrième observation d 3 Odier , le pouls ne cessa jamais d’être fréquent , et d’autres observateurs ont fait la même remarque. Peutêtre alors cet effet est-il dû à l’action des médicamens excitans, vésicatoires, quinquina, purgatifs, vins, etc. Si ce ralentissement du pouls , intermédiaire à deux périodes d’accélération , n’est pas constant, Odier , M. Laennec le déclarent, avec Whytt , pathognomonique lorsqu’il existe. Pour éviter de s’en laisser imposer

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chez les enfans , par la facilité avec laquelle la moindre circonstance accélère le pouls déjà très-vite , on se rappellera, comme une boussole infaillible , que , dans le premier mois de la naissance, le pouls bat 120 lois et jamais moins de 108 ; dans la première année, entre 108 et 120; pendant la deuxième, entre 90 et 110; et pendant la troisième , entre 80 et 100 ; et s’y soutient jusqu’à la sixième année, qu’il vient entre yo et 90. Si donc on veut tirer des inductions positives de l’état du pouls chez un enfant, on aura égard à cette vitesse relative , on l’examinera pendant le sommeil, et si l’enfant est éveillé, on évitera de lui causer aucune émotion , ou on attendra quelle soit passée.

Tous les autres symptômes dépendans de la circulation , tels que chaleur et coloration de la peau , présentent trop d’anomalies et de variétés, ils ne sont qu’accessoires ; je n’en parlerai pas plus longuement.

Parmi les phénomènes nerveux qui accompagnent l’Hydrocéphale aiguë, la dilatation de la pupille et l’oscillation convulsive de Piris tiennent le premier rang. Cependant cette dilatation n’est pas toujours essentiellement liée à la maladie : Odier a vu la pupille continuer de se contracter à la deuxième période; MM. Matthey et Jurine ont fait la même observation , et M. Viricel , ancien chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Lyon , m’a assuré avoir constaté par l’autopsie l’existence d’une Hydrocéphalite , quoique l’iris eût conservé, jusqu’au dernier moment, sa sensibilité et sa mobilité. J’ai eu l’occasion d’observer une fois cette circonstance avec mon meilleur ami , le D.r Montain ' jeune, M. Coindet cite plusieurs faits , où il y eut absence complète de la dilatation des pupilles. Il a vu

une fois paraître, dès le début, la goutte-sereine qui n’arrive ordinairement qu’à la fin. Si , d'après deux faits, M. Trousset , de Grenoble, a assuré que l’éclat de la lumière dilatait la pupille au lieu de la resserrer , c’est qu’il ffa tenu compte que de la dilatation consécutive, lorsque la lumière est tenue un certain temps devant les yeux. Malgré ces observations, nous n'en concluerons pas moins que ce signe est peut-être le plus positif de l’Hydrocéphalite : il peut difficilement en imposer pour une autre maladie; je ne connais qu’un exemple où l’oscillation ait existé sans Hydrocéphalie, cJest une observation recueillie par le D.r Bricheteau , comme un des cas qui peuvent simuler Thydropisie des ventricules. Cependant M. Coindet assure qu’on la retrouve dans l’apoplexie ; si le fait est vrai, il y a tant d’autres différences entre ces deux maladies, qu’on peut la regarder toujours comme propre à l’Hydrocéphalite.

La douleur de tête serait pathognomonique si le malade pouvait toujours exprimer ce qu’il ressent : elle diffère de toutes les autres espèces de céphalées connues; elle n’est point vive et piquante, ni semblable à celle du clou hystérique , de l’inflammation ni de la migraine ; quoique aigue , elle est , au rapport des malades, tensive , sui generis. Malgré la fréquente impossibilité de la définir , ses effets la rendent trèsfacile à reconnaître; elle prend subitement le malade , lui arrache des cris plaintifs et des gémissemens , qui seuls suffiraient pour faire reconnaître l’affection , et que M. Coindet a regardés avec raison comme pathognomoniques. Cette douleur est souvent liée à d’autres douleurs siégeant dans différens endroits 5 et avec

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lesquelles elle alterne. Dans le moment où elle paraît ÿ aux cris de douleur se joint le mouvement automatique des mains qui Relèvent vers la tête, la pressent entr’elles, et se portent vers le point qui fait le plus souffrir.

De tous les autres symptômes nerveux , rêves 9 délire , surdité, il n'en est aucun qu’on ne rencontre dans un grand nombre d'autres maladies, et qui ne soit susceptible de manquer bien des fois dans l’Hydrocéphalile. Il en est un, cependant, la démangeaison du nez , qui mérite d’être remarqué par son existence presque constante : il est commun avec les affections vermineuses , mais réuni aux autres phénomènes hydrocéphaliques , il devient d’un grand poids.

Considérés isolément, les vomissemens ne seraient pas d’une valeur bien grande ; ils se retrouvent dans une foule d’affections, et on les a vus manquer; mais associés k la céphalalgie , avec laquelle ils peuvent alterner ainsi qu’avec les autres douleurs des membres, ils deviennent un signe auquel on peut accorder la plus grande confiance.

La constipation n’est point particulière, elle existe dans le début de presque toutes les affections inflammatoires, éloignées du bas ventre. Chez les en fans 5 elle acquiert un degré de confiance de plus , parce que , dans leurs maladies, ils vont le plus souvent en dévoiement. La nature des selles ajoute aussi à cette confiance ; leur puanteur, leur couleur, leur consistance , tout leur est particulier, et doit servir au diagnostic.

Les signes tirés de chaque sécrétion sont de peu d’importance 4 mais ne doivent pourtant pas être

entièr'eiliënt négligés. La sécrétion nasale est suspëft-* due, et les narines se dessèchent ; la salive coule quel" quefois en abondance* Les urines ont toujours été regardées comme insignifiantes et ne présentant aucun caractère propre à l’Hydrocéphalite ; quoique M. Formey donne comme signe pathognomonique des urines troubles ressemblant à du petit lait , tandis que M. Coindet , regardant avec Whytt et Waison comme de nulle valeur le dépôt crétacé qu'elles présentent souvent, déclare, d’après M* Vieusseux et sa propre expérience , comme signe infaillible d’une prochaine invasion et d’un danger certain la formation d’une pellicule brillante ou d’un nuage léger, se précipitant en petits cristaux micacés , qu’il croit être de l’urée , mais qui seraient plutôt de l’acide urique. Selon lui , cette pellicule ou ces cristaux, tantôt < n’existent qif une seule fois , et d’autres fois se remarquent pendant presque toute la durée de la maladie : il est donc indispensable de bien examiner toutes les urines rendues. M. / tard a vu , une fois seulement , quelque chose d’approchant; c’était à la surface des urines , des stries brillantées et irrisées. Pour être pathognomonique, le fait a besoin d’être appuyé sur de nouvelles observations ; j’avoue ne l’avoir pas encore rencontré, et je ne le crois ni très-utile, ni digne d’une grande confiance.

Les paralysies et les convulsions, séparées des autres symptômes , seraient bien insuffisantes. Le strabisme , quoique très-commun , est cependant ici le plus propre à fournir des preuves en faveur de l’existence de l’Hydrocéphalite : car les autres mouvemens des membres, des mâchoires, etc. , n'offrent rien de constant

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ni de particnlier, si ce n’est peut-être cette détermination du pouce porté vers le doigt annulaire ; je ne parle pas du mouvement des mains vers la tête: il n’est point convulsif , il est instinctif 'ou , si l’on veut, automatique.

Ainsi, en résumant , je trouve qu’aucun signe n’est pathognomonique dans le sens qu’on l’entend , et que cependant la disposition du pouls , la dilatation et l’oscillation de la pupille, les douleurs de tête, les cris hydro céphaliques , les vomissemens , la constipation , le strabisme sont revêtus d’un caractère de constance et de simultanéité qui leur donne force de preuves, et ne laisse aucun doute sur le diagnostic*

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